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Et si Pelé était né en 1995...

Légende du football des années 60 et 70, Edson Arantes do Nascimento aka « Pelé » était, de l’avis de tous, un génie « en avance sur son temps » . Mais l’histoire aurait pu être tout autre si O Rei était né dans les nineties...

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Les trois cents kilomètres qui séparent Bauru l’universitaire de Santos la sportive s’avalent en bus. Parmi les quelques courageux prêts à défier l’envie de vomir sous les trente degrés humides proposés par ce mois de juillet 2008, Edson Arantes do Nascimento, treize piges, rêvasse en regardant la route. Au bout du chemin, le jour le plus important de sa jeune vie de footballeur : une détection au Santos Futebol Clube, équipe qui a peiné dans les sixties et les seventies, faute de talent, mais dont la doublette Diego Ribas - Robinho a rendu douces les nuits d’Edson et des gamins de sa génération. « Il avait beau sauter dans l’inconnue, mon fils n’avait pas de complexe, se rappelle João, le père. À Bauru, la légende voulait qu’il avait marqué mille buts chez les jeunes, entre sept et treize ans. » Il faut dire que comme Cristiano Ronaldo, le gosse saute haut. Comme Messi, le ballon lui colle aux pieds. Comme Ronaldinho, l’idole du pays, il a le sens du show. C’est un garçon serein qui descend du bus, enfile ses chaussures et se positionne derrière l’attaquant pour 90 minutes d’une partie où tout est scruté par les recruteurs. Plutôt à l’aise, Edson enchaîne les gestes techniques, mais ne marque pas, la faute, notamment, à une parade extraordinaire du gardien sur une tête piquée. Son père s’en souvient encore : « Quand il est rentré, c’est la première chose qu’il a dite : "Papa, j’ai marqué un but, mais le gardien l’a arrêté." » En fin de séance, les coachs se content d’un simple : « Vous pouvez rentrer chez vous, on vous rappellera. » Le coup de fil tombe le surlendemain, et la réponse est moins facile à avaler que les heures de bus. « C’est moi qui ai décroché, se souvient Celeste Arantes, mère d’Edson. La suite ce sont des larmes. » Et pas de joie. Au bout du combiné, le jeune Edson entend la pire des réponses selon lui : il est bon, même très bon, mais pas assez puisqu’à ce poste-là, un certain Neymar da Silva aurait les faveurs des dirigeants qui le jugent plus « bankable » . La donne aurait-elle été différente si le but était rentré ? Peut-être. Toujours est-il que le gamin est du genre persévérant. À l’aide d’un pote, Matheus, il publie sur YouTube une vidéo sobrement appelée « Edson Arantes do Nascimento - Goals & Skills » , grâce à laquelle il espère choper des essais. Seul un certain Waldemar Kita, de Nantes, en France, décroche son téléphone, mais sa mère refuse qu’il quitte le pays. C’est le tournant de la vie d’Edson, qui ne va pas rater son virage. Un comble quand on sait qu’il aurait dû s’appeler Ayrton, en hommage à Senna.

Le double traumatisme de 2014-2015


L’avantage quand on vient d’une ville universitaire et que l’on a de grandes ambitions, c’est que l’on sait quoi faire. Étudiant en sciences politiques à Bauru, Edson continue le football à l’association sportive de la fac où son entraîneur, fan d’ornithologie et de la couverture de terrain du joueur, lui donne le surnom de Pelé en référence à un grand albatros français. Très populaire et plutôt coureur de jupons, Edson est le patron des soirées Erasmus qu’il ambiance au rythme de ses pas de danse novateurs et de ses caïpi-maracuja. Élève brillant et déjà fin négociateur, il permet à son BDE d’assister à la quasi-totalité des rencontres de la Coupe du monde 2014 à la maison. En tribunes à Belo Horizonte lors du 7-1 infligé par les Allemands à sa sélection, « Pelé » , dévasté - « mon grand-père m’a dit que ça lui a rappelé la défaite en 1958 contre la Suède (0-3) » - décide de quitter le pays. À vingt ans, il réussit à convaincre sa mère d’aller étudier à New-York. Accepté dans les meilleures université du pays, Edson reste dans la grosse pomme et ne lâche pas le foot, puisqu’il s’entraîne avec la réserve d’une équipe de seconde division, le Cosmos. C’est au mois de novembre 2015 que la vie d’Edson bascule pour toujours. Né à Três Corações, dans l’État du Minas Gerais, le jeune diplômé voit une catastrophe écologique, la pire de l’histoire du Brésil, toucher sa région natale. Le 5 novembre, deux barrages de la petite ville de Mariana cèdent, provoquant une coulée de boue faisant sept morts et douze disparus. La compagnie minière Samarco serait responsable. C'en est trop pour Edson qui, déjà agacé par les mandats de Lula et de Dilma Rousseff, décide de rentrer au pays pour se lancer en politique.

Le putsch


« Ce qu’on peut dire de Pelé, c’est qu’il était en avance sur son temps. Et Dieu sait que ça me coûte de dire ça, car je ne le porte pas dans mon cœur, admet péniblement Michel Temer, successeur de Rousseff. Il y a eu beaucoup de politiciens, mais il n’y a qu’un seul Pelé. » Rigolard, Pelé se souvient avec joie de ses débuts en politique brésilienne aujourd’hui : « Je me souviens surtout de ce menteur de Romário qui, en 2014, disait qu’il avait eu plus de 1000 voix pour devenir sénateur. Je crois qu’il compte même les voix qu’il a eu aux élections de délégué de classe. » Toujours est-il que Pelé commence lui aussi par le bas de l’échelle. En se rapprochant de Michel Temer en 2016, d’abord. Puis en incarnant le visage d’un Brésil propre mais vrai, s’opposant fermement à celui du scandale Petrobras et de la mascarade Mondial - JO. « Le Brésil n’est ni le pays corrompu que le monde connaît à cause de Lula et Dilma Rousseff, ni le pays plat que le monde connaît à cause du Mondial 2014 et des JO 2016. » Extrêmement populaire, Pelé n’hésite pas, une fois installé sur l’échiquier politique, à critiquer le pouvoir en place. Une critique du désordre établi qui lui vaut de nombreux soutiens à travers le globe, parmi lesquels celui de Neymar, qui célèbre la victoire en finale de la Ligue des champions 2019-2020 de son PSG avec un bandeau « 50% Jesus - 50% Pelé » sur le front. Le tsunami Pelé inonde le Brésil, et Edson est élu président de la République brésilienne le 26 octobre 2022. Au sommet de son pays, Pelé tombe enfin le masque et demande à ce qu’on l’appelle « O Rei » . Solide comme Giscard, Edson règne toujours sur le Brésil en 2075 : « Où que vous alliez, il y a trois choses que tout le monde connaît : Jesus Christ, Pelé et le Coca-Cola » affirme-t-il encore aujourd’hui. Oui, Ayrton est sénile. Mais c’est à cause de ce putain de recruteur.

Par Swann Borsellino
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