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  3. // Milan/Juventus (1-1)

Eternelle Juventus, mais Milan crie au scandale

Les Turinois repartent de San Siro avec un match nul inespéré, grâce à un but de Matri inscrit à sept minutes du terme. Milan avait ouvert le score en début de match par Nocerino. Une décision arbitrale va faire jaser : en première période, Milan a doublé la mise, mais le juge de ligne n'a pas validé le but, alors que le ballon était largement rentré.

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La nuit est turinoise. Follement turinoise. Non : le Milan AC ne parvient pas à faire tomber l’invincibilité de la Juventus. Une invincibilité qui dure depuis 286 jours, plus belle série en cours en Europe. Pourtant, pendant plus d’une heure, Milan a bien cru que la belle série allait se terminer. Parce que les Milanais ont dominé en long en large et en travers la première heure de jeu. Parce qu’ils ont ouvert le score. Parce que, sans une monumentale bévue du juge de ligne, ils auraient dû mener 2-0 à la pause. Parce que la bataille tactique avait été remportée par Allegri, face à un Antonio Conte qui ne trouvait pas la solution. Et puis, lorsque Milan semblait patron, la Juve n’a pas accepté. Elle n’a pas voulu laisser à San Siro son invincibilité, et n’a pas voulu que le Milan AC s’envole au classement. Non, pas question. Alors, les Turinois ont puisé dans leurs ressources, et sont allés chercher une égalisation incroyable à quelques minutes du terme, par Matri (qui s'était vu refusé quelques minutes plus tôt un premier but pour un hors-jeu inexistant), qui était rentré en jeu en cours de match. 1-1. Le classement dit que la Juventus est toujours le dauphin du Milan AC. Mais le résultat dit que c’est la Vieille Dame qui sourit, parce qu’elle aurait pu perdre, et qu’il était impératif de ne pas s’incliner. De fait, avec un match en retard à disputer le 7 mars prochain, à Bologne, les bianconeri auront l’occasion de repasser en tête du classement. Et les Milanais le savent. La première place ne leur appartient désormais qu’à moitié.

Bonucci se loupe, Nocerino sanctionne

San Siro est un véritable spectacle. La Scala du football honore son titre. Le tifo est sublime, les chants donnent la chair de poule, et les quelques « Milan Milan vaffanculo » rappellent que les tifosi de la Juve ont bien fait le déplacement. Côté Milan, pas de surprises. Tous ceux qui devaient être là sont là, avec notamment un duo Pato-Robinho en attaque, censé faire oublier le suspendu Ibrahimovic. Antonio Conte répond avec un duo Quagliarella-Borriello, laissant Matri et Vucinic sur le banc. Et les premiers instants semblent lui donner raison. Après seulement 40 secondes, Quagliarella, bien servi par Pirlo, tente déjà sa chance. A côté. La début de match est turinois. Pirlo, applaudi par le stade à chaque fois qu’il touche le ballon, dispute un maximum de ballons, mais Borriello n’est pas très réactif. Après dix minutes à faire le dos rond, Milan sort enfin sa tête. Et la première occasion est la bonne. Bonne, comme Bonucci. Le défenseur de la Juve foire totalement sa relance dans l’axe, Robinho intercepte et sert Nocerino qui frappe : son tir est détourné par le poisseux Bonucci, et trompe Buffon. 1-0. San Siro explose. A ce moment là, le stade milanais n’a rien à envier au San Paolo.

Le but rossonero met un gros coup sur la tête des bianconeri, qui voient revenir d’incessantes vagues rouges et noires. Les passes sont imprécises, le jeu manque de fluidité, et Milan sait profiter de la faiblesse de son adversaire. 24ème minute. Fait de match. Philippe Mexès reprend un ballon de la tête. Buffon repousse sur sa ligne, Muntari déboule, Buffon encore, Muntari encore, Buffon pour la troisième fois. Un miracle. Un triple arrêt qui pourrait rentrer dans l’histoire. Pas le temps de voir le ralenti qu’Estigarribia est proche d’égaliser avec une frappe qu’Abbiati détourne en corner. Ca y est, le ralenti tombe : le ballon frappé par Muntari avait dépassé la ligne d’au moins 40 centimètres. Le juge de ligne va passer une sale semaine. Pas dépités par une telle erreur d’arbitrage, les Milanais attaquent encore. Peu avant la pause, Van Bommel s’essaie à la frappe lointaine et frôle le montant de Buffon. Il est imité quelques minutes plus tard par Vidal, qui signe quasiment la plus grosse occasion turinoise. Mi-temps, sur se score de 1-0. Virtuellement, 2-0.

Pepe-Matri, duo gagnant


Conte comprend que son équipe ne tourne pas et décide de faire des changements. Pepe remplace Estigarribia au retour des vestiaires. Puis Vucinic entre à la place d’un nullissime Borriello qui, entre temps, s’est tout de même pris un gnon dans le ventre de la part de Mexès. Sympa, entre anciens potes de la Roma. Mais la physionomie du match ne change pas. Les Milanais maitrisent totalement leur sujet, et l’entrée en jeu d’El Shaarawy, à la place d’un fantomatique Pato, donne encore plus de piment à l’attaque du champion d’Italie. A l’heure de jeu, quasiment pour la première fois depuis le début du match, les joueurs d’Antonio Conte tentent de s’installer dans le camp milanais. Mais les attaques sont stériles. Trop stériles pour inquiéter le patron de l’arrière-garde, Thiago Silva, vite remis d’un ballon reçu dans les couillettes. Mais le moment de mieux des Turinois finit par se concrétiser. Au terme d’un beau mouvement, Chiellini centre parfaitement pour Quagliarella, qui déboule et trouve Abbiati, réactif sur sa ligne. C’est, jusqu'ici, la plus belle occasion du match pour la Juve. Et la dernière pour Quagliarella, qui cède sa place dans la foulée à Matri, meilleur buteur du club.

L’occasion donne du courage à la Juve, qui se dit qu’il n’y a qu’un but d’écart. Allegri comprend le moment de doutes des siens, et fait rentrer le taulier, Ambrosini, pour redonner de la sérénité à son milieu de terrain. Mais les Milanais sont clairement en train de baisser de pied, et la Juve, à l’inverse, tente de presser sur l’accélérateur. La formation d’Allegri enclenche le mode « au courage » . Mais le juge de ligne, lui, ne désenclenche pas le mode « aveugle » . A la 79ème minute, Matri hérite d’un ballon dans la surface et fusille Abbiati. 1-1 ? Non. L’arbitre annule pour hors-jeu. Le ralenti est formel : la position de Matri était régulière. Rectification : le juge de ligne va passer un sale mois. N’empêche que la Juve appuie encore, Milan fait des fautes : Mexès et Muntari prennent deux cartons jaunes en 60 secondes. Et finalement, à sept minutes du terme, le champion craque. Matri reprend de volée un centre de Pepe et laisse Abbiati à terre. Les deux nouveaux entrants frappent. Conte exulte, et il y a de quoi. Son équipe revient de nulle part. Milan tente de réagir, mais il est trop tard et les jambes ne suivent plus. La fin de match est électrique : Vidal est exclu pour un tacle violent sur Van Bommel. Le monde à l’envers. Au coup de sifflet final, tout le monde s’embrouille, preuve que les décisions arbitrales vont laisser des traces. Mais au final, la Juve s’en fout. Elle repart de San Siro avec un nul, 1-1. Ou plutôt, une victoire, 1-1.

Eric Maggiori
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