En poursuivant votre navigation sur SOFOOT.com, vous acceptez nos CGV relatives à l’utilisation de cookies
et des données associées pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts
. Gérer les paramètres des cookies.
MATCHS 1 Résultats Classements Options
  1. // Coupe du monde 2014
  2. // 1/2 finales
  3. // Brésil/Allemagne (1-7)

Et Toni dansa...

Double buteur et passeur décisif, Toni Kroos a orchestré le récital allemand hier soir. Une habitude pour un homme qui sait absolument tout faire, même s'il n'est pas toujours reconnu à sa juste valeur.

Modififié
L'image est cruelle. On joue la 26e minute de cette demi-finale, et le Brésil est déjà mené 3-0 par l'Allemagne lorsque Fernandinho se fait subtiliser le ballon par Toni Kroos. Celui-ci s'appuie sur Khedira qui lui remet au point de penalty et conclut d'un plat du pied sécurité dans le but vide. Sa deuxième réalisation de la soirée, après avoir servi Thomas Müller sur l'ouverture du score. En tribune, un gamin brésilien en plein cauchemar pleure à grosses larmes derrière ses lunettes. Le numéro 18 de la Nationalmannschaft n'en a cure : il aime bien regarder les enfants pleurer. Il est comme ça, Toni, d'une force certaine et certain de sa force. Un arrogant au service des autres. Par exemple, après le match contre le Portugal, au cours duquel il a réussi 76 de ses 79 passes, Kroos a été surnommé « Garçon » par les médias brésiliens. Ce qui ne l'a pas vraiment dérangé : «  Si vous parlez du terme "Garçon" dans le sens de servir mes coéquipiers avec de bonnes passes, alors ça me va. Mais si on se retrouve assis à une terrasse dans l'après-midi, je ne suis pas un serveur. Je préfère encore être servi. » En tout cas, niveau talent, il l'a été. Après des débuts au Hansa Rostock avec son paternel comme entraîneur, Toni rejoint dès ses seize ans le grand Bayern Munich. Et n'attend pas longtemps pour se faire remarquer.

« Il prend toujours la bonne décision »


À la Coupe du monde U17, édition 2007, il hisse les siens en demies en inscrivant cinq pions et finit par être nommé meilleur joueur du tournoi. Du coup, Ottmar Hitzfeld lui fait intégrer le groupe pro pour la saison à venir. Pour son premier match de Bundesliga, contre l'Energie Cottbus, il entre à la 72e minute à la place de Ze Roberto, devenant ainsi le plus jeune joueur de l'histoire du Bayern (un record depuis battu par Alaba). Par deux fois, le garçon sert Klose, qui fait trembler les filets. En Europe, même topo. Mais en mieux. À l'époque, le Bayern ne joue que la Coupe de l'UEFA. Pire, les Bavarois sont menés 2-1 à Belgrade par l'Étoile rouge. Il ne reste que dix minutes lorsque Kroos fait ses débuts continentaux, en remplacement de Van Bommel. Malgré ses dix-sept ans, et la présence sur la pelouse de Schweinsteiger, il se charge des coups francs. Bonne idée. Il commence par trouver Klose pour l'égalisation, avant d'offrir lui-même la victoire dans le temps additionnel. Le Général sait bien d'où est venu le salut : « C'est un footballeur passionné avec un superbe instinct, dit-il après la rencontre. Il prend toujours la bonne décision sur le terrain et vous n'avez pas besoin de lui dire quoi faire. » Pourtant, il ne parvient pas à s'imposer en équipe première, et il est envoyé en janvier 2009 pendant dix-huit mois en prêt au Bayer Leverkusen. Un coup de maître, semblable à celui réalisé avec Lahm.

Pas assez bien pour Guardiola ?


Sous la tutelle de Jupp Heynckes, Toni Kroos saute un palier, finit la saison 09-10 avec neuf buts et douze assists en Bundesliga, et est logiquement appelé par Joachim Löw. Il est même du voyage en Afrique du Sud, où il joue le remplaçant de luxe. Logiquement, le Bayern le rapatrie. Son retour est loin d'être triomphant, la faute aux choix tactiques de Van Gaal. Mais l'arrivée d'Heynckes à la tête du Rekordmeister change la donne. « J'ai vu son potentiel illimité. Pour l'instant, je constate que Toni Kroos s'est plus développé que Wolfgang Overath et Gunter Netzer au même âge  » , déclare alors celui qui les a côtoyés en tant que joueur. Aujourd'hui, les compliments continuent d'affluer, comme dans la bouche de Johan Cruyff : « Kroos est un joueur magnifique. Il fait tout bien : le rythme de ses passes est bon et il voit tout. C'est presque parfait.  » Sans oublier un gabarit qui lui permet de récupérer bien des ballons et de se projeter vers l'avant (comme sur son deuxième but mardi soir), un amour de la Bundesfrappe (à l'image de son premier pion contre le Brésil), que ce soit du droit ou du gauche, et sa précision sur coup de pied arrêté (Hummels et Müller peuvent en témoigner). En somme, l'archétype du milieu moderne. Pourtant, cela ne semble pas assez bien pour le Bayern de Guardiola. Vexé par le manque de considération à son égard, symbolisé par les arrivées de Thiago et Götze, il a demandé des garanties sur son temps de jeu et un salaire semblable à ceux de Lahm et Schweinsteiger. Sans succès. Il devrait donc prendre le chemin du Real Madrid une fois le Mondial terminé. Mais d'abord, il lui faut cette Coupe.

Par Charles Alf Lafon
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié



il y a 12 heures Barton : « 50% des joueurs parient sur les matchs » 21
Partenaires
Olive & Tom Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur
Hier à 15:40 Une ex-formatrice défonce la goal-line technology (via Brut Sport) Hier à 14:28 Quand Ronaldo planquait de la bière 51 Hier à 12:50 Dupraz quitte le TFC 128 Hier à 11:55 Robinho en route vers Sivasspor 60 Hier à 08:57 Un supporter arrêté après avoir uriné dans la bouteille du gardien adverse 18