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Eto'o, tout ça pour ça ?

L'attaquant camerounais replie déjà ses gaules et s'envole vers la Turquie pour une nouvelle expérience. Son aventure de six mois à la Sampdoria n'aura finalement été qu'un coup d'épée dans l'eau du port de Gênes.

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« Au revoir grand homme, on a exaucé ton souhait, il n'est pas difficile de se comprendre entre gens du football, une poignée de main suffit. C'était un honneur de t'avoir avec nous, de te voir endosser le plus beau maillot du monde, et maintenant, sincèrement, je te souhaite le meilleur pour la suite de ton illuminante carrière. » C'est par ces mots publiés sur le site officiel du club que l'excentrique Massimo Ferrero salue l'égocentrique Samuel Eto'o. Seulement six mois après son arrivée, l'attaquant camerounais quitte la Sampdoria pour s'engager avec le club truc d'Antalyaspor. Un transfert qui marque la fin de son retour dans le « football qui compte  » et le début d'une seconde pré-retraite dorée.

Deux buts et une embrouille


Il avait pourtant été accueilli en grande pompe à l'auditorium de l'Aquarium de Gênes, plus de 100 journalistes accrédités et un Ferrero tout fier de lui qui se hasardait même à déclarer : « Il n'y a pas que les habituelles Juve, Roma, Inter, il y a aussi la Samp, et elle ne craint rien. » C'était le 27 janvier dernier et Sam' Eto'o fils venait de signer un contrat de 18 mois avec option pour une année supplémentaire. La cerise sur le gâteau pour une équipe de retour sur le devant de la scène après quelques années de dépression, une aventure qui avait de la gueule sur le papier malgré quelques doutes légitimes. Son premier match sous ses nouvelles couleurs fut finalement prémonitoire. La Samp prend une volée 5-1 chez le Torino, lui entre en jeu sur le score de 3-0 et dispute les 20 dernières minutes. Furax, sergent Sinisa programme une double session d'entraînement le lendemain, Eto'o n'apprécie pas, participe à la séance matinale avant de rentrer à Milan dans l'aprèm. Ceci, moins d'une semaine après son arrivée.

Ferrero réussit à calmer le jeu, mais se rend également compte du risque qu'il vient de prendre en recrutant un joueur dont l'égo est aussi long que son palmarès. Finalement, tout rentrera dans l'ordre et le Camerounais dispute même toutes les rencontres des Blucerchiati. 18 matchs, 13 titularisations, deux buts (contre le Chievo et l'Empoli) et deux passes décisives. Venu remplacer numériquement Gabbiadini, alors meilleur buteur et vendu au Napoli fin décembre, il doit finalement porter seul l'attaque sur ses épaules lorsqu'Eder se blesse gravement fin mars. Tantôt sur l'aile comme à la belle époque, puis en pointe lorsque Mihajlović repasse définitivement en 4-3-1-2, ce n'est clairement plus du grand Eto'o, mais on n'est pas non plus sur du pré-retraité boiteux. On se dit même qu'il y a moyen d'en tirer quelque chose la saison prochaine avec une préparation estivale sérieuse.

De l'Anji à Antalya


Mais Eto'o aime l'argent et la Sampdoria n'en a plus beaucoup. Le dernier bilan comptable affiche un bon - 25 millions d'euros. À force d'avoir la tête dans les nuages, Ferrero en oublie la réalité des chiffres. Il faut alléger les comptes, Obiang est vendu à West Ham pour 9 millions, Eder et Soriano sont mis sur le mercato, tandis que le million et demi de salaire d'Eto'o (le double avec les taxes) est une proie évidente. Cela a tout d'un redimensionnement, attention, risque de décompression la saison prochaine. D'un président « buzzeur » à un autre. Gültekin Gencer vient de ramener Antalyaspor en D1 turque et sort le chéquier pour fêter ça. Trois millions d'euros par an pour aller se dorer la pilule sur les bords de la Méditerranée, Sam' tergiverse peu et signe pour trois ans. Contrat rompu à l'amiable, au revoir, merci et désolé du dérangement.


Depuis son départ de l'Inter en 2011, lorsqu'il venait de réaliser sa meilleure saison concernant ses statistiques personnelles, le Lion indomptable enchaîne déjà son 4e club. Deux ans chez l'Anzhi (et un statut de footeux le mieux payé de la planète), une saison à Chelsea, six mois à Everton et autant à la Samp. Makhatchkala, Londres, Liverpool, Gênes, Antalya. Aucun titre et une feuille de stats tout juste correcte (54 buts en 142 matchs). Au milieu de tout ça, un Mondial brésilien sans disputer la moindre minute. À 34 ans bien sonnés, Eto'o avait pourtant fait croire à un possible revival avec son retour en Europe occidentale il y a deux étés. Melon au Porto et physique légitimement usé l'ont finalement emporté. Ce sera un séjour sur la Riviera turque pour le dernier gros contrat de sa carrière, en attendant peut-être Ronaldinho, également sur les tablettes de son nouveau club. Et si M. Gencer passait un petit coup de fil à son homologue du Mont d'Or Azergues Foot (Chasselay) pour recomposer la triplette blaugrana de 2006 ?

Par Valentin Pauluzzi
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