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Et si Jay Adams était…

La nouvelle vous a peut-être échappé au cœur de l'été mais, le 14 août dernier, Jay Adams est parti skater au ciel, ou en enfer. Quelque part où il doit sûrement se la raconter. Mythique, iconique, « original seed » , ce membre des légendaires Z-Boys californiens fut un des démiurges incandescents et donc cramés qui enfantèrent le skate moderne. Impossible de ne pas lui rendre hommage, car si le fait d'utiliser une planche à roulettes pour flamber peut malgré tout s'avérer classe, c'est à des anges déchus comme lui, libertaire et intransigeant, qu'on le doit. Un type qui aurait pu apporter beaucoup au football.

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  • Un joueur : Garrincha

    Le plus évident serait de lui enfiler le maillot d'un George Best : pour le style, le destin, les femmes et le goût de la déglingue. Mais il manquerait quelque chose. Un petit rien de pur délire, peut-être aussi une lumière qui entourait le bonhomme dès qu'il cessait de marcher avec ses démons pour glisser sur l'asphalte ou dans les piscines vides. Aussi surprenant que cela puisse paraître, et en en assumant les paradoxes, c'est du côté de Garrincha qu'il faut creuser la piste la plus fertile. À son instar, Jay privilégia toujours l'esbroufe, au sens noble du terme, à la quête de l'efficacité, et tout comme le Brésilien emprunta ses dribbles au pas de danse de la samba, Adams s'inspira constamment du surf pour donner au skate sa folie .

  • Un club : l'Ajax d'Amsterdam

    Pour faire au mieux, il faudrait sans doute mixer le crazy gang de Wimbledon pour l'agressivité, le Stade de Reims de Kopa pour le talent séminal reconnu, mais jamais couronné et peut-être aussi Leeds United pour la descente aux enfers. On s'autorisera plutôt un peu de mauvaise foi assumée : l'Ajax d'Amsterdam des années 70, admiré de tous et jamais égalé depuis.

  • Un geste technique : la Madjer

    Le geste fou, enfantin, le truc que tout le monde sait réaliser finalement sans que personne n'ait pensé ni osé le réaliser. La prise de risque qui coupe le souffle, avec surtout la volonté de transcender l'instant pour le figer dans les mémoires. Tout comme les envolées de Jay, il s'agit de poser pour l'histoire. Peu importe l'avant et l'après.

  • Un match : le 25 novembre 1953, la Hongrie écrase l'Angleterre (3-6) à Wembley.

    Le jour où, avec Stacy Peralta et Tony Alva, ils plongèrent dans le vide des piscines asséchées de Los Angeles, ils changèrent à jamais le skate. De même, en cette belle année 1953, la Hongrie brisa en deux l'histoire du ballon. Désormais, les acteurs ne seraient plus les inventeurs du jeu, mais ceux qui le fabriquaient, le reformataient, l'explosaient pour redessiner la carte du ballon rond. Le Onze d'or de Ferenc Puskás avait donné un nouveau foot, bien plus qu'un sport dorénavant. Jay Adams incarna tout cela pour le skate.


  • Un stade : le Parc des Princes

    Parti pris assumé. Mais s'il nous regarde de là-haut, on l'imagine très bien torse nu et toujours tatoué, se dire que le toit de cet étrange stade ressemble à s'y méprendre à une piste et qu'il sauterait de son nuage, qu'il a probablement soufflé tout seul, pour venir s'y éclater une dernière fois en sautant si possible au milieu, qui sait, un soir de Classico contre l'OM…

    Par Nicolas Kssis-Martov
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