Éternelle Roma ?

La Roma, larguée au milieu de l'hiver, est aujourd'hui en tête du classement. En tête devant l'Inter, après une remontée fantastique, elle est récompensée d'un parcours franchement brillant. Pour un final en beauté ?

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28 octobre 2009. 10è journée du championnat italien. La Roma s'incline à Bologne. Elle est douzième du classement, et elle est franchement mal barrée. Cette défaite est déjà la troisième de la saison. Les deux premières, enregistrées lors des deux journées inaugurales de l'exercice 09/10, avaient amené l'emblématique prédécesseur de Ranieri, Luciano Spalletti, à démissionner (et retomber sur ses pattes au Zénith St-Petersbourg). La Roma semblait manifestement partie pour une sale saison. Et pourtant...

Alors, que s'est-il passé ? C'est le coach de Chelsea, Carlo Ancelotti, qui résume le mieux cette histoire : « C'est vraiment surprenant ce qu'a réalisé la Roma en revenant à la première place. C'est une saison extraordinaire. Ranieri a fait des exploits auxquels personne ne s'attendait. Ils ont fait une remontée hallucinante en ne perdant qu'une seule et unique fois depuis l'arrivée de Ranieri. Mais ils vont devoir tout de même bien gérer ce petit point d'avance sur l'Inter. En effet, c'est à présent que le plus dur commence car ils vont devoir conserver leur position en tête du classement et avec un seul point d'avance, ce n'est pas facile. Ranieri, en étant un Romain, est différent de tous les autres : la Roma avait besoin d'un entraineur comme ça, qui a pu souder le groupe. Le club a fait le choix le plus intelligent en le faisant venir ici. Il connait très bien le club » . Merci Carlo, les deux points à développer sont parfaitement posés. Une remontée fantastique donc, et une avance qu'il faudra désormais savoir gérer...

Une remontée fantastique

Déjà, cette défaite à Bologne sera la seule de l'ère Ranieri. C'est donc simple, les Romains n'ont plus perdu depuis le 28 octobre dernier. Soit un bail. Et comme entre-temps, ils n'ont pas fait que des matchs nuls, ils ont accumulé les points. La remontée fut forcément progressive, et on ne va pas en refaire ici toutes les étapes. Simplement s'arrêter un instant sur la plus significative de leurs victoires, le 27 mars dernier, contre l'Inter, deux buts à un.





Le onze romain ce soir-là : Julio Sergio; Cassetti, Burdisso, Juan, Riise; Menez, Perrotta, Pizarro, De Rossi; Toni, Vucinic. Doni, Mexes, Tonetto, Taddei, Totti et Baptista assis bien au chaud sur le banc. Bon. Il s'agit sensiblement de la même équipe que celle dirigée par Spalletti. Julio Sergio a remplacé Doni dans les buts, Menez a gagné du temps de jeu, Toni est arrivé. Bref, rien de révolutionnaire. Les changements sont plutôt d'ordre général. Ranieri jouit d'un plus grand nombre d'options que Spaletti. Plus de joueurs sur lesquels il peut compter, et qui le lui rendent bien. Et plus d'options tactiques aussi. La Roma peut jouer comme une équipe typique de Ranieri, 442 façon couteau suisse, ou comme une équipe de Spaletti, 4231 façon éventail. La Roma a par conséquent à ce jour plus de profondeur, de choix, de possibilités. Mais surtout, oui surtout, la Roma a plus de réussite. Improbable nouveauté, elle se met même à gagner quand elle joue mal. Comme lors de la réception de Catane, le 21 février dernier. Un match terne, pour ne pas dire chiant comme la mort, que la Roma a tout de même enlevé sur un but de Vucinic.

Une avance à gérer

Et justement, puisqu'on parle de lui... Vucinic est peut-être le meilleur joueur romain de la saison. Malin, technique, réaliste, terriblement beau à voir jouer, il symbolise parfaitement la saison de son équipe. Car il ne faut pas croire, malgré les apparences, la Roma est tout de même restée la Roma. Et c'est peut-être tout le problème. Car si la Roma a évolué, elle n'a pas radicalement changé, comme certains le prédisaient à l'arrivée de Ranieri. Non, le jeu n'est pas devenu une purge, au contraire, il est devenu simplement plus efficace, tout en restant toujours diablement plaisant. A croire que oui, le jeu de la Roma est éternel. Et l'identité du club avec lui. Son entraineur, un Romain pur jus, ne le sait que trop bien. Ranieri connait effectivement très bien le club, la ville. Il sait sans doute ce qui se dit dans la Botte. Quand la Roma gagne un titre, c'est qu'elle en mérite cinq. A l'inverse de la Juve, qui en gagne cinq quand elle en mérite un (et encore). Mais Ranieri est surtout mieux placé que personne pour savoir que la Juve est au fond du trou. Peut-être un bon signe à l'orée du sprint final pour les Romains. Qui commence en beauté, avec un derby contre la Lazio ce week-end. Et autant vous dire que ça va saigner...

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Forza Lazio, il faut tout faire pour les empêcher de gagner ce titre!
Il est de temps de te réveiller Maurito.
pas seulement bologne à battu les giallorossi sous l'ere ranieri ,le milan a battu la roma à san siro à l'aller deux buts à un (buts de menez , ronaldinho et pato ).
je pense que c'est plutot l'inter qui aurait perdu le champioonat que la roma qui l'aurait gagné ..
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