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Étienne Capoue : « Je n'ai pas regardé la finale de l'Euro, j'étais au restaurant »

À vingt-huit ans, Étienne Capoue traverse certainement la plus belle saison de sa carrière sous le maillot de Watford. Il se mesure ce samedi à Old Trafford au Manchester United de Paul Pogba.

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Au cœur du Hertfordshire, comté d'Angleterre situé au nord de Londres, après une série de charmants petits villages anglais, le bus arrive finalement sur Bell Lane. Le chauffeur, à l’avant-bras tatoué d’armureries frappées d’un drapeau anglais, annonce : « Voilà, le training ground de Watford. Et plus loin, celui d’Arsenal. » London Colney, le centre repris par les Hornets aux Gunners en 2000, s’ouvre sur une longue allée qui donne l’impression d’aller jouer au golf. Au fond, dans la cantine, Étienne Capoue se confie quarante minutes en digérant un risotto nature qu'il a mis beaucoup moins de temps à engloutir.

Comment ça va à Watford ? Tu vis où ?
Je suis très content. C’est bien ce qu’on fait cette année, j’espère que ça va durer. J’enchaîne les matchs, pour le moment je me débrouille bien. J’habite à dix minutes d’ici, à Barnett. Je ne suis pas un mec du centre-ville. J’habite là depuis Tottenham. Un beau quartier, bien fréquenté, à la campagne. C’est une toute petite ville qui bouge quand même pas mal. Londres, c’est trop loin d’ici et c’est trop busy. Je ne viens pas d’une grande ville. Niort, c’est petit : 80 000 habitants. Puis j’ai déjà connu Toulouse qui est une grande ville. Ici, il faut être focalisé sur le foot. On n’a pas beaucoup de temps pour profiter des à-côtés, donc c’est parfait.

C’est quoi Watford ? Les gens ne connaissent pas trop en France...
C’est normal.
« Watford, c’est comme Toulouse. La même philosophie. Bon, Toulouse doit faire jouer beaucoup de jeunes parce qu’ils n’ont pas le même budget, mais on s’y retrouve quand même. C’est un club très familial. »
On est au nord-ouest de Londres, juste à côté de la bataille entre Tottenham et Arsenal. On est donc bien un club de Londres. Watford, c’est comme Toulouse. La même philosophie. Bon, Toulouse doit faire jouer beaucoup de jeunes parce qu’ils n’ont pas le même budget, mais on s’y retrouve quand même. C’est un club très familial, mais avec de l’ambition, beaucoup plus qu’à Toulouse. Le président, Gino Pozzo, a la même mentalité qu’Oliver Sardan. J’ai parlé longuement avec les deux et je retrouve la même philosophie. Ce sont deux businessmen, avec les mêmes manières de manager, très impliqués dans leur club et qui aiment vraiment le foot. C’est intéressant : comme quoi on peut être loin, dans un autre pays et avoir les mêmes présidents.

Tu aimes la vie en Angleterre ?
Je rêvais de signer en Angleterre. J’ai eu la chance de le faire pour Tottenham et j’ai tout de suite su que j’allais m’y plaire. L’esprit des gens est complètement différent. Ils savent que tu es joueur de foot, ils te regardent, mais ils ne viendront pas te parler au supermarché, te demander des photos ou pourquoi on a perdu. Ça ne me fait pas chier, il faut respecter les fans, mais la tranquillité, c’est ce qui me plaît ici. À Toulouse, j’ai fait dix ans, donc j’étais un ancien. Partout où j’allais, je devais parler du Téfécé, alors qu’ici, je peux penser à autre chose.

À un moment de ta carrière chez les jeunes, tu as voulu arrêter le foot pour le basket...
(Il s’esclaffe) Ouais ! Ah putain... J’ai vraiment voulu changer de sport. Mais quand je jouais au basket, j’avais vraiment trop envie de jouer au foot. Après la séance de basket, il fallait que je joue au foot. Donc j’ai vite choisi. Pour l’instant, Dieu merci, je ne regrette pas. Peut-être que j’aurais été un joueur de NBA ? Je ne pense pas...


Tu joues de temps en temps ?
Ils ont ramené des paniers ici, pour l’échauffement. Là, il fait trop froid, mais quand il fait beau, on joue tous les deux avec Arlauskis (gardien de but lituanien, ndlr). Juste pour le plaisir. On vient tous les deux d’un pays qui compte dans le basket européen, donc on se charrie sur nos pays. Mais il adore la NBA aussi, ça reste la vitrine du basket. Je ne regarde pas du tout de basket français. C’est pas que c’est chiant, mais c’est pas le même niveau. C’est un basket vraiment différent : le basket américain se focalise plus sur un ou deux joueurs. En France, c’est un jeu d’équipe, si on aime la tactique, c’est bien de regarder. C’est un peu pareil en foot. La Ligue 1... c’est français. Et la Premier League est la vitrine du foot mondial.

C’est comment d’être vu comme quelqu’un de normal ?
C’est bien ! À Tottenham, je ne jouais pas trop, donc j’avais le temps de profiter de ma famille, ça me faisait oublier mon échec. J’avais tous mes week-ends pour passer du temps avec mes enfants et tu te rends compte que ça n’a pas de prix. Je n’étais pas triste. Tu as la frustration de voir tes coéquipiers jouer, de ne pas avoir la confiance du coach, mais ça te fait travailler plus à l’entraînement. J’ai tout donné tous les jours en me disant que ça allait payer, et là, ça fait deux saisons que je joue tout le temps avec Watford.

On peut avoir l’impression qu’un joueur étranger qui arrive dans un petit club anglais n’y voit qu’un tremplin. C’est ça, Watford, pour toi ?
Franchement, je n’y pense pas du tout. En Angleterre, il y a six équipes qui se bagarrent pour les six premières places. Après, il y a un autre championnat. Notre but, c’est de finir le plus haut possible dans ce championnat. Et on peut terminer très haut. J’ai vécu deux années difficiles, puis je suis parti dans un club moyen. Mais je suis bien content d’avoir fait ces deux années à Tottenham. Il y a eu des changements de coach, des blessures au mauvais moment. C’est la dure loi du foot. J’ai bien vu que quand tu ne joues pas, tu es quelqu’un de normal. Il faut toucher le fond des fois. J’ai pris beaucoup de maturité. Tu te rends compte que le foot, c’est juste du foot.

Ce n’est pas frustrant de jouer la septième place ?
Non, c’est trop bien ! Tous les week-ends, dès que tu finis le match, tu as envie de jouer le prochain. Tu joues contre le dernier ou contre Chelsea, ça va être difficile. Le truc, c’est que tu peux toujours gagner. C’est pas comme en France où le PSG va toujours gagner contre le dernier. On fait tout pour jouer comme les grands. On est là pour faire avancer le club. Si on finit septièmes, peut-être que l’année prochaine, on finira sixièmes ? Et on pourra acheter d’autres joueurs. L’ambition, c’est comme ça. Les six premiers, ça fait cent ans qu’ils sont en Premier League. Nous, c’est notre deuxième année, faut pas non plus rêver. On y va sereinement.

Il paraît que le foot est ton métier, mais qu'au-delà de ça, ça ne te passionne pas plus que ça...
Ah je ne regarde pas du tout. Moi, ça a toujours été le basket.
« Mkhitaryan, quand il était en Allemagne, je ne savais pas qui c’était. »
J’essaie de regarder le Téfécé, parce que je reste fan de mon club, mais le reste, je suis vraiment à la ramasse. Quand je suis arrivé en Angleterre, je ne connaissais que les joueurs français à Tottenham. Mais beaucoup de joueurs sont comme ça. Pour moi la vie, c’est pas que le foot. Quand le foot est fini, allez, il faut passer à autre chose. Y a des gens qui me parlent de certains joueurs (il fait les gros yeux) je dis « Ok... Mais je sais pas qui c’est... Je sais pas où il joue. » Là, Mkhitaryan, je savais pas qui c’était. Maintenant, je sais qu’il est vraiment fort, mais avant ça, quand il était en Allemagne, je ne savais pas qui c’était.

Tu as quand même regardé l’Euro, au moins ?

Non. Je n'ai pas regardé la finale, j'étais au restaurant en ville. Je fêtais mon anniversaire. J’étais avec un ami français qui suivait sur son téléphone. Mais ça m’a quand même fait chier. Tu te dis que tu arrives jusqu’en finale et tu ne gagnes pas contre une équipe qui – apparemment – était quand même en dessous, c’est dommage. J’avais quand même vu leurs buts. Griezmann était au top. La France mérite de gagner parce qu’elle a une équipe extraordinaire et j’espère qu’ils vont le prouver à la Coupe du monde.

Tu dis « ils » . Tu n’envisages pas de retourner en équipe de France ?
Pas du tout.

Ça ne t’a rien fait de porter le maillot de l’équipe de France (il a totalisé 7 sélections entre 2012 et 2013) ?
« Jouer au foot, c’est quand même ma passion. Je ne fais pas ça juste pour gagner mon argent à la fin du mois. C’est un sport que tu es obligé d’aimer. Ça me donne des sensations que je n’aurais jamais avec un autre métier. Et le maillot de l’équipe de France, c’était extraordinaire. En fait, je ne m’en étais pas rendu compte pendant que je m’entraînais avec Benzema, Ribéry, etc. »
Si, quand même. Ça, c’était incroyable. Jouer au foot, c’est quand même ma passion. Je ne fais pas ça juste pour gagner mon argent à la fin du mois. C’est un sport que tu es obligé d’aimer. Ça me donne des sensations que je n’aurais jamais avec un autre métier. Et le maillot de l’équipe de France, c’était extraordinaire. En fait, je ne m’en étais pas rendu compte pendant que je m’entraînais avec Benzema, Ribéry, etc. Je m’en suis rendu compte pour mon premier match, contre l’Uruguay (15 août 2012, ndlr). Il y avait l’hymne national, puis, à la 30e minute, le coach vient me dire que je vais jouer en deuxième mi-temps. Là, tu te dis : « Ah ouais, je vais jouer pour l’équipe de France. » J’étais tout seul sur le terrain à la mi-temps et je me disais : « Ouais là ça y est : je joue pour mon pays. » Là, tu revois ta famille, tout ce que tu as fait pour y arriver. Alors tu profites du moment.

Tu joues contre Pogba ce week-end. Ici, les journalistes te comparent un peu à lui...
(Il coupe, en riant) Mais oui, ça c’est vous ! Les journalistes ! Moi, je m’en fous complètement. Ça me fait rire : comment peux-tu me comparer à l'un des meilleurs joueurs du monde ? C’est n’importe quoi. Je joue à Watford, il joue à Manchester. C’est le transfert le plus cher du monde ! (Il souffle) Moi, je ne me préoccupe pas du tout de tout ça. C’est pas mon job d’écrire des papiers. C’est pas que je me sous-estime ! Les faits sont là, t’as beau avoir du talent, il faut savoir l’exprimer. Paul, il a vingt-trois ans, je peux vous dire qu’il n’a pas fini de montrer toutes ses qualités.


On pourrait dire que pour le moment, tu fais une meilleure saison que lui...
« Je ne vais pas me comparer à Pogba quand même ! »
Non ! Il joue à Manchester, il fait des super matchs. C’est Pogba ! Je ne vais pas me comparer à Pogba quand même !

Tu dis qu’il n’y a pas que le foot dans la vie : qu’est-ce qui te rend heureux ?
Franchement, moi, c’est mes enfants. L’amour que te donnent tes enfants, ça n’a pas de prix. Les petits qui te réveillent le matin. Tu peux être le meilleur joueur du monde, un plombier, n’importe qui, c’est la même sensation. C’est inexplicable. Le foot, ça donne des émotions de ouf, mais les enfants, c’est pareil.


Rentrer en France, ça t’intéresse ?
Ah non, pas du tout ! (Il rit) Le foot, c’est anglais pour moi.

Même si le PSG ou Monaco appellent ?
Y aura pas Monaco et Paris... Faut pas dire ça.

Et l’OM ?
Non. Je préfère jouer en Angleterre. Les émotions qu’il y a ici, tu ne les as pas en France. Même pas à Marseille.

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    Propos recueillis par Thomas Andrei, à Londres
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