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  2. // Manchester/Bayern

Et si Manchester perdait tout ?

Ce soir (20h45), les vice-champions d'Europe, battus à l'aller (1-2), jouent très gros face au Bayern Munich dans une forme ascendante. Manchester United vient de céder son fauteuil de leader de Premier League et se présente clairement affaibli par l'absence de l'indispensable Rooney. En clair, MU, en quatre petits jours, peut voir saison totalement ruinée.

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A l'ère du 2.0, tout va plus vite, même en foot. Demandez à Arsenal qui se demande encore par où est passé Lionel Messi. Et il en va de même pour les tendances. Il y a une vingtaine de jours, lors du tirage au sort, tout le monde pensait que Manchester United avait plutôt tiré le bon numéro en chopant le Bayern Munich. D'ailleurs, les premières minutes du match aller en Bavière n'avaient pas dit autre chose avec l'ouverture du score signée Wayne Rooney. L'incontournable Wayne Rooney. Tellement incontournable que le constat en devient assez simple : avec lui, MU peut battre absolument tout le monde ; sans lui, tout le monde ou presque peut battre les Red Devils. Touché à la cheville, le rouquin a commencé par abandonner les siens à l'Allianz Arena (défaite 1-2) avant d'assister des tribunes à l'implacable prise de pouvoir de Chelsea (1-2) à Old Trafford. Et voilà comment l'escouade de sir Alex Ferguson, en lice pour un triplé, se retrouve aujourd'hui plus près de finir sa saison avec une toute petite Carling Cup au palmarès. Putain d'ère 2.0...

Mais qui es-tu vraiment Berbatov ?

Mais finalement doit-on s'étonner tant que ça ? N'y a-t-il pas là une manière de logique sportive ? Car franchement, en se séparant l'été dernier de son meilleur buteur, Cristiano Ronaldo, et de son joker absolu, Carlos Tevez, Manchester s'est tiré une sacré balle dans le pied. Certes au rayon des arrivées, Valencia a plutôt bien tenu son rang mais cela ne compense pas les naufrages que représentent Michael Owen (insignifiant et out jusqu'à la fin de la saison), Biram Diouf (soyons sérieux) ou Obertan (jusqu'où l'arnaque ?). Tout ça aux côtés du désastre chaque semaine plus grand que constitue Dimitar Berbatov. C'est un fait, un an après son arrivée dans le nord de l'Angleterre, le fantasque Bulgare ne s'est toujours pas fait à ses nouveaux habits. Trop paresseux, trop indolent, trop “londonien” finalement l'ancien Spur pour le club mancunien où mouiller le maillot n'est pas qu'une image. D'autant que ce dilettantisme trouve son prolongement statistique : 12 pions cette saison en 36 matches dont 25 titularisations. Un bilan pas infamant mais tellement loin des 34 unités de Rooney. Et tout juste au-dessus du troisième meilleur buteur de Manchester : l'adversaire et ses 11 csc, série en cours. Des chiffres qui finalement disent tout ou presque de la situation des Diables Rouges : sans Rooney, MU doit presqu'autant compter sur la bienveillance adverse que sur les prouesses de Berbatov.

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Mais se focaliser sur le grand escogriffe des Balkans serait quelque peu injuste car par ailleurs, les vice-champions d'Europe ne respirent pas la grande sérénité. Si l'entrejeu continue à apporter quelques garanties (mais pas toutes, contrairement aux années précédentes), la défense, elle, déraille sérieusement. Samedi, face aux Blues, on a même vu Vidic et Ferdinand s'apostropher plus d'une fois, pendant qu'Evra confirmait sa forme très très moyenne du moment et que le pauvre Gary Neville prenait un bouillon très salé par Florent Malouda. Pas de bol pour le capitaine des Devils, ce soir, il croisera un autre resquilleur français en forme ascendante : Franck Ribéry. Et la promesse de gros ennuis à venir.



Le Bayern, la culture de la chance



Car côté Bayern, la courbe est à peu près l'inverse de celle de MU. Longtemps à la ramasse en championnat, les Bavarois viennent de prendre la tête de la Bundesliga en allant battre un Schalke 04 pourtant très impressionnant ces dernières semaines. Longtemps miné par les blessures, le Bayern retrouve son Ribéry chéri et l'infernal Arjen Robben dans le money time, même si le Néerlandais reste incertain pour ce soir. Longtemps une équipe de branques, Munich fait de plus en plus office de dangereux outsider en cette fin de saison. Car non contente d'être en progression constante, la formation de Louis Van Gaal a en plus la réussite qui va bien. Déjà, en huitième de finale face à la Fiorentina, tant à l'aller (grossière erreur d'arbitrage sur le second but allemand) qu'au retour (pur miracle de ne pas avoir pris une danse mémorable).

Et il y a huit jours, Manchester aurait pu, aurait dû mener 2-0 et ainsi plier l'affaire dès le match aller, avant d'être repris sur un coup-franc dévié de Ribéry et un but dans les arrêts de jeu d'Olic. Et on le sait, comme une tradition, le Bayern n'a pas son pareil pour transformer les coups de pouce du destin en trophées (voir le triplé de Beckenbauer et ses potes en C1 entre 1974 et 1976). Prudent malgré tout, Ribéry tempère : Ça risque d'être très difficile à Old Trafford » . Vraiment Francky ? Car en trois déplacements, le Bayern n'a jamais été vaincu dans le “Théâtre des rêves”...


Traduit de l'anglais par Simon Capelli-Welter, source Daily Mail

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