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Et si Liverpool avait réussi sa saison ?

Après un début de saison catastrophique, nombreux étaient les doutes autour de Liverpool et de Brendan Rodgers. Trois mois plus tard, force est de constater que l'équipe a su se réinventer. Analyse.

Nous sommes le 15 décembre, et Steven Gerrard n'a pas encore fait son annonce fatidique que Liverpool se réveille déjà avec une énorme gueule de bois. La veille, les Reds, impuissants, se sont fait balayer par leur plus grand rival à Old Trafford (3-0) et ne pointent alors qu'à une triste onzième place, à dix points du podium, objectif annoncé en début d'année. Quelques jours plus tôt, c'est leur première aventure en Ligue des champions depuis 2009 qui s'était terminée brusquement, la faute à un match nul plutôt logique face à Bâle, à Anfield. Plus que les résultats médiocres, c'est le constat général qui fait peine à voir : du recrutement pharaonique de l'été, pas un seul des éléments ne semble alors avoir apporté un plus au collectif de Brendan Rodgers. Arrivée en trombe en provenance de Southampton, la paire Lovren-Lallana, si séduisante avec les Saints, connaît des débuts très compliqués, quand Balotelli, pas capable de mettre un pied devant l'autre, encaisse toute la colère du peuple rouge. Rickie Lambert, en qualité de suppléant, fait alors ce qu'il peut, mais ne brille pas non plus, tandis que les jeunes, Moreno, Manquillo, Can et Marković, semblent alors un peu tendres pour les joutes européennes. Bref, tout laisse alors à penser que le board de Liverpool est tombé dans le même écueil que celui de Tottenham un an auparavant : profiter d'une énorme vente pour amasser les jeunes étiquetés prometteurs et tenter un ou deux paris onéreux. Bref, avant les fêtes, Liverpool broie du noir.

Un coup de force tactique


Trois mois plus tard, pratiquement jour pour jour, la roue chère à Franck Ribéry a tourné, et bien. C'est simple, depuis cette défaite à Old Trafford, les Reds sont invaincus dans le temps réglementaire - éliminés en prolongation en League Cup par Chelsea, et aux tirs au but par Beşiktaş en Ligue Europa - et ont récolté le total hallucinant de 30 points sur 36 possibles en championnat. À une époque ou l'expression « saison de transition » est trop souvent utilisée pour justifier des résultats en dessous des attentes initiales, il convient de saluer ici l'immense travail accompagnant la remise en question de Brendan Rodgers après cette première moitié de saison ratée. Car la transition, à Liverpool, a été effectuée à tous les niveaux.

Tout part du fameux changement de système tactique. Du 4-3-3 amorphe du début de saison, le manager nord-irlandais est passé à un 3-4-3 des plus offensifs, et des plus agréables à voir évoluer. Un pari risqué, aux airs de coup de force, mais qui a permis d'enfin intégrer les recrues. Première conséquence positive, la stabilisation de la défense. Réintégré après avoir passé quelques mois au placard, Mamadou Sakho semble enfin à l'aise dans les duels, tandis qu'Emre Can, repositionné à droite de la défense à trois, fait parler son sens de l'anticipation et admirer sa relance de velours. À gauche, Moreno peut faire parler ses qualités de contre-attaquant en ayant l'assurance d'être couvert par l'international français. À droite, le très impressionnant Jordon Ibe profite assurément de ce remaniement pour briller à coups de dribbles et de courses dévastatrices, et Marković semble de plus en plus trouver ses marques lorsqu'il est aligné. Enfin, l'animation offensive plus verticale semble convenir parfaitement à Coutinho, étincelant depuis janvier, et Lallana, qui se refait la cerise en soutien des très rapides Sterling ou Sturridge.

Vivre sans Suárez, ni Gerrard


Bref, Rodgers peut être satisfait, car si la formule est perfectible, elle fonctionne déjà assurément. Depuis le changement de système, Liverpool a un fonds de jeu propre, clair et lisible, et les joueurs semblent avoir parfaitement enregistré les consignes. En bref, le manager semble avoir réussi la bonne transition dans un moment charnière, à savoir réinventer l'équipe et son jeu sans être dépendant de Suárez, ni de Gerrard. Bien sûr, toute révolution fait ses victimes, et dernièrement, on peut penser que l'avenir de Glenn Johnson, de Mario Balotelli, voire Rickie Lambert, dont les qualités de pivot ne sont pas mises en valeur dans le projet de Rodgers, est assombri. Mais, peut-être plus qu'ailleurs, l'institution est plus importante que les joueurs, et aujourd'hui, Liverpool est sorti de l'ombre.

Par Paul Piquard
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