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Et si les ailiers étaient des surfeurs ?

Et si l'ailier de débordement avait l'âme d'un surfeur ? La patience, l'engagement total, l'adrénaline, le déséquilibre, l'utilisation du jeu de jambes, le pied comme outil fantastique et l'aspiration d'un moment de plongée unique : la glisse et le dribble ont leurs points communs. Imaginez Arjen Robben et sa planche…

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Assis sur la plage, il peut attendre des heures sans rien faire. Il ne va pas se mouiller pour une petite expérience. Non, il attend. Il joue avec le sable et sa nouvelle planche. Il attend patiemment, parce qu'il ne veut pas seulement une vague, il veut la vague. Et puis, par moment, il voit quelque chose. Une forme au loin, un embryon de structure qui s'élève du niveau zéro. Instinctivement, parce que le processus est maintenant ancré en lui, il abandonne le dessin et sprinte vers l'eau. Mais la vague est avortée, et le surfeur s'est mouillé pour rien. Retour à l'attente, la patience, l'imagination et les faux espoirs. Il se lèvera hystériquement d'autres fois dans la journée, d'ailleurs. Parce qu'il ne peut rater la bonne occasion lorsqu'elle se présente. Alors, il y met toujours la même volonté, énergie, force. Et puis, au milieu de l'attente, la bonne vague arrivera enfin. Prêt depuis toujours, le surfeur s'élancera et ira sentir la force de la vague après une course intense. Une frayeur pour prendre la température, et c'est parti. Le tout ne dure jamais plus de quelques secondes, mais l'intensité du moment est toujours spectaculaire.

Le surfeur glisse entre les vagues…


Adrénaline, adversité, vitesse de réaction, réflexes. Le surfeur est alors plongé dans un micro monde ultra intense, une sorte de Vine réel, où tous ses mouvements, regards et pensées comptent. Planche aux pieds, il semble être né pour glisser et éviter les avancées de l'eau à l'instinct, mais c'est bien le résultat de milliers de vagues défiées. Alors qu'il semble destiné à perdre face à l'eau envahissante, un habile bottom turn les relance, son action et lui. Le surfeur gagne de la vitesse, toujours plus confiant. Lorsque la lèvre de la vague décide de se refermer, il est seul au monde dans ce couloir cylindrique. Il accélère, accélère, ajuste sa position jusqu'au retour de la lumière. Le plus souvent, l'eau finit par gagner et le surfeur se fait rattraper par la violence de la nature. Projeté sous l'eau, il entre alors dans une zone irrespirable et met sa santé en jeu. Quand il en sort vivant, il met souvent un moment à se rendre compte des dégâts, comme s'il sortait d'une série de tacles, le temps que l'adrénaline fuie son corps cabossé. Mais parfois, il va au bout. Et il suffit d'une vague parfaite pour battre l'océan.

L'ailier dribble entre les tacles…


Collé à la ligne de touche, il peut attendre pendant des heures sans rien faire. Il ne va pas presser pour une petite action. Non, il attend. Il joue avec la peinture de la ligne de touche et ses nouveaux crampons. Il attend patiemment, parce qu'il ne veut pas seulement un ballon, il veut le ballon. Et puis, par moment, il voit quelque chose. Une forme au loin, un embryon de contre-attaque qui s'élève du néant offensif. Instinctivement, parce que le processus est maintenant ancré en lui, il abandonne le dessin et sprinte vers la profondeur. Mais le contre est avorté, et l'ailier a fait un appel pour rien. Retour à l'attente, la patience, l'imagination et les faux espoirs. Il fera hystériquement d'autres appels infructueux dans le match, d'ailleurs. Parce qu'il ne peut rater la bonne occasion lorsqu'elle se présente. Alors, il y met toujours la même volonté, énergie, force. Et puis, au milieu de l'attente, la bonne action arrivera enfin. Prêt depuis toujours, l'ailier s'élancera et ira sentir la force de la défense adverse après une course intense. Un coup d'épaule pour prendre la température, et c'est parti. Le tout ne dure jamais plus de quelques secondes, mais l'intensité du moment est toujours spectaculaire.

Adrénaline, adversité, vitesse de réaction, réflexes. L'ailier est alors plongé dans un micro monde ultra intense, une sorte de Vine réel, où tous ses mouvements, regards et pensées comptent. Balle au pied, il semble être né pour dribbler et éviter les tacles des défenseurs à l'instinct, mais c'est bien le résultat de milliers de défenses défiées. Alors qu'il semble destiné à perdre face à la défense envahissante, une roulette les relance, son action et lui. L'ailier reprend de la vitesse, toujours plus confiant. Lorsque le couloir et son adversaire direct semblent se refermer sur lui, il est seul au monde dans ce tube rectangulaire. Il accélère, accélère, ajuste sa conduite de balle jusqu'au retour de l'espace dans l'axe. Le plus souvent, la défense finit par gagner et l'ailier se fait rattraper par la violence d'un tacle. Projeté au sol, il entre alors dans une zone irrespirable et met ses chevilles en jeu. Quand il en sort indemne, il met souvent un moment à se rendre compte des dégâts, comme s'il sortait d'un tourbillon, le temps que l'adrénaline fuie ses tibias cabossés. Mais parfois, il va au bout. Et il suffit d'une action parfaite pour battre la défense.

Robben et les vagues de défenseurs


Mis à part le sens du déséquilibre de leur prodige chauve, Bedum et la province de Groningue n'ont rien d'hawaïen. Arjen Robben n'est pas né sur une plage, mais à une vingtaine de kilomètres de la mer du Nord. Mais peu importe. Tous les week-ends, au moment d'affronter les défenses adverses, Robben semble parfois être aussi seul au monde qu'un surfeur au pied d'une vague. « On a l'impression qu'il ne se pose pas de question : c'est un peu comme s'il ne faisait pas attention au défenseur qu'il a en face de lui » , raconte Roberto Canella ancien latéral du Sporting Gijón, dans le dernier So Foot n°127. Robben n'a jamais regardé ses défenseurs dans les yeux, trop occupé à regarder son ballon comme si c'était une planche, et l'ensemble des défenseurs comme s'ils étaient une seule et même vague. Alors, peut-être que Robben ressent la même chose qu'un surfeur invincible dans un tube infernal lorsqu'il accélère vers l'axe, repique, place son crochet et ajuste sa frappe en lucarne opposée. Peut-être.

Par Markus Kaufmann À visiter :

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Mouais. Mais alors vraiment parce que je m'emmerde au taf.
Jean Michel Assaule Niveau : Ligue 2
PROCHAINEMENT :
"Et si les joueurs de foot étaient des personnages de "La Petite Maison dans la Prairie ?"
"Et si les gardiens de but étaient des ustensiles de cuisine ?"
"Et si les joueurs du Real étaient des crustacés ?"
"Et si les milieux défensifs étaient des petits bonbons à la menthe que l'on trouve sur les comptoirs des concessionnaires automobiles ?"

Voilà, j'ai fait économiser 2000€ de drogue à la rédaction de So Foot.
Jean Michel Assaule Niveau : Ligue 2
(bon, sinon Overmars était Kelly Slater alors)
Et si sofoot, passait à autre chose que les "si"!!
Et si sofoot, passait à autre chose que les "si"!!
Note : -1
Vu qu'on dit, à raison, con de surfeur, on a là la preuve que les ailiers sont les joueurs du QI football le plus bas de l'histoire de ce sport, n'est-ce pas ?
Il en faut remarquez, mais bon...
Près des cimes... Niveau : CFA2
Faut vous sortir un peu les gars...
Article plutôt original, l'analogie est plutôt bien argumentée : c'est du très propre M. Kaufmann!
et comme (certains) surfeurs, l'ailier serait-il prêt à mordre dès lors que quelqu'un viendrait dans son couloir, qui serait le super spot du moment?
"casse toi, t'es pas chez toi ici" crierait-il au petit nouveau qui, prenant le bouillon dans le coeur du jeu, se serait par malheur désaxé voyant que le latéral gauche d'en face était sacrément nul
"mais le terrain est à tout le monde!" rétorquerait alors le novice du couloir

l'ailier concluerait par un "peut-être mais ici c'est chez moi" avant de lui arracher les chaussures et de les jeter en tribunes obligeant notre pauvre victime à sortir du terrain pour aller les chercher et le décourageant ainsi de se replonger dans l'action
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