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  2. // 2e journée
  3. // Southampton/Everton (0-3)

Everton donne une leçon de réalisme

Southampton aura eu le jeu, Everton les buts. Les Toffees peuvent remercier Lukaku, auteur d'un doublé, et leur gardien du temple, Tim Howard, auteur de plusieurs arrêts décisifs. Sinon ? John Stones est bien le successeur de John Terry en équipe d'Angleterre.

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Southampton 0-3 Everton

Buts : Lukaku (22e) et (45e), Barkley (84e) pour Everton

Trois coups, trois buts. On peut difficilement faire plus cynique et réaliste. Everton s'impose 3-0 sur la pelouse de Southampton. Au vu du score, on pourrait penser que les Toffees ont largement dominé les débats et ont surclassé une petite équipe de Southampton. Gare, les apparences sont trompeuses. Car lors de ce deuxième match de la deuxième journée de Premier League, ce sont bien les Saints qui ont, longtemps, tenu les rennes de la partie. Il a fallu un énorme Tim Howard pour empêcher les joueurs de Ronald Koeman d'ouvrir le score d'abord, de revenir dans la partie ensuite, et de sauver l'honneur, enfin. Everton a été solide, solidaire, et a surtout fait preuve d'une réalisme ahurissant en attaque. Roberto Martínez peut d'ailleurs remercier Lukaku, auteur d'un doublé qui a permis à Everton de s'envoler vers sa première victoire de la saison. Pour Southampton, il ne s'agit en aucun cas d'un redimensionnement, mais clairement du genre de match où « quand ça ne veut pas, ça ne veut pas » .

Retournement de situation


Avant le coup d'envoi, Ronald Koeman s'avance devant les journalistes de BT Sport 1 pour la sempiternelle interview d'avant-match, boitillant. L'entraîneur de Southampton s'est effectivement pété le talon d'Achille le 6 août dernier. La poisse. Les Saints se présentent sans leur nouvelle recrue Steven Caulker, ni Ryan Bertrand, Jordy Clasie ou Gastón Ramírez. Everton de son côté, devra faire sans Steven Pienaar, Darron Gibson et Leighton Baines. Dès le coup d'envoi, c'est Southampton qui prend les choses en mains. Mais en jeunes chasseurs encore trop tendres, ils gâchent les munitions sans parvenir à toucher la cible. La tendance s'affirme au cours des minutes, tandis que les Toffees brillent à l'inverse par leur solidité défensive, dictée par ce patron de John Stones, pisté par Chelsea pour la succession de John Terry. Côté duel au milieu de terrain, c'est pour l'instant Sadio Mané qui prend l'avantage : à la 11e minute, il provoque le premier arrêt de Tim Howard sur un débordement côté gauche à l'origine de Wanyama. Dans la foulée, Pellè loupe une tête en or, la meilleure occasion jusque-là.

Roy Hodgson est dans les tribunes, et observe. Il ne s'agirait pas de passer à côté pour Barkley ou Cleverley, mais ces derniers n'en n'ont pas encore pris conscience. Alors quand Mané le feu follet reçoit la balle à six mètres des cages de Tim Howard et enclenche une mine du gauche que le gardien américain détourne superbement (22e), c'est le signal. Le tournant du match. Le corner ne donne rien mais les Toffees comprennent qu'il est temps de s'activer. En 15 secondes de contre-attaque, le cuir navigue sur l'aile droite dans les pieds de Seamus Coleman et Arouna Koné. L'Ivoirien centre dans le mouvement pour un ballon déposé sur le crâne de Lukaku, assez habile pour viser côté opposé de Stekelenburg. Everton mène 1-0, totalement contre le cours du jeu. Les rouges et blancs sont apeurés, prédateurs devenus proies, et Everton reprend du poil de la bête. Juste avant la mi-temps, c'est donc logiquement que Lukaku assène le coup du lapin : Barkley sautille sur 20m au milieu du terrain et sert le buteur dans sa course, qui écrase du gauche. 2-0. Deux cartouches, deux prises.

Southampton, de ces jours où rien ne marche


Une puissante volée du gauche de Graziano Pellè, directement dans les gants de Tim Howard. Voilà le premier frisson d'une seconde mi-temps repartie sur les mêmes bases que la première, où Southampton prend les commandes du jeu et des occasions. Koeman l'éclopé a probablement dû taper de la béquille sur la table. L'occasion pour lui de faire rentrer le petit nouveau, Oriol Romeu, à la place de Dušan Tadić. Pendant que le gamin trouve ses marques, un autre jeunot règne en patron sur le terrain : John Stones. Une seule fois, il perd le marquage de Graziano Pellè, sur corner, et possède sans nul doute une grande responsabilité dans l'inviolabilité des cages Blues jusque-là.

L'année dernière, les coéquipiers de Phil Jagielka et Gareth Barry avaient concédé 15 buts sur des erreurs personnelles, un record en championnat. Cette saison la donne semble bien différente, bien aidé il est vrai par un Tim Howard - encore une fois - impérial, en témoigne cette parade sur une frappe flottante de Mané (78e). Le superbe but enroulé de Ross Barkley en fin de rencontre n'est que symbolique : en deux rencontres de championnat, l'Anglais a marqué autant de fois que sur les 36 matchs de la saison dernière (84e). Au moment de serrer la pogne de Roberto Martínez, Ronald Koeman a peut-être pensé à l'unique motif de satisfaction à extraire de son match : le vrai problème n'est pas son talon d'Achille.

Par Théo Denmat
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Anfield_Road Niveau : Ligue 1
Southampton c'est pas très rassurant quand même, la facilité avec laquelle ils se font prendre de vitesse sur les contres c'est hallucinant, déjà le week-end dernier contre Newcastle c'était pas génial, alors on est d'accord Everton a été plutôt réaliste, mais Southampton a tellement souffert au milieu qu'ils pouvaient pas espérer grand chose de plus.
Etrange ce compte-rendu. Southampton a joué 20 minutes jusqu'au 0-1, puis plus grand chose, quelques actions insipides, bougé à chaque accélération d'Everton, qui pour ma part mérite sa victoire. Et c'est Barkley qui donne l'assist du 0-2, pas Cleverley.
Andreï Rublev Niveau : Loisir
Clasie, déjà 2 blessures....
MezmorizedX Niveau : DHR
Message posté par hellolilith
Etrange ce compte-rendu. Southampton a joué 20 minutes jusqu'au 0-1, puis plus grand chose, quelques actions insipides, bougé à chaque accélération d'Everton, qui pour ma part mérite sa victoire. Et c'est Barkley qui donne l'assist du 0-2, pas Cleverley.


Je confirme , j'ai vraiment pas eu l'impression que Southampton dominait quoi que ce soit , certes ils ont eu des phases où ils conservaient bien le ballon mais les plus dangereux étaient de loin les Touffes qui les dominaient physiquement et techniquement.
Quel match de Lukaku tout de même !
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