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Et si Pelé était né en 1995...

Légende du football des années 60 et 70, Edson Arantes do Nascimento aka « Pelé » était, de l’avis de tous, un génie « en avance sur son temps » . Mais l’histoire aurait pu être tout autre si O Rei était né dans les nineties...

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Les trois cents kilomètres qui séparent Bauru l’universitaire de Santos la sportive s’avalent en bus. Parmi les quelques courageux prêts à défier l’envie de vomir sous les trente degrés humides proposés par ce mois de juillet 2008, Edson Arantes do Nascimento, treize piges, rêvasse en regardant la route. Au bout du chemin, le jour le plus important de sa jeune vie de footballeur : une détection au Santos Futebol Clube, équipe qui a peiné dans les sixties et les seventies, faute de talent, mais dont la doublette Diego Ribas - Robinho a rendu douces les nuits d’Edson et des gamins de sa génération. « Il avait beau sauter dans l’inconnue, mon fils n’avait pas de complexe, se rappelle João, le père. À Bauru, la légende voulait qu’il avait marqué mille buts chez les jeunes, entre sept et treize ans. » Il faut dire que comme Cristiano Ronaldo, le gosse saute haut. Comme Messi, le ballon lui colle aux pieds. Comme Ronaldinho, l’idole du pays, il a le sens du show. C’est un garçon serein qui descend du bus, enfile ses chaussures et se positionne derrière l’attaquant pour 90 minutes d’une partie où tout est scruté par les recruteurs. Plutôt à l’aise, Edson enchaîne les gestes techniques, mais ne marque pas, la faute, notamment, à une parade extraordinaire du gardien sur une tête piquée. Son père s’en souvient encore : « Quand il est rentré, c’est la première chose qu’il a dite : "Papa, j’ai marqué un but, mais le gardien l’a arrêté." » En fin de séance, les coachs se content d’un simple : « Vous pouvez rentrer chez vous, on vous rappellera. » Le coup de fil tombe le surlendemain, et la réponse est moins facile à avaler que les heures de bus. « C’est moi qui ai décroché, se souvient Celeste Arantes, mère d’Edson. La suite ce sont des larmes. » Et pas de joie. Au bout du combiné, le jeune Edson entend la pire des réponses selon lui : il est bon, même très bon, mais pas assez puisqu’à ce poste-là, un certain Neymar da Silva aurait les faveurs des dirigeants qui le jugent plus « bankable » . La donne aurait-elle été différente si le but était rentré ? Peut-être. Toujours est-il que le gamin est du genre persévérant. À l’aide d’un pote, Matheus, il publie sur YouTube une vidéo sobrement appelée « Edson Arantes do Nascimento - Goals & Skills » , grâce à laquelle il espère choper des essais. Seul un certain Waldemar Kita, de Nantes, en France, décroche son téléphone, mais sa mère refuse qu’il quitte le pays. C’est le tournant de la vie d’Edson, qui ne va pas rater son virage. Un comble quand on sait qu’il aurait dû s’appeler Ayrton, en hommage à Senna.

Le double traumatisme de 2014-2015


L’avantage quand on vient d’une ville universitaire et que l’on a de grandes ambitions, c’est que l’on sait quoi faire. Étudiant en sciences politiques à Bauru, Edson continue le football à l’association sportive de la fac où son entraîneur, fan d’ornithologie et de la couverture de terrain du joueur, lui donne le surnom de Pelé en référence à un grand albatros français. Très populaire et plutôt coureur de jupons, Edson est le patron des soirées Erasmus qu’il ambiance au rythme de ses pas de danse novateurs et de ses caïpi-maracuja. Élève brillant et déjà fin négociateur, il permet à son BDE d’assister à la quasi-totalité des rencontres de la Coupe du monde 2014 à la maison. En tribunes à Belo Horizonte lors du 7-1 infligé par les Allemands à sa sélection, « Pelé » , dévasté - « mon grand-père m’a dit que ça lui a rappelé la défaite en 1958 contre la Suède (0-3) » - décide de quitter le pays. À vingt ans, il réussit à convaincre sa mère d’aller étudier à New-York. Accepté dans les meilleures université du pays, Edson reste dans la grosse pomme et ne lâche pas le foot, puisqu’il s’entraîne avec la réserve d’une équipe de seconde division, le Cosmos. C’est au mois de novembre 2015 que la vie d’Edson bascule pour toujours. Né à Três Corações, dans l’État du Minas Gerais, le jeune diplômé voit une catastrophe écologique, la pire de l’histoire du Brésil, toucher sa région natale. Le 5 novembre, deux barrages de la petite ville de Mariana cèdent, provoquant une coulée de boue faisant sept morts et douze disparus. La compagnie minière Samarco serait responsable. C'en est trop pour Edson qui, déjà agacé par les mandats de Lula et de Dilma Rousseff, décide de rentrer au pays pour se lancer en politique.

Le putsch


« Ce qu’on peut dire de Pelé, c’est qu’il était en avance sur son temps. Et Dieu sait que ça me coûte de dire ça, car je ne le porte pas dans mon cœur, admet péniblement Michel Temer, successeur de Rousseff. Il y a eu beaucoup de politiciens, mais il n’y a qu’un seul Pelé. » Rigolard, Pelé se souvient avec joie de ses débuts en politique brésilienne aujourd’hui : « Je me souviens surtout de ce menteur de Romário qui, en 2014, disait qu’il avait eu plus de 1000 voix pour devenir sénateur. Je crois qu’il compte même les voix qu’il a eu aux élections de délégué de classe. » Toujours est-il que Pelé commence lui aussi par le bas de l’échelle. En se rapprochant de Michel Temer en 2016, d’abord. Puis en incarnant le visage d’un Brésil propre mais vrai, s’opposant fermement à celui du scandale Petrobras et de la mascarade Mondial - JO. « Le Brésil n’est ni le pays corrompu que le monde connaît à cause de Lula et Dilma Rousseff, ni le pays plat que le monde connaît à cause du Mondial 2014 et des JO 2016. » Extrêmement populaire, Pelé n’hésite pas, une fois installé sur l’échiquier politique, à critiquer le pouvoir en place. Une critique du désordre établi qui lui vaut de nombreux soutiens à travers le globe, parmi lesquels celui de Neymar, qui célèbre la victoire en finale de la Ligue des champions 2019-2020 de son PSG avec un bandeau « 50% Jesus - 50% Pelé » sur le front. Le tsunami Pelé inonde le Brésil, et Edson est élu président de la République brésilienne le 26 octobre 2022. Au sommet de son pays, Pelé tombe enfin le masque et demande à ce qu’on l’appelle « O Rei » . Solide comme Giscard, Edson règne toujours sur le Brésil en 2075 : « Où que vous alliez, il y a trois choses que tout le monde connaît : Jesus Christ, Pelé et le Coca-Cola » affirme-t-il encore aujourd’hui. Oui, Ayrton est sénile. Mais c’est à cause de ce putain de recruteur.

Par Swann Borsellino
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Fred Astaire Niveau : CFA
Très belle uchronie. c'eut été encore plus beau si So Foot l'avait classé 1er. L'anti-conformisme a ses limites.
Merci Swann pour cette Uchronie, la meilleure que j'ai lu sur Sofoot à ce jour. Et puis j'en suis sûr, avoue-le c'est pour me faire plaisir que tu parles d'Ayrton Senna. Je te remercie donc doublement.
Qu'aurait était Pelé s'il était né en 2000 ? La plus grande star mondiale du 21 ème siècle, ou un obscur noir Brésilien victime de racisme comme tant de ses compatriotes ? Question à mille réponses. Cet article en est une, qui me plaît beaucoup.
« mon grand-père m’a dit que ça lui a rappelé la défaite en 1958 contre la Suède (0-3) »
Bien vu, mais même sans Pelé, peu crédible. Sauf à envoyer également Didi, Vava, Garrincha et Zagallo dans une dimension parallèle.
Le paradoxe de Pelé c'est que je pense que sans lui, le Brésil aurait eu exactement le même palmarès entre 1958 et 1970. Paradoxe car il est le plus grand de tous Auriverdes. Je pense également ( débat antérieur pour les 40 ans de Ronaldo) que pour la Coupe du Monde 2002 au vu du parcours brésilien, sans Ronaldo, le titre serait tout de même revenu à la seleçaõ.

De la même manière si Messi avait chosi d'être Espagnol, les titres de la Roja eurent été forcément les mêmes, les fulgurances et les buts et la marge sur les autres auraient été simplement plus importantes ( moins de prolongations , défaite au 1er tour ou tirs au but)

Parfois les astres sont parfaitement alignés ( talents individuels et force collective).
les fulgurances, les buts et la marge sur les autres auraient été simplement plus importants*
Pour une bonne compréhension de mon post je veux dire : "moins de prolongations , de défaite au 1er tour ou de tirs au but".
Fort possible (et même avéré pour 1962), néanmoins avec Pelé sur le banc, le Brésil démarre poussivement en 1958. La machine se serait-elle mise en marche sans lui?
@aerton

Je ne sais pas si le Brésil aurait été champion sans Ronaldo en 2002.

Il semble avoir existé un réel "gap" entre le Brésil de Pelé et les autres équipes qui donnent beaucoup de consistance à l'argument disant que le Brésil n'avait pas besoin de Pelé pour être champion (bien qu'on peut dire qu'elle avait besoin de Pelé, d'une figure VRP, pour devenir mythique. L'image la plus emblématique du Brésil de ces années étant sûrement celle-ci où l'on voit Pelé être très symboliquement porté aux nues, le point au dessus de tout avec son coéquipier Jairzinho de dos, ne montrant que son numéro http://img0.cfstatic.com/coupe-du-monde … 6_w620.jpg).
Il existe de toute manière l'exemple de 1962 où Amarildo remplaça avec succès Pelé sur le terrain qui finit de convaincre.

Le Mondial de 2002, c'était une autre paire de manche. Je te concède que la concurrence était exténuée, prétentieuse ou faiblarde et que le Brésil aurait peut-être pu tirer son épingle du jeu en profitant des méformes adverses.
Il faut se rappeler, après remise en contexte, que la victoire de 2002 arrive en forme de surprise et que personne ne l'attend vraiment. La présence de Ronaldo est sujette à beaucoup de questionnements et la campagne qualificative était vraiment catastrophique, avec un Ronaldo le plus souvent absent et un Romario salvateur.
Ronaldo arriva au Mondial dans une forme inattendue, avec un style neuf et des coups de génie improbables. Le plus significatif étant peut-être celui contre la Turquie, en demi, alors que le match était forcément bloqué. Il survola la Coupe du Monde, sortant le Brésil des situations les plus difficiles (contre la Belgique ou la Turquie, encore, au premier tour).

La notion de valeur ajoutée est incommensurable dans le cas du Ronaldo 2002, surtout comparativement à 1998.
Et je le répète, si le Brésil avait gagné sans lui, ça aurait été surtout du fait de la faiblesse adverse.
D'ailleurs, je pense que la victoire pratiquement sans bavures du Brésil à ce Mondial vient d'ailleurs déjà en partie de la faiblesse adverse.

Mais le côté intéressant est qu'on a vu la renaissance (et la naissance en même temps) d'un mythe, et ça n'a pas de prix.
Algiers totalement en phase avec toi. Car tu vas dans mon sens : ces joeurs ont donné plus d'ampleur à la victoire des leurs ce qui a contribué à accroître leur légende.
J'ai toujours eu ma théorie sur les équipes surprises en Coup du Monde : elles finissent toujours par atteindre leur plafond de verre en demi-finale ou en quart de finale. D'ailleurs c'est souvent leur plus mauvais match du tournoi. Je ne vois pas la Turquie en demi-finale battre le Brésil plein d'éléments défavorale entrent en jeu dont le mental, l'histoire, qui vont au-delà même du talent. Ces nations sont face au vertige de la réalisation de l'exploit.
Les équipes qui franchissent ce plafond de verre : France en 1998, Grèce en 2004 ( même s'il ne s'agit pas de Coupe du Monde) ou Espagne 2008 ont en commun soit de jouer à domicile soit d'avoir comme ossature les clubs dominants du moment ce qui annhile ce vertige de l'exploit. Le Barca n'est pas au top en 2008 mais joue une demi-finale perdue de justesse face à Man utd et avait remporté la C1 deux ans plus tôt. Idem Torres avec Liverpool joue l'autre demi-finale de C1 avec Chelsea.
En 1998 au-delà de l'avantage de jouer à domicile l'ossature italienne de l'EDF lui permet de franchir enfin ce plafond de verre. Ce sont d'ailleurs les "Italiens" qui sont patrons de cette équipe EDF.
faudrait que j'apprenne a me relire avant de publier :

d'avoir comme ossature les joueurs évoluant dans les clubs dominants du moment ce qui annihile ce vertige de l'exploit*
je pourrais rajouter les Pays-Bas en 1988.
"faudrait que j'apprenne à me relire avant de publier"

Moi, au contraire, j'adore le fait que tu prennes toujours soin de faire un post-scriptum pour corriger tes erreurs, chose que beaucoup d'entre nous (moi compris, sauf en cas de trop grosse faute) avons généralement la flemme de faire.

D'ailleurs, quand j'ai envie de marquer mon accord avec toi par un "+1", c'est généralement à ce message de correction que je le mets plutôt qu'à celui qui contient l'argument ou la précision que j'ai envie de saluer. C'est devenu une sorte de gag récurrent, dans ma tête, du style :
"mmm, pas mal, ce que dit aerton, je vais lui mettre un +1... non, attends, il y a sûrement un second post juste derrière pour corriger une faute que je n'ai pas remarquée et lui aurais volontiers pardonnée, ce sera beaucoup drôle de lui mettre le +1 là... hé oui, bingo, allons-y pour le +1"
.Pelusa franchement je me disais c'est qui le "gus" qui "récompense" mes corrections plutôt que mon post originel. Maintenant je comprends mieux ;)

Par contre, j'ai vraiment la flemme de me relire en entier, surtout que le site n'est pas du tout convivial.
Torres c'est face à Chelsea of course puisqu'on parle de 2008 et non 2012
@aerton

Je trouve ton post hyper intéressant et je n'ai rien à redire.
Seulement, concernant la Grece, aucun joueur ne jouait dans un club dominant hors de ses frontières (la star était un sympathique attaquant de Bremen) et la Grece était très loin de jouer a domicile en rencontrant deux fois le pays organisateur.
Algiers je parle des 2 critères la Grèce respecte l'une d'elles à savoir jouer à domicile. France 1998 les deux.
Il me semble qu'avant ou après la Coupe 1998, un vainqueur sur deux de la Coupe du Monde l'avait été à domicile. La moyenne a baissé depuis. Un article avait été fait la-dessus à l'époque
aerton, c'était au Portugal en 2004 pas en Grèce
Après 1998 c'est plutôt 6/16 ( après vérification).
Par contre hormis l'Allemagne, pour tous ceux qui l'ont remporté à domicile, c'était un dépucelage. CQFD.
t'as raison c'est le JO qui était en Grèce, je vieillis lol.

Donc c'est l'exception qui confirme la règle.

Donc Algiers tu as raison. Le pire c'est que j'ai suivi cette compétition plus que l'Euro 2016.
En 1958, le Brésil n'est pas si "poussif" en finissant premier de son groupe, juste un petit accroc en faisant nul contre l'angleterre.
Le tournant c'est le 1/4 de finale contre les gallois qui est un match très dur pour les brésiliens ou Garrincha rate tout , mais vraiment tout et ou c'est Pelé qui marque le seul but du match sur une action quasi personnelle.

On ne saura jamais si ce Brésil sans Pelé aurait été vainqueur mais son influence, ses buts primordiaux en 58 et 70 et son aura sur les adversaires en 70 ont été des éléments importants qui ont rendu le Brésil vainqueur c'est indiscutable.
Ce n'est pas grave.
Il y eu deux années où la Grèce était en feu, entre l'organisation des JO, l'Euro de football et celui de basketball.

Une folie incroyable.
D'ailleurs pour en revenir à la Grèce, on en avait débattu il y a quelques temps ici même : personnellement je pense que c'est le plus grand exploit de l'Histoire du football, pour les raisons que j'évoque plus haut ( ils sont le contre-exemple parfait). Car c'est récent, dans une époque où le football est homogène. Passé la surprise des premiers matchs les adversaires savent à quoi s'attendre. Leur parcours est des plus difficiles dans une compétition bien supérieure au niveau de la Coupe du Monde 2002. Ils ne gagnent pas parce que les autres s'effondrent. Je ne vois franchement pas d'équivalent dans le football moderne.
Ce commentaire a été modifié 2 fois.
@aerton

Eh bien, @aerton, je te serre la main.
Nous avons tous des sujets qui nous hérissent le poil, et les moqueries et médisances concernant la victoire grecque font chez moi partie de ceux-ci.

La Grèce 2004 est constamment moquée et utilisée comme exemple de ce que le football fait de plus moche.
Je pense qu'on voit là une erreur majeure : cette équipe devrait être admirée et citée en exemple de ce que le football fait de plus beau.

Leur abnégation était tout simplement extraordinaire et leur avait permis de soulever des montagnes. Car, comme tu le soulignes, leur parcours fût sûrement un des plus difficiles de l'histoire du football.
Quand on prend rétrospectivement les vainqueurs, il nous arrive à chaque fois de pondérer leurs parcours en disant que les choses sérieuses ont commencé bien tard.
La Grèce s'est donc tapée le Portugal organisateur deux fois, la France de Zidane qui était plutôt bulldozer sous Santini, une Roja naissante et une République Tchèque à son sommet.
Ironiquement, sa seule défaite fût contre l'adversaire le plus faible, la Russie.

Je ne vois, comme toi pas d'autre exemple, même si les circonstances de formation du groupe danois en 1992 rendent aussi les choses admirables, par exemple.
Je pense aussi à la Zambie qui va en finale de CAN 1994 moins d'un an après avoir perdu toute son équipe lors d'un crash aérien.

Tout ça pour dire que la dictature du beau jeu est absurde. On colle toujours l'étiquette du beau jeu à ce qui est vif, mais la rugosité de certaines équipes rend le jeu très beau et, en ce sens, la Grèce 2004 était belle.

Quand on parle de "mort du jeu" en y associant la victoire grecque, je deviens fou. Je me dis que c'est au contraire le jeu qui se renouvelle, qui ne reste pas sur ses acquis et qui, donc, vit.
Fred Astaire Niveau : CFA
Pour les amateurs de statistiques: CDM et euros confondus, les pays qui ont gagné leur compétion: 30, 34, 64, 66, 68, 74, 78, 84, 98. Ceux qui ont perdu leur finale: 50, 58, 2004, 2016.

1950 est sujet à caution car pas une vraie finale.
Rien a rajouter c'est parfait. Le football pratiqué n'était pas celui que je préfère mais la performance est sans doute sans équivalent.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Eternel débat... Je suis de ceux qui pensent que le Brésil aurait sans doute été champion du monde en 58 et 70, même sans Pelé (comme l'ont souligné plusieurs d'entre vous, le Mondial 62 d'Amarildo semble aller dans ce sens), tellement l'effectif brésilien de ces deux Mondiaux était supérieur à la concurrence.

Par contre, je suis beaucoup moins catégorique pour la CDM 2002 où j'aurais plutôt tendance à me ranger derrière l'avis d'Algiers (si j'ai bien compris le sens de ton com) : là, je ne suis pas totalement certain que le Brésil l'aurait emporté sans Ronaldo (mais pas sûr de l'inverse non plus). Ca aurait évidemment dépendu de son éventuel remplaçant en pointe mais je trouve qu'il y a des arguments dans les deux sens : d'un côté, la faiblesse de la concurrence, un parcours relativement dégagé et la faillite de deux des principaux favoris, l'Argentine et la France ; de l'autre, l'extraordinaire régularité et efficacité offensive de Ronaldo.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
@ Algiers et aerton, c'est vrai que l'exploit de la Grèce en 2004 est absolument admirable, bien que le football développé ne fut pas forcément ma tasse de thé...

En fait, le succès grec m'avait un peu peiné à l'époque à cause de sa conséquence directe : la défaite du Portugal, de surcroît chez lui. Après les demi-finales au goût amer de 1966, 1984 et 2000, je trouvais que le Portugal, et particulièrement cette magnifique génération des Figo, Rui Costa, Deco, Nuno Gomes et autres Pauleta (Paulo Sousa n'était malheureusement plus là), méritait bien un titre ! Pour ces joueurs-ci d'un part mais aussi pour tout ce que ce pays avait apporté au football et tous ces grands footballeurs portugais à travers les âges...
C'est d'ailleurs pour ça que je n'ai pas été si dégoûté que ça après la finale de l'Euro 2016 : aussi moche fut-il, ce Portugal venait enfin couronner une grande nation de foot !
Ce commentaire a été modifié.
@Alain

Tu as tout à fait compris le sens de mon post.

Cette Coupe du Monde 2002, c'est un acte manqué. Ronaldo, c'est un peu le gars qui ne pouvait pas venir à la soirée à cause de son boulot, mais qui est finalement venu et est reparti avec toutes les filles de la boîte autour de lui.

J'ai revu deux matchs récemment, celui entre l'Argentine et la Suède et celui entre la Corée et l'Italie.

Ce que je retiens, c'est que l'Argentine montrait une incohérence incroyable. Je me souvenais d'une équipe se faisant éliminer en accumulant de la malchance, mais ce n'était en fait rien de tout ça... non, c'était juste n'importe quoi.
Ce que j'ai vu était bien loin de mon fantasme et j'ai assez souffert, tant cette équipe faisait partie des plus grandes injustices contemporaines dans mon esprit.

L'Italie, quant à elle m'a paru en manque de talents. J'ai beaucoup aimé Iuliano et Maldini. Totti était déjà follement agréable, mais c'était un peu tout.
J'ai été un peu heurté par Vieri qui marqua pourtant durant pas mal de matchs. Je l'ai trouvé extrêmement lourd et pataud, malgré un sens du but certain.
Del Piero était dans le dur, quant à lui....
Il y avait, par contre, les prémices très clairs de la victoire de 2006. C'est facile à dire avec le recul, mais regarde une nouvelle fois ce match si tu en as l'occasion.

Bref, tout ça pour dire, qu'entre méformes et immaturité, le Brésil n'avait pas vraiment de concurrence, au fond.
Ronaldo fut le seul à la hauteur de la compétition.
Le Brésil, quant à lui, a été plus sérieux et humble que ses adversaires, ce qui est assez rare pour être remarqué.

Je salue encore une fois la mémoire sportive de Kleberson qui avait fait une sacrée compet'.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Encore aujourd'hui, je ne comprends pas ce qui s'est passé pour l'Argentine en 2002. Je n'ai jamais revu leurs matchs (j'ai toujours du mal à revoir les défaites de mes équipes favorites) mais sur le papier, cette équipe avait tout pour elle !
Bielsa, malgré tous ses défauts et imperfections (j'en suis fan donc pas objectif), me semblait idéal pour coacher de tels joueurs.
Et surtout, quel effectif de malade (malgré l'absence de Redondo, mon plus grand regret) ! Ayala, Pochettino, Samuel, Sorin, Zanetti, Simeone, Veron, Almeyda, Ortega, Aimar, Gallardo, Kily Gonzalez, Claudio Lopez, Caniggia, Crespo, Batistuta... Avec Redondo en plus, là ça aurait été la "Dream Team" quasi parfaite !
Je vais même te dire un truc : sur le papier, je trouve que c'est l'une des sélections nationales les plus impressionnantes que j'ai pu voir ces 30 dernières années, tous pays et toutes compétitions confondues... ce qui rend encore plus forts mes regrets.

Aujourd'hui, l'Argentine a certes Messi mais aux autres postes, elle n'arrive pas à la cheville de cette génération. La défense et le milieu, n'en parlons pas... Et même en attaque, qui est le point fort actuel de l'Argentine : si t'enlèves Messi, pour moi Higuain, Aguero, Pratto, Tevez, Correa, Dybala, Icardi, etc (je mets tous les sélectionnables potentiels), ça reste quand même un cran en-dessous de Batistuta-Crespo-Caniggia-Claudio Lopez. C'est mon avis et je comprendrais que tout le monde ne soit pas d'accord mais ceux-là avaient bien plus prouvé en sélection (je ne parle pas de leurs perf' en club) que les attaquants actuels !
En 2002 et c'est le premier mondial où ça m'a vraiment marqué, beaucoup de sélections très fortes sur le papier sont arrivées avec des joueurs cadres usés par leur saison en club: l'Italie, l'Espagne, la France, le Portugal (les principales têtes d'affiche du précédent Euro) et l'Argentine.
Le Brésil était l'équipe la plus fraiche physiquement. Ronaldo encore convalescent à très peu joué avec l'Inter atteignant un pic de forme lors du mondial. Rivaldo fait une 15 aine matchs de moins que les saison précédentes au Barça. Cafu aussi a un peu moins joué avec la Roma que les autres années.
Chez les "français", Edmilson ne joue que 18 matchs avec Lyon et Ronaldinho est régulièrement laissé sur le banc à Paris par Fernandez (à la grande incompréhension des fans), ils arrivent très frais également.
Roque Junior n'est même pas titulaire au Milan.
Kleberson et Gilberto Silva jouent encore au Brésil.
Seuls Lucio et Roberto Carlos connaissent une saison éreintante de bout en bout jusqu'à la finale de LdC.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
C'est vrai, je n'avais pas pensé à cet élément physique...
28 réponses à ce commentaire.
Et si Pelé était né en 17 à Leidenstadt?
Si Pelé était venu au monde dans cette ville imaginaire (rappelons-le), il aurait probablement fait partie de l'autre équipe lors du match servant de support à ce film :
https://www.youtube.com/watch?v=95PjO0RgbxI
1 réponse à ce commentaire.
Note : 1
Passons sur le fait que pour moi il est premier devant Maradona.

Juste, les gars, vous êtes So Foot. Vous faites un top qui comprend, et vous le savez dès le début, le choix le plus impossible à faire sans une grosse dose de subjectivité, à savoir qui de Maradona ou de Pelé. Vous auriez pu surprendre tout le monde en faisant un article les mettant tous les deux premiers ex aequo.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Pareil, je pense que ça aurait été une bonne idée.
D'ailleurs So Foot avait bien classé Salas et Zamorano ex-aequo, ce qui se justifiait assez bien, je trouve...
1 réponse à ce commentaire.
@Alain

Comme toi, je suis plutôt satisfait de savoir le Portugal couronné.
C'est d'ailleurs pour cette performance - malgré la blessure précoce en finale - que mon affection pour Cristiano a encore augmenté.
Il était un des derniers (avec Carvalho ?) de la finale de 2004 et le dépassement de ce véritable traumatisme est quelque chose d'admirable.

C'est un peu ironique de voir ce Portugal si peu attrayant (en comparaison de ses devancières, je ne suis pas aussi sévère que la plupart des commentateurs car le Portugal a dominé tous ses matchs, à l'exception de la finale où j'ai par ailleurs rapidement senti le roussi pour les bleus) gagner, mais cette victoire assoit le mythe de Ronaldo.

Car, au milieu de légendes, la victoire ne fut pas. Il est allé, ensuite, corriger l'erreur "tout seul".
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Oui et d'ailleurs si je parle du Portugal 2004 (en lien avec la Grèce), je considère que la plus belle équipe portugaise de ces dernières années était celle de l'Euro 2000.
Pas encore de Ronaldo, mais une doublette Figo - Rui Costa à son zénith. Pour moi aussi c'est 2000, leur plus belle équipe.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Rui Costa, qu'est-ce que j'ai pu le kiffer ! L'un de mes joueurs préférés avec Baggio, Redondo, Batigol et quelques autres !
La Fiorentina avec Rui Costa et Batigol, il leur manquait quelques joueurs pour vraiment rivaliser avec les monstres de l'époque (Lazio, Parme, Juve), mais quelle équipe!
Le duo est ensuite parti sous d'autres cieux et le club a sombré.
@Ubriacone je pense que footballistiquement parlant l'an 2000 est sans doute l'année où le nombre de sélections au top niveau est la plus forte. Raison pour laquelle l'Euro est d'une densité incroyable. Une Coupe du monde l'aurait été encore davantage. Il n' y a que l'Allemagne qui soit très faiblarde.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Héhé t'as tapé juste, ce duo Rui Costa-Batistuta est un peu ma doublette ultime et aussi l'une des raisons qui m'ont fait aimer la Fiorentina (la première étant le passage de Baggio, quelques années plus tôt)... Je peux pas vraiment me considérer supporter de ce club mais j'ai une sympathie particulière pour lui, en partie grâce à ces trois joueurs.
C'était la plus belle association 9-10 de la serie A (bon allez à égalité avec Zidane - Trézéguet), avant que Batigol n'en forme une nouvelle avec Totti et Rui Costa avec Sheva.
@aerton: ce qui rend encore plus incroyable la faillite des équipes que je cite plus haut en 2002.
8 réponses à ce commentaire.
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