1. // Europe – Éliminatoires Euro 2016 – 6e journée

Euro 2016 : les enseignements de la 6e journée des qualifications

Depuis ce week-end, 6 des 10 journées de qualification à l'Euro 2016 ont été disputées. Qui se rapproche encore un peu plus du rendez-vous de l'an prochain ? Quelles grandes tendances géographiques se dégagent ? Où en sont les têtes de gondole ? Zoom sur un dernier week-end de football cette saison en Europe riche en enseignements.

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  • Un vent de fraîcheur venu du Nord

    La perspective de disputer cet Euro 2016 en France semble inspirer les nations du Nord de l'Europe. C'est le cas, d'abord et avant tout, de la plus septentrionale d'entre elles : l'Islande, la hype du moment sur le continent, qui avait déjà manqué de peu de se qualifier pour le dernier Mondial et qui devrait cette fois bel et bien disputer sa première compétition internationale. Menés 1-0 par les Tchèques vendredi dans le choc du groupe A, les Islandais ont su renverser la tendance devant leur public pour s'imposer finalement 2-1, ce qui leur permet d'occuper seuls la tête du classement et de commencer à s'imaginer une belle aventure dans l'Hexagone l'été prochain… C'est le cas aussi dans les îles britanniques de deux sélections qui ne faisaient plus grand-chose de bon depuis un paquet de temps : le pays de Galles, qui a pris une sérieuse option sur la qualification en s'imposant face à la Belgique dans le groupe B, et l'Irlande du Nord, qui a tenu le choc face au leader roumain à Belfast (0-0), pour garder provisoirement une précieuse deuxième place directement qualificative dans le groupe F.

    Les premiers, qui comptent d'abord sur leur star Gareth Bale, n'ont plus participé à un tournoi international depuis 1958 ! Quant aux Nord-Irlandais, ils n'ont jamais disputé un Euro et misent plus sur un collectif de sans-grades, issus de la Premier League, du Championship et du championnat écossais. L'Écosse, justement, en sera-t-elle aussi ? Pas sûr, elle est actuellement barragiste dans le groupe D, à la lutte avec un autre voisin, décidément : l'Irlande. Europe du Nord toujours avec la situation des nations scandinaves : là aussi, ça se passe plutôt bien pour l'instant avec la Suède 2e du groupe G, la Norvège 3e du groupe H et le Danemark 2e du groupe I. Enfin, il faut aussi signaler les progrès réalisés par la plus petite des nations du Nord : les îles Féroé, qui ne se font plus cartonner autant qu'il y a encore quelques années et qui se sont même permis cette fois-ci de dominer par deux fois les Grecs, champions d'Europe il y a à peine plus d'une décennie.


  • Des gros qui assurent sans trop se fouler

    Autre enseignement à retenir de cette 6e journée : sans vraiment briller, les grosses nations assurent et pourraient toutes être du rendez-vous de l'Euro 2016. Le passage de 16 à 24 nations participantes à la compétition continentale limite le risque d'en voir une majeure manquer à l'appel. La plus en danger actuellement est peut-être les Pays-Bas, difficiles vainqueurs dans la dernière demi-heure de la Lettonie (2-0) et qui restent en position de barragistes dans le groupe A, derrière l'Islande et la République tchèque.

    En déroulant les résultats du week-end des autres « gros » , on s'aperçoit que la Belgique a joué les fainéants vendredi à Cardiff, que l'Espagne a fait le service minimum en Biélorussie dimanche (victoire 1-0), que l'Allemagne s'est amusée face à Gibraltar samedi (7-0), que l'Angleterre a assuré de justesse une sixième victoire en autant de journées dimanche en Slovénie (3-2), que l'Italie a décroché un troisième nul dans sa campagne, vendredi en Croatie (1-1), et que le Portugal s'en est remis à Ronaldo pour dominer l'Arménie samedi (3-2, triplé du Madrilène). Hormis le cas particulier de l'Allemagne, qui avait un adversaire trop faible pour juger de la valeur de ce 7-0, aucun des prétendants à la victoire finale dans un an en France n'a véritablement brillé, mais aucun n'a complètement craqué non plus, si ce n'est peut-être la Belgique, qui a grillé un joker et va devoir s'accrocher pour conserver sa deuxième place qualificative. Le positionnement de cette 6e journée au bout d'une saison 2014/2015 harassante peut expliquer cette petite forme des grandes nations du football continental, qui se sont pour la plupart contentées du service minimum avant les vacances.


  • Redistribution des cartes au Sud et à l'Est

    Traditionnelle valeur sûre des phases de qualification, la Grèce s'est cette fois totalement écroulée en concédant une deuxième humiliante défaite face aux Féroé, ce qui la met hors course. Le football grec est un vaste chantier… Au niveau des nations du Sud du continent, on s'aperçoit aussi que la Turquie s'accroche toujours, malgré un début de campagne totalement raté. C'est le cas aussi de Chypre et d'Israël, qui sont à la bagarre dans le groupe B pour jouer une qualification historique et représenter l'Europe méditerranéenne – dans sa partie Est tout du moins – en France l'été prochain. Pas loin de là, dans les Balkans, les situations sont très contrastées, avec une Croatie leader du groupe H et un rival serbe largué à l'avant-dernière place du groupe I.

    Entre les deux, on trouve la situation de la Bosnie-Herzégovine, qui s'est relancée ce week-end en dominant Israël dans le groupe B, et la Slovénie, battue par l'Angleterre dans le groupe E, mais qui reste en position de barragiste. Enfin au centre et à l'Est de l'Europe, le choc d'hier entre la Russie et l'Autriche a vu les visiteurs s'imposer 1-0 à Moscou, avec des Russes toujours aussi décevants et qui vont sûrement devoir passer par un barrage pour espérer disputer l'Euro l'an prochain, deux ans avant son Mondial… Pour l'Autriche en revanche, leader du groupe G, tout roule, tout comme pas mal de nations du coin : la Slovaquie, la Pologne et la Roumanie, respectivement en tête des groupe C, D et F, les Tchèques, toujours en course pour la qualification, tandis que les Ukrainiens visent plus un barrage dans le groupe de l'Espagne et de la Slovaquie. Idem pour la Hongrie, troisième du groupe F, nation historique qui aimerait disputer une compétition internationale pour la première fois depuis 1986.


  • Des stars au rendez-vous

    Dernier enseignement de cette 6e journée : les stars du football européen ont frappé. Il en est ainsi de Cristiano Ronaldo, qui a offert la victoire au Portugal ; de Gareth Bale, qui porte le pays de Galles vers les sommets ; de Wayne Rooney, auteur du but de la victoire pour l'Angleterre en Slovénie ; de la star du football suisse Shaqiri, qui offre un précieux succès aux siens face à la Lituanie ; et enfin bien sûr d'Ibrahimović, qui a fait de même pour la Suède avec un doublé face au Monténégro. Mais l'homme le plus en vue après 6 journées de qualification, c'est le Polonais Lewandowski, meilleur buteur, tous groupes confondus, avec 7 buts marqués.



    Par Régis Delanoë
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  • Benito-Bx Niveau : CFA
     //  12:41  //  Supporter de la Belgique
    Note : 1
    Ce qu'il faut retenir c'est que toute les équipes ayant joué le mondial et ayant conservé un brin de stabilité ont eu un coup de mou à un moment où un autre de ces éliminatoires...

    Couplé à l'ouverture à 24 qui a du motiver quelques petites équipes n'ayant quasiment aucune chance précédemment, ça donne le résultat actuel...
    Je tiens à saluer particulièrement la performance de Gilbraltar.

    Grande nation, s'il en est, qui a été capable de résister aux champions du monde en titre.
    j'y suis giresse Niveau : Ligue 1
    Note : 1
    C'est quand même bien l'élargissement à 24.
    Plein de petits poucets qui sont à l'affut de la défaillance des gros pour faire leur première compétition internationale (Islande, Albanie en position de barragiste). Des anciens gros qui font leur retour (Hongrie, Autriche)

    Et je parle même pas des gros plans sur les supportrices de l'Est, Scandinaves ou méditerranéennes qu'on va avoir l'an prochain grâce à la réalisation de Tf1 !
    Note : 11
    La perspective de "niquer" une islandaise perdue à Bordeaux l'été prochain me fait déjà bander...
    Helmut Rahn Niveau : CFA
    Pour avoir regardé le match Gibraltar - Allemagne, le score est très flatteur pour l'Allemagne. Leur première mi temps a été relativement dégueulasse, Schweinsteiger rate un pénalty dès la deuxième minute et le gardien de Gibralatar a tout sorti sauf la frappe de Schürle. Le duel Özil contre le gardien est indigent tellement Özil s'en fichait
    Gibraltar aurait pu en planter deux ou trois mais ils sont tombés sur un très bon Weidenfeller (pour une fois) parce que Boateng et surtout Hector ont été ignobles en défense (mais Boateng a varané avec de belles relances), le 7 de Gibraltar a eu au moins 3 occas franches...
    Bon en deuxième, Löw a du raler et Gibraltar a pris 6 pions mais je pense que si ils avaient pas autant croqué en première ça n'aurait pas été si simple...
    Et Schweinsteiger et Hector ont été en dessous de tout, Gündogan a été très bon par contre.
    Il est grand temps pour Schweinsteiger de partir à la retraire car tirer un péno comme un minime de Mimosas-lès-Oiseaux et marcher pendant tout le match avec relances foireuses et placements approximatifs, ce n'est plus possible...

    D'accord avec toi, Weidenfeller a attendu son dernier match international pour sortir une prestation XXL. Par contre, je te trouve dur avec Hector qui s'est bien démerdé sur son aile.
    Message posté par Helmut Rahn
    Pour avoir regardé le match Gibraltar - Allemagne, le score est très flatteur pour l'Allemagne. Leur première mi temps a été relativement dégueulasse, Schweinsteiger rate un pénalty dès la deuxième minute et le gardien de Gibralatar a tout sorti sauf la frappe de Schürle. Le duel Özil contre le gardien est indigent tellement Özil s'en fichait
    Gibraltar aurait pu en planter deux ou trois mais ils sont tombés sur un très bon Weidenfeller (pour une fois) parce que Boateng et surtout Hector ont été ignobles en défense (mais Boateng a varané avec de belles relances), le 7 de Gibraltar a eu au moins 3 occas franches...
    Bon en deuxième, Löw a du raler et Gibraltar a pris 6 pions mais je pense que si ils avaient pas autant croqué en première ça n'aurait pas été si simple...
    Et Schweinsteiger et Hector ont été en dessous de tout, Gündogan a été très bon par contre.


    Je t'invite à revoir le Weidenfeller de 2011-2013...Il était sûrement dans ses meilleures années et plutôt excellent. Il a certes bien décliné par la suite.
    Pour le reste, assez d'accord avec ton analyse.
    Helmut Rahn Niveau : CFA
    Message posté par lindo
    Il est grand temps pour Schweinsteiger de partir à la retraire car tirer un péno comme un minime de Mimosas-lès-Oiseaux et marcher pendant tout le match avec relances foireuses et placements approximatifs, ce n'est plus possible...

    D'accord avec toi, Weidenfeller a attendu son dernier match international pour sortir une prestation XXL. Par contre, je te trouve dur avec Hector qui s'est bien démerdé sur son aile.



    Même Löw a mieux tiré le son pénalty lors du match de l'année le lendemain c'est dire... Et sa perte de balle en position de dernier défenseur était scandaleuse. Hector c'est plus son placement que j'ai pas aimé (sur les centres, notamment celui ou l'attaquant tire sur Weidenfeller il s'est un peu endormi)
    Helmut Rahn Niveau : CFA
    Message posté par SidLFC


    Je t'invite à revoir le Weidenfeller de 2011-2013...Il était sûrement dans ses meilleures années et plutôt excellent. Il a certes bien décliné par la suite.
    Pour le reste, assez d'accord avec ton analyse.


    Je suis d'accord, je suis aussi régulièrement Dortmund mais là cette année il a carrément saboté l'équipe
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