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  2. // 2ème journée (part 2)

Eto'o puissance 3

Le tenant milanais a envoyé un message au continent. Il faudra venir les chercher. Samuel Eto'o a d'ailleurs sorti ses griffes. Wolverine, c'est lui.

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Inter Milan – Werder Brême : 4-0


Les tenants du titre étaient sous pression après un week-end agité. Défaite à Rome, Christian Chivu qui gueule sur Rafael Benitez en plein match; ça le fait moyen pour préparer un match de coupe d'Europe. C'est donc drapé d'un état d'esprit un brin nerveux que les Interistes accueillaient le Werder à San Siro. Et force est de constater que cela ne s'est pas vu. En l'espace de treize minutes, les Italiens plantent trois fois Tim Wiese. De face qui plus est. Eto'o y va de son doublé avant de régaler Sneijder sur le troisième. On savait les Allemands généreux dans l'effort. Mais pas à ce point-là... La passivité de la défense du Werder est un modèle du genre. Avec une équipe mixte (Biabiany et le délicieux Coutinho titulaires), l'Inter donne le ton. Les Milanais récitent la leçon à merveille. En seconde période, Sneijder envoie Eto'o vers le triplé sur une nouvelle passe dans le dos de la défense allemande. Trois buts, une passe dec', le Camerounais est facile et éclipse complètement l'absence de Diego Milito (11 buts depuis l'ouverture de la saison). Réalisme omniprésent, cassage de moral et message envoyé : le tenant est présent et Samuel Eto'o est chaud comme une baraque à frites. Le Ballon d'Or c'est trop tard ?

Tottenham – Twente : 4-1


Ça a arrosé sévère à White Hart Lane. Les deux équipes ont canardé non stop pendant 90 minutes. Des velléités offensives qui auraient mérité de trouver les filets autrement que sur pénalties (trois, dont deux douteux). Surtout côté anglais où Van der Vaart s'est manqué dans cet exercice. Bousculés en championnat, les Spurs voulaient profiter du retour de la C1 à Londres pour se faire plaisir. Dirty Harry a dû pousser une sacrée gueulante à la pause (0-0), Van der Vaart ouvrant le score dès le retour des vestiaires après une jolie remise du coton-tige Peter Crouch. Ce dernier y va même de son but sur penalty après une faute sur Gareth Bale. Les Spurs ont fait la différence en trois minutes. Le robot danseur remettra le couvert dans la foulée avec un nouveau peno. Entre-temps, Chadli réduit la marque sur un but que l'on aura oublié demain. Twente aura eu le mérite de ne jamais fermer le jeu. Un état d'esprit qui n'empêchera pas les Néerlandais de sombrer. On en oublierait presque la folie ambiante. Le Rouge de Van der Vaart, après une charge aérienne appuyée, démontre que le talent n'empêche pas la bêtise. Gareth Bale s'en ira de son caramel sur une énième boulette de Douglas, défenseur low cost, et enfoncera un peu plus les hommes de Michel Preud'homme. Pour autant, on se pose toujours autant de questions sur le niveau réel des Spurs. La double confrontation contre l'Inter devrait permettre d'y répondre. Sans Van der Vaart...

Schalke/Benfica : 2-0


Schalke était en difficulté après un début de saison catastrophique. Benfica n'avait jamais gagné en dix-sept déplacements en Allemagne. Avec de tels postulats, on savait que les chances de voir le tableau d'affichage s'emballer étaient minces. Même Raul, pourtant fin chasseur, ne trouvait pas mieux que le poteau de Roberto en première période. Il faudra attendre le dernier quart d'heure pour voir les hommes de Felix Magath se rassurer. Sur deux erreurs défensives du Benfica, Farfan et Huntelaar trouvent les ficelles en dix minutes. Une victoire qui fait du bien au moral des Allemands. D'autant que Manuel Neuer a préservé sa cage inviolée. Une satisfaction de plus pour Felix. La double confrontation à venir contre Tel-Aviv doit permettre aux mecs de la Ruhr d'assurer leur deuxième place. Quant à Benfica, ce n'est pas encore pour aujourd'hui qu'on ramènera un scalp teuton dans l'escarcelle.

Rangers/Bursaspor : 1-0
On sentait le match bourbier. On l'a eu. Les Écossais ne se sont pas trop creusé les méninges niveau tactique. Du jeu aérien, des remises et des pralines. Grosso modo le chemin emprunté par le ballon sur le but de Naismith en première période. Flippés à mort, les Turcs sont à la rue et ne dépasseront quasiment jamais la ligne médiane. Déchet technique, imprécision, schéma offensif stéréotypé, le menu des orientaux est indigeste. Bursaspor n'arrive pas à ébranler le socle écossais. Une seconde mi-temps en forme de purge mettra fin à cette rencontre insignifiante. Glasgow s'en contente. Les deux équipes n'ont pas le niveau de la C1. Tout sauf une surprise.

Rubin Kazan/FC Barcelone : 1-1


3738 kilomètres dans la gueule pour aller se coltiner un match ghetto contre le Rubin Kazan. Le FC Barcelone aurait aimé s'éviter ce genre de road trip. D'ailleurs la première demi-heure est insipide et prévisible. Le Barça confisque la gonfle et fait mumuse dans sa moitié de terrain. Pedro teste la vétusté des montants de Ryzhikov. En vain. Les Russes sont frustrés et vont vite le faire savoir. Kaleshin s'incruste dans la surface, Daniel Alves lui chope la jambe et provoque un penalty évitable. Noboa transforme dans la foulée. Comme d'habitude avec le Rubin, le Joga Bonito de Guardiola domine mais est mené à la pause. Il faudra un autre arrachage de guibolle dans la surface pour voir David Villa égaliser en seconde période (400e but du Barça en C1). Valdès se paiera même une frayeur dans les dernières minutes en voyant la tête de Martins mourir sur son poteau. Comme quoi, dominer ne rime pas forcément avec gagner. En trois rencontres, le Barça n'a toujours pas battu le Rubin Kazan. Quoi qu'il en soit, la relative faiblesse de son groupe lui permet de se la jouer cool rasta et de déjà regarder les tarifs d'Eurostar pour Wembley.

Panathinaïkos/Copenhague : 0-2


Jean-Alain Boumsong absent et c'est tout le système défensif grec qui fait la gueule. Le Pana' s‘était juré de ne pas rendre la même copie qu'au Nou Camp. Raté. Copenhague, pourtant loin d'être un foudre de guerre, s'est promené à Athènes. Deux buts en une mi-temps. On applaudit. N'Doye profite de la lourdeur de la charnière centrale sur le premier but avant de laisser Vingaard moucher Tzorvas sur coup-franc. Les Verts sont à la rue et la bronca tombe logiquement des gradins à la pause. Que dire de la seconde période ? Un cauchemar. Gilberto prend un rouge après une main aussi volontaire que bête et laisse les Danois gérer tranquillement leur avance. Après deux journées, Copenhague a fait le plein et s'empare de la place de leader avant d'aller défier le Barça. Quant aux Grecs, l'heure est grave. La philosophie ça va un moment...

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