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Everton maîtrise Lille

‏Après un match aller équilibré, les Toffees ont fait jouer leur supériorité face à des Lillois trop limités pour s'imposer 3-0. Disciplinés, appliqués et solidaires, les joueurs de Martinez ont donné une leçon de football.

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Everton - Lille
(3-0)

L. Osman (27'), P. Jagielka (41'), S. Naismith (61') pour Everton


‏Après avoir tenté le 4-4-2 sans succès contre Saint-Étienne, René Girard décide de revenir au 4-3-3 estampillé LOSC avec ce fameux trio de récupérateurs Mavuba-Balmont-Gueye. Mais contrairement à l'aller, Corchia est latéral droit, avec Mendes devant lui. Buteur ce week-end, Frey occupe lui l'aile gauche, et Origi la pointe pour sa première visite dans sa future ville. Le plan semble simple : être solide derrière et profiter en contre de la lenteur de la largement trentenaire défense d'Everton. Roberto Martínez, qui avait parlé de modèle lillois avant l'aller, est plutôt un homme de possession. Quelqu'un pour qui le ballon se chérit et les actions se construisent. Pour se faire, l'Espagnol aligne son équipe type, ou presque, avec Lukaku plutôt qu'Eto'o.

‏Les centres en valeur refuge


‏Un changement qui se voit très vite. Il ne faut attendre que 38 secondes pour voir le Belge obliger Enyeama à une parade décisive. Les Lillois ont du mal à rentrer dans la rencontre, laissant trop d'espaces aux Toffees et gâchant le peu de ballons en leur possession. Pire, ils se mettent eux-mêmes en danger, à l'image de Marko Baša tentant une talonnade. Le pressing n'est pas assez important pour vraiment déranger les Anglais, qui maîtrisent bien les triangles. Baines joue très haut, forçant Mendes à se consommer, et Lukaku joue bien le point d'appui. Heureusement, Kjær est un phare, et Balmont se bat et sort balle au pied pour offrir un peu d'air aux siens. Au bout de vingt minutes, le volet offensif du plan de Girard se met en place : Mendes accélère une première fois, obtenant un corner, puis une deuxième, avec une frappe obligeant Howard à la parade.

‏Sauf que le football est une affaire de réalisme. Trois minutes plus tard, Lukaku gagne son duel, McCarthy décale Hibbert, centre, reprise de Leon Osman dans la lucarne opposée. Mavuba a beau demandé un hors-jeu, il ne récolte qu'un carton jaune. Sur un nouveau centre, Lukaku est ensuite tout près de doubler la mise, mais le Belge décroise trop sa tête. Il finit ensuite par faire trembler les filets, but refusé pour un hors-jeu bien réel. Pourtant, ses déviations lui permettent d'être autrement plus déterminant que son homologue et compatriote, proprement invisible. Et lorsqu'il touche enfin la balle, il tombe sur un Distin toujours inévitable. Les Lillois sont étouffés par les récupérations rapides des Toffees, déboussolés par la variété et la justesse de leurs combinaisons. Finalement, c'est sur phase arrêtée qu'ils craquent, Jagielka, complètement oublié au deuxième poteau, ne laissant aucune chance à Enyeama.

Everton déroule


La deuxième période commence comme la première : une frappe magnifique de Lukaku, sur coup franc cette fois, et une parade décisive d'Enyeama. Les Lillois sont revenus avec de meilleures intentions, et surtout une grande volonté de proposer des centres. Corchia et Souaré commencent à prendre leur couloir, mais difficile d'aller disputer des ballons aériens à Jagielka et Distin. Surtout, McCarthy et Barry sont de véritables nettoyeurs/distributeurs au milieu, et autour d'eux, tout le monde est en mouvement. Nouveau cas d'école à l'heure de jeu : Lukaku, trouvé en pivot, lance Baines à gauche, centre, Naismith contrôle, fait le tour de Basa et envoie une mine sous la barre. 3-0, et une véritable leçon. Pour ne plus autant souffrir, René Girard revient à son schéma de l'aller, Béria remplaçant Mendes et Corchia montant d'un cran, alors que Roux prend la place de Frey.

‏Martinez apporte lui aussi du sang neuf au milieu, ce qui déséquilibre légèrement la machine, même si la possession reste largement en sa faveur. Origi, désormais sur un côté, tente bien de répliquer, mais il se perd dans des excès d'individualisme. Enfin bon, passer le ballon à Nolan Roux ne semble pas non plus beaucoup plus porteur d'espoir. Everton de son côté ne change rien, construisant patiemment ses actions, passe après passe, alors que les Lillois multiplient les mauvais choix. Lukaku marque une nouvelle fois hors-jeu, mais ne l'était pas cette fois. Si son activité n'a pas été récompensée, elle a néanmoins été déterminante, tout comme celle de McCarthy, qui a le droit à un chaleureux hommage du public de Goodison Park au moment de sa sortie. René Girard avait choisi une bonne formule, mais ses joueurs n'avaient tout simplement pas le niveau pour l'appliquer aussi bien que ceux d'Everton, impériaux.

Par Charles Alf Lafon
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