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Et si Gallardo était le futur du PSG ?

Plus les grands clubs grandissent et se vendent partout dans le monde, plus la question de leur identité fait sentir son importance. Or, cette identité aime se cacher derrière le costume d'un entraîneur qui devient de plus en plus la figure centrale des clubs du plus haut niveau. Le Barça de Guardiola. L'Atlético de Simeone. Le Milan d'Ancelotti. La Juve de Conte. Tous ces ex-joueurs ont porté le maillot, ont senti le poids de ses couleurs et ont ensuite su faire passer ces clubs au destin international pour des familles locales. Aujourd'hui, le PSG grandit saison après saison. Mais quand l'on regarde la liste des entraîneurs à fort potentiel d'identification, l'option numéro un est plutôt inattendue…

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Le PSG change vite. Trop, pour les nostalgiques et les amoureux des tribunes. Pas assez, pour d'autres, qui demandent déjà les têtes de Zlatan Ibrahimović et Thiago Motta, « trop âgés pour mener le club vers la C1 » . Toujours est-il qu'en période de changement, toute entité a besoin de références. Parfois, il s'agit de joueurs nés au club, comme le Real Madrid des années 2000, dont l'identité madrilène était portée par les seuls Raúl, Casillas et Guti. Parfois, il s'agit d'un entraîneur né au club, comme le FC Barcelone de Pep Guardiola. Enfin, il peut aussi s'agir d'un simple lien, une connexion temporelle, un moment passé ensemble. C'est le presque fait maison, comme dans le cas de l'Atlético Madrid et de Diego Simeone, madrilène de 1994 à 1997 et de 2003 à 2005. Si ces références sont aussi importantes, et si le chant « Olé olé olé olé Cholo Cholo » s'est fait entendre dans les travées du Vicente-Calderón dès le retour du technicien argentin, c'est bien parce qu'un club de football, aussi mondial puisse-t-il devenir, reste une culture locale.

Une culture qu'il faut connaître, côtoyer, appréhender et savoir interpréter. Forcément, à une époque où le rôle de l'entraîneur est de plus en plus important et tend vers celui de « gestionnaire de toute la vie de l'équipe première, et même plus » , c'est cet homme qui doit au mieux incarner les valeurs du club. Aujourd'hui, le PSG connaît des mutations. Et si les départs douloureux de Sakho et Chantôme ont fait mal aux racines parisiennes, c'est finalement peut-être le départ de Leonardo qui a le plus coupé les ponts. Ancien joueur à une époque dorée, le Brésilien était un lien essentiel, comme Simeone. Aujourd'hui, Leonardo est donc parti, Carlos Bianchi est âgé, Youri Djorkaeff est occupé, Safet Sušić est ailleurs et Mauricio Pochettino semble bien installé en Premier League. Si l'on se met à fouiller dans l'histoire du PSG, il se trouve que la seule véritable option est inattendue : Marcelo Gallardo.

« Le meilleur match de ma carrière ? Un 0-0 insignifiant contre Sochaux au Parc »


Non, Gallardo ne connaît pas aussi bien le PSG que Simeone connaissait l'Atlético Madrid lors de son retour en 2011, et le « lien » peut même paraître illusoire. L'Argentin connaît même bien mieux l'AS Monaco – et les poings de Christophe Galtier – où il a joué et triomphé durant quatre saisons. Mais Gallardo a quand même connu le PSG des années 2000. C'était le PSG d'Alain Cayzac, en l'occurrence. Une année : 2007. Un PSG qui ne s'oublie pas et qui fait partie de l'identité du club de la capitale. Une période trouble, à la limite de la rupture, marquée par les profondes inquiétudes en championnat et l'ivresse sincère en coupe. Gallardo, lui, signe le 1er janvier 2007. Quinze jours plus tard, Guy Lacombe est démis de ses fonctions et remplacé par Paul Le Guen, qui vient de quitter les Rangers. Durant ce même mercato d'hiver, le PSG voit partir Pancrate, Dhorasoo et Paulo Cesar, fait venir Jérémy Clément et Luyindula. Un tout autre PSG, qui assure son maintien à la 37e journée contre Troyes, finit 15e et voit Pauleta s'attribuer le titre de meilleur buteur du championnat avec 15 buts. Sakho n'a que 17 ans, Gallardo en a 31. L'Argentin joue 28 matchs en un an et marque 2 buts sous le numéro 10 et le serre-tête.

Youtube

« Le club était dans un moment difficile, je suis arrivé durant le mercato d'hiver, ce qui n'est jamais évident. Lacombe s'est fait virer, et Le Guen est arrivé avec des idées plus conservatrices. Le club jouait le maintien. Mon jeu ne lui plaisait pas trop et, en plus, j'ai connu une série de blessures. Ensuite, il avait son équipe, et quoi que je fasse, je savais que je ne jouerais plus. Je suis donc parti en janvier aux États-Unis. » Direction DC United. Ce PSG se sauvera finalement lors de la dernière journée à Sochaux, terminera finaliste de la Coupe de France et ira jusqu'au bout en Coupe de la Ligue. Deux saisons invraisemblables, mais très parisiennes, qui ont marqué le personnage Gallardo. Plus tard, il se souviendra qu'il n'a jamais retrouvé en Ligue 1 « le football français qu('il) avai(t) connu à Monaco, c'était un championnat très physique avec peu de jeu » . Lorsque le magazine El Grafico lui demande quel est le meilleur match de sa carrière, sa réponse est surprenante : « Je me souviens d'un PSG-Sochaux lors duquel j'avais tout réussi, mais qui avait fini sur un 0-0 insignifiant » . C'était au Parc, le 27 janvier 2007. Enfin, il y a aussi le souvenir d'un joueur : « Finalement, j'ai peu joué avec Pauleta, mais c'était un finisseur de puta madre (un super finisseur, en VF) » .

Pep Guardiola, folie, possession et pressing tout-terrain


Une poupée retrouvée au fond du placard ? Pas vraiment. Le Muñeco serait candidat si la direction du PSG se mettait à chercher un entraîneur historiquement lié au club – à court, moyen ou long terme, là n'est pas la question –, mais ce n'est absolument pas pour son passé de joueur au PSG, mais bien pour sa trajectoire d'entraîneur depuis 2012. En 2011, Gallardo prend sa retraite de numéro 10 au Nacional de Montevideo. À 35 ans, il a déjà son diplôme d'entraîneur en poche, conscient de son destin de meneur d'hommes « depuis (s)es 28 ans environ » . Dans la foulée, Gallardo prend une retraite d'une semaine à Buenos Aires et devient l'entraîneur du Nacional. Première saison, et premier titre de champion en 2012. Le devoir accompli, il décide de se reposer enfin, se rendant compte de la mission qui l'attend. Comme Pep Guardiola, auquel il dit « s'identifier très fortement dans la vision et la manière de vivre la profession d'entraîneur » , Gallardo ne peut que tout donner. Après un an de repos, il se livre au Grafico : « Si tu investis vraiment le niveau de passion que requiert cette profession, être entraîneur consomme une grande partie de ta personne. La dynamique du métier te transporte même jusqu'à un niveau de folie » . Gallardo n'est pas devenu entraîneur parce que ça lui plaisait ou parce que c'était une suite logique à sa carrière, mais parce qu'il ne pouvait pas faire autrement : « Ça fait longtemps que j'analyse le football avec un regard d'entraîneur. Ça m'a même joué des mauvais tours sur la fin de ma carrière de joueur. Il y a beaucoup de gens qui n'aiment pas les gens capables d'analyser et de s'exprimer correctement... Dans un football médiocre et dans des situations institutionnelles bâtardes, il vaut mieux ne pas trop la ramener... » .

C'est finalement en juin 2014, il y a près d'un an, qu'il revient aux affaires. Lorsque Gallardo remet les pieds dans « son » River Plate, les Millonarios ne sont plus ce qu'ils étaient dans les années 1990. Ils ont connu la B et la dette, mais le président Rodolfo D'Onofrio semble bien décidé à structurer le club vers de futurs succès. L'arrivée de Gallardo propulsera River vers un niveau de stabilité qui semblait inespéré. Lors du Tournoi de transition 2014 (d'août à décembre), Gallardo bat le record d'invincibilité du club avec 31 matchs sans défaite, remporte la Sudamericana (Ligue Europa locale, ndlr) en éliminant Boca en demi-finale (premier entraîneur de River à battre Boca dans une confrontation à élimination directe d'un tournoi international) et accroche une seconde place avec un effectif qui ne pouvait pas donner plus (dépassé par le Racing à 2 journées de la fin, entre deux Superclásicos). Aujourd'hui, River est premier ex-aequo avec Boca après 10 journées du Tournoi 2015. Mais l'essentiel est ailleurs : dans un pays où les résultats dominent les idées de jeu depuis des années, le River de Gallardo est en train de devenir une marque de fabrique pour la priorité qu'il donne à la possession et au pressing tout-terrain. Et pourtant, Gallardo n'a ni Xavi ni Iniesta.

« Le meilleur River que j'ai vu en tant qu'expression collective  »


Le mieux placé pour décrire le phénomène est le président D'Onofrio, dans le Grafico : « C'est la meilleure équipe de River que j'ai vue en tant qu'expression collective. J'ai vu beaucoup d'équipes extraordinaires de River, mais avec de grandes individualités : là, c'est le collectif qui a fait grandir les joueurs. Le plus impressionnant, c'est la culture sportive qu'il a inculquée à River en si peu de temps : le fait de jouer d'une certaine manière, que l'arrière droit des moins de 18 ans sache exactement ce qu'il faut faire quand il joue avec la réserve, parce que toutes les catégories jouent de la même façon. Gallardo est en train de rendre à River son identité. Aujourd'hui, les supporters de River marchent fièrement avec leur maillot dans la rue. » En ce mois de mai d'automne argentin, Gallardo s'apprête d'ailleurs à jouer trois Superclásicos en l'espace de 10 jours (championnat et Libertadores), dans une hystérie qui se rapproche de ce qu'avait connu l'Espagne des Clásicos en 2011.

Car en Argentine plus qu'ailleurs, les entraîneurs travaillent au milieu d'une pression multiforme que l'on retrouve difficilement ailleurs, pour des raisons culturelles et financières : la pression du résultat (surtout pour River et Boca) et des médias, très culturelle, mais surtout la pression de l'état éphémère ambiant qui habite des équipes qui changent tous les six mois. Ainsi, derrière l'exemple de Diego Simeone, ce championnat argentin appauvri est en train de créer une file d'entraîneurs très compétents, véritables héros de la gestion d'hommes, devant faire face à des ressources, un matériel et des conditions de travail qui font croire que l'Europe est un paradis. Simeone l'a dit : il a tout appris de la gestion de groupe en Argentine, de River au Racing. Gallardo, lui, fait partie de cette file. La question est de savoir si un jour, le PSG aura l'audace ou le besoin, comme l'Atlético, de revisiter son histoire pour mieux construire son futur.

Par Markus Kaufmann, à Buenos Aires À visiter :
Le site Faute Tactique
Le blog Faute Tactique sur SoFoot.com
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grenouillère_amer Niveau : District
« Finalement, j'ai peu joué avec Pauleta, mais c'était un finisseur de puta madre (un super finisseur, en VF) ». Ahahahah merci
Attaque-Defonce Niveau : CFA
Note : 18
Oh bordel, j'avais oublié qu'il avait joué à Paris... Quand il était à Monaco, c'était vraiment l'un des meilleurs joueurs que j'ai pu voir en Ligue 1.

Mine de rien, l'équipe de Monaco en 99/2000, si cet incapable de Campora avait su garder ses joueurs, ils auraient clairement pu viser le titre en C1 en deux ans. Sur le papier, c'était supérieur au PSG actuel. Ça me fait d'ailleurs rire quand on parle du PSG comme de la meilleure équipe française de l'histoire. Seuls les cuistres y croient. Vous me croyez pas ?

Fabien Barthez dans les cages (son remplaçant c'était quand même Tony Silva, un super gardien), Sagnol à droite, Riise à gauche. Dans l'axe t'avais Christanval (super fort à l'époque) et Rafael Marquez. Au milieu Costinha et Lamouchi. Pour animer les ailes t'avais Giuly et Gallardo. Et en attaque Simone et Trezeguet, plus de vingt buts chacun en championnat.

Et le banc faisait aussi sacrément peur : Contreras, Djetou, Farnerud, Legwinski, Prso, Léonard...

Sans compter Barthez qui l'avait déjà gagné, cette équipe pèse cinq ligue des champions (Giuly, Sagnol, Costinha, Riise, Marquez), auquel s'ajoutent quatre finales perdues (Giuly, Riise, Prso et Trezeguet). Monstrueux.

Cet équipe est l'exemple parfait du manque de vision à long terme qui gangrène le football français. Surtout à l'époque : chaque année le champion était différent parce que les présidents refourguaient tous leurs joueurs après le titre, histoire de graisser le compte en banque du club.

Quand tu vois cette équipe sur le papier, tu te dis que si on a gagné qu'une C1, c'est pas par manque de moyen, mais d'intelligence.
Message posté par Attaque-Defonce
Oh bordel, j'avais oublié qu'il avait joué à Paris... Quand il était à Monaco, c'était vraiment l'un des meilleurs joueurs que j'ai pu voir en Ligue 1.

Mine de rien, l'équipe de Monaco en 99/2000, si cet incapable de Campora avait su garder ses joueurs, ils auraient clairement pu viser le titre en C1 en deux ans. Sur le papier, c'était supérieur au PSG actuel. Ça me fait d'ailleurs rire quand on parle du PSG comme de la meilleure équipe française de l'histoire. Seuls les cuistres y croient. Vous me croyez pas ?

Fabien Barthez dans les cages (son remplaçant c'était quand même Tony Silva, un super gardien), Sagnol à droite, Riise à gauche. Dans l'axe t'avais Christanval (super fort à l'époque) et Rafael Marquez. Au milieu Costinha et Lamouchi. Pour animer les ailes t'avais Giuly et Gallardo. Et en attaque Simone et Trezeguet, plus de vingt buts chacun en championnat.

Et le banc faisait aussi sacrément peur : Contreras, Djetou, Farnerud, Legwinski, Prso, Léonard...

Sans compter Barthez qui l'avait déjà gagné, cette équipe pèse cinq ligue des champions (Giuly, Sagnol, Costinha, Riise, Marquez), auquel s'ajoutent quatre finales perdues (Giuly, Riise, Prso et Trezeguet). Monstrueux.

Cet équipe est l'exemple parfait du manque de vision à long terme qui gangrène le football français. Surtout à l'époque : chaque année le champion était différent parce que les présidents refourguaient tous leurs joueurs après le titre, histoire de graisser le compte en banque du club.

Quand tu vois cette équipe sur le papier, tu te dis que si on a gagné qu'une C1, c'est pas par manque de moyen, mais d'intelligence.


C'est marrant mais je n'arrive pas a savoir si tu plaisantes ou si tu es convaincu de ton post...
Merci pour ton post Attaque-Defonce <3

Article vraiment convaincant, je suis pas fan du PSG, mais j'avoue que la tout semble réuni.
Haha, ce bon vieux Gallardo. Je me souviens, à son arrivée je l'attendais limite comme le messie qui devait ramener Paris vers les sommets avec sa technique et sa vision du jeu. J'avais zappé le changement d'entraîneur de l'époque par contre. Au final il m'avait laissé l'impression d'être une tête de con, doublée d'une pleureuse, triplée d'une grosse feignasse sur le terrain. Tristesse...

Maintenant il devait vraiment pas s'entendre avec Paul Le Guen, d'où le fait qu'il faisait souvent la gueule. En même temps s'il rentrait pas dans ses plans dès le départ, c'était mal barré...surtout que j'ai rarement vu un entraîneur aussi borné que Le Guen. Son côté breton sans doute.

En tout cas ses débuts en tant qu'entraîneur laisse vraiment présager le meilleur pour lui. Un vrai bon pari à tenter un de ces jours pour le PSG, après avoir lu cet article je me dis que ça serait sympa de le voir assis sur le banc de Paris.
Attaque-Defonce Niveau : CFA
Note : 10
Message posté par BabaORhum


C'est marrant mais je n'arrive pas a savoir si tu plaisantes ou si tu es convaincu de ton post...


Alors, comme la plupart des supporteurs du PSG ici, tu serais donc incapable de la moindre nuance ? J'ai dit que SUR LE PAPIER, l'ASM de 2000 était supérieur au PSG actuel. Mais y a juste PAS DE DÉBAT possible sur la question. Sur le terrain, évidemment le PSG est au-dessus, puisque les joueurs sont plus expérimentés et jouent leurs meilleurs football sous la liquette parisienne, alors qu'en dehors de Simone (et Christanval. LOL!), les monégasques de l'époque ont tous explosé ailleurs.

M'enfin oui, avec le recul des années, le Monaco de 2000 est à des années-lumières du PSG actuel. Imagine trente secondes, tu peux compresser le temps.

1 - Tu vas chercher les joueurs de Monaco de l'époque, au moment où ils jouent leur meilleur football.
2 - Tu les ramènes en 2015.
3 - Tu les fais jouer contre le PSG.

A mon avis, y a de fortes chances que le PSG se prenne une valise. Trezeguet, c'est pas Cavani. Barthez savait faire des arrêts décisifs. Je te parle même pas du reste de l'équipe. Et même Gallardo à l'époque, on le considérait un peu comme le Pastore actuel. Soit tu n'as pas de mémoire, soit tu as découvert le football en 2012. Moi pas.

Mais c'est vrai qu'ici, il ne faut surtout pas remettre en question le PSG. J'ai vraiment pas de haine contre le PSG, je suis objectif. Soyez-le un peu aussi, vous commencez à saouler tout le monde...
Note : 3
Je ne cherche pas à latter un joueur parisien que je vous ai grandement jalousé, mais le meilleur buteur de L1 en 2005/2006 finit à 15 buts ? Putain, tristesse!
Incompetent de Campora tu m'etonnes..

On a vu jusqu'ou le club est descendu apres son depart hein seulement sauve du National par un russe en plein divorce et en quete de passeport.
T'as vu le palmares de Campora?
T'as vu les joueurs passes a Monaco sous sa presidence?

Ca me parait un peu gros et un peu précipité pour Gallardo au PSG.

Les dirigeants cherchent un entraîneur qui a de la bouteille, un palmarès, et qui peut balayer des éventuelles crises passagères avec un caractère fort.

Bref, un entraineur qui peut soutenir une pression.

Nasser ne va pas prendre un jeune entraineur, quasi sans expérience européenne, sous prétexte qu'il a joué 15 matchs avec le PSG.

Je ne dis pas que Gallardo en est incapable, mais pour l'instant on ne sait absolument pas s'il en est capable.

Qu'il prenne un club moyen (ou bon) dans un des 5 grands championnats européen pour parfaire ses gammes.

IL a tout le temps de venir un jour au psg...
Attaque-Defonce Niveau : CFA
Note : 2
Message posté par AriGold
Incompetent de Campora tu m'etonnes..

On a vu jusqu'ou le club est descendu apres son depart hein seulement sauve du National par un russe en plein divorce et en quete de passeport.
T'as vu le palmares de Campora?
T'as vu les joueurs passes a Monaco sous sa presidence?



Oui. J'ai vu les magouilles, les prises de bec avec chaque entraîneur (Wenger, Tigana, etc...). Et la chute du club a été amorcée sous sa présidence, en dehors de la parenthèse Deschamps (et il est parti à la fin de sa deuxième saison au club). Il a laissé un club complètement endetté je te rappelle. C'est bien beau de vivre au-dessus de ses moyens pendant dix ans, faut assumer après. J'appelle pas ça de la compétence, personnellement...
Note : 6
Message posté par Attaque-Defonce
Oh bordel, j'avais oublié qu'il avait joué à Paris... Quand il était à Monaco, c'était vraiment l'un des meilleurs joueurs que j'ai pu voir en Ligue 1.

Mine de rien, l'équipe de Monaco en 99/2000, si cet incapable de Campora avait su garder ses joueurs, ils auraient clairement pu viser le titre en C1 en deux ans. Sur le papier, c'était supérieur au PSG actuel. Ça me fait d'ailleurs rire quand on parle du PSG comme de la meilleure équipe française de l'histoire. Seuls les cuistres y croient. Vous me croyez pas ?

Fabien Barthez dans les cages (son remplaçant c'était quand même Tony Silva, un super gardien), Sagnol à droite, Riise à gauche. Dans l'axe t'avais Christanval (super fort à l'époque) et Rafael Marquez. Au milieu Costinha et Lamouchi. Pour animer les ailes t'avais Giuly et Gallardo. Et en attaque Simone et Trezeguet, plus de vingt buts chacun en championnat.

Et le banc faisait aussi sacrément peur : Contreras, Djetou, Farnerud, Legwinski, Prso, Léonard...

Sans compter Barthez qui l'avait déjà gagné, cette équipe pèse cinq ligue des champions (Giuly, Sagnol, Costinha, Riise, Marquez), auquel s'ajoutent quatre finales perdues (Giuly, Riise, Prso et Trezeguet). Monstrueux.

Cet équipe est l'exemple parfait du manque de vision à long terme qui gangrène le football français. Surtout à l'époque : chaque année le champion était différent parce que les présidents refourguaient tous leurs joueurs après le titre, histoire de graisser le compte en banque du club.

Quand tu vois cette équipe sur le papier, tu te dis que si on a gagné qu'une C1, c'est pas par manque de moyen, mais d'intelligence.


Bien que ça m'arrache un peu de le dire, c'est pour ça qu'il faut absolument que Lyon et Monaco conservent les Fékir, Lacazette, Martial, B. Silva &co cet été.
Je n'avais pas eu vent de la situation financiere du club desole.

Sinon avec qui Tigana ne s'est pas embrouille? Le mec est pire que Larry David il se mettrait sur la gueule avec le pape Francois.
Tu penses que la situation financiere actuelle du club de la principaute est meilleure?
Campora est un grand president des 80's, 90's, un mec qui a gagne des titres et son club en finale de coupe d'Europe (perdue dans des circonstances difficiles le lendemain de Furiani).
Campora c'est la mise en place d'un des meilleurs centres d'Europe, des joueurs de la trempe de Weah, Djorkaeff, Collins, Ikpeba, Gallardo,la mise en place d'un reseau de recrutement novateur pour l'epoque (Plasil, Riise, Farnerud).

Niveau magouilles (averees d'ailleurs??) il reste un enfant de choeur par rapport aux Bez, Tapie etc.
Message posté par Attaque-Defonce
Oh bordel, j'avais oublié qu'il avait joué à Paris... Quand il était à Monaco, c'était vraiment l'un des meilleurs joueurs que j'ai pu voir en Ligue 1.

Mine de rien, l'équipe de Monaco en 99/2000, si cet incapable de Campora avait su garder ses joueurs, ils auraient clairement pu viser le titre en C1 en deux ans. Sur le papier, c'était supérieur au PSG actuel. Ça me fait d'ailleurs rire quand on parle du PSG comme de la meilleure équipe française de l'histoire. Seuls les cuistres y croient. Vous me croyez pas ?

Fabien Barthez dans les cages (son remplaçant c'était quand même Tony Silva, un super gardien), Sagnol à droite, Riise à gauche. Dans l'axe t'avais Christanval (super fort à l'époque) et Rafael Marquez. Au milieu Costinha et Lamouchi. Pour animer les ailes t'avais Giuly et Gallardo. Et en attaque Simone et Trezeguet, plus de vingt buts chacun en championnat.

Et le banc faisait aussi sacrément peur : Contreras, Djetou, Farnerud, Legwinski, Prso, Léonard...

Sans compter Barthez qui l'avait déjà gagné, cette équipe pèse cinq ligue des champions (Giuly, Sagnol, Costinha, Riise, Marquez), auquel s'ajoutent quatre finales perdues (Giuly, Riise, Prso et Trezeguet). Monstrueux.

Cet équipe est l'exemple parfait du manque de vision à long terme qui gangrène le football français. Surtout à l'époque : chaque année le champion était différent parce que les présidents refourguaient tous leurs joueurs après le titre, histoire de graisser le compte en banque du club.

Quand tu vois cette équipe sur le papier, tu te dis que si on a gagné qu'une C1, c'est pas par manque de moyen, mais d'intelligence.


J'en ai pleuré de les voir partir ses joueurs, clairement elle aurait dominé la L1 et pu prétendre à la coupe aux grandes oreilles...

On peut reprocher beaucoup de choses à Campora, mais il n'était pas con. C'est vers cette époque , que le désengagement de la principauté à commencé à s'opérer si je ne m'abuse.Il a donc fallu trouver du pognon presque chaque année.

Et on n'aura jamais le fin mot de l'histoire, mais je suis intimement convaincu qu'il y avait un accord tacite entre Campora (et ou la principauté) et les autres dirigeants et la ligue du style: ok ,on vous fait pas raquer , vous conservez vos avantages, par contre hors de questions que vous trustiez tout les titres pour les 5 ans à venir.
Attaque-Defonce Niveau : CFA
Note : 1
Message posté par AriGold
Je n'avais pas eu vent de la situation financiere du club desole.

Sinon avec qui Tigana ne s'est pas embrouille? Le mec est pire que Larry David il se mettrait sur la gueule avec le pape Francois.
Tu penses que la situation financiere actuelle du club de la principaute est meilleure?
Campora est un grand president des 80's, 90's, un mec qui a gagne des titres et son club en finale de coupe d'Europe (perdue dans des circonstances difficiles le lendemain de Furiani).
Campora c'est la mise en place d'un des meilleurs centres d'Europe, des joueurs de la trempe de Weah, Djorkaeff, Collins, Ikpeba, Gallardo,la mise en place d'un reseau de recrutement novateur pour l'epoque (Plasil, Riise, Farnerud).

Niveau magouilles (averees d'ailleurs??) il reste un enfant de choeur par rapport aux Bez, Tapie etc.


Certes, mais il est du même niveau et s'il n'a jamais été condamné, ça ne veut pas dire qu'il n'est pas moins coupable. Le PSG ne l'a pas été non plus pour le match contre Bucarest, mais tout le monde sait qu'il y a eu corruption, ce n'est plus un secret pour personne. D'ailleurs, comme Tapie et Bez, la gestion financière calamiteuse sous Campora a mené le club a sa perte. En revanche, il a effectivement toujours eu le nez creux sur le recrutement. Bon faut aussi reconnaître qu'une grande partie du mérite revient à Wenger. Je crois que Djorkaeff vient de Grenoble ou Strasbourg quand il arrive à Monaco, et il a déjà 24 ou 25 ans.

La tradition de recrutement à Monaco ne date pas d'hier. Même quand ça allait mal, le club a toujours su dénicher des bons joueurs. Même encore aujourd'hui : YFC, Bernardo et Subasic, c'est pas de la m***

Après, Campora n'est pas le seul coupable de la chute de l'ASM. En dehors de Pierre Svara, tous ses successeurs ont maintenu l'oppulence. Tu me diras, c'est dans la tradition monegasque. A la base, les Grimaldi se sont emparés du rocher comme des lâches (en se déguisant en moine) grosso modo à la fin du XIIIe siècle et se sont auto-proclamés princes. Escrocs de génération en génération. Faut vraiment être une ménagère de moins de cinquante ans, une michetonneuse ou Stéphane Bern pour respecter cette dynastie.
Lost in translation Niveau : CFA2
S'il y a bien une chose qui me fait saliver dans cet article c'est la citation du Prez qui dit que toutes les équipes du club, des pros aux jeunes, jouent de la même facon. Que ca redonne son identité a River.

C'est quelquechose qu'on entendait souvent du Barça de Guardiola. Il y avait même eut embrouille avec l'entraîneur des jeunes peu après son arrivée je crois.

Ca paraît tellement évident qu'il faille mettre ca en place maintenant et pourtant je ne crois pas que ce soit le cas à Paris... Mais bon deux ans de coaching en amsud ca fait un peu léger comme expérience pour occuper le banc du pez!
Message posté par Attaque-Defonce
Oh bordel, j'avais oublié qu'il avait joué à Paris... Quand il était à Monaco, c'était vraiment l'un des meilleurs joueurs que j'ai pu voir en Ligue 1.

Mine de rien, l'équipe de Monaco en 99/2000, si cet incapable de Campora avait su garder ses joueurs, ils auraient clairement pu viser le titre en C1 en deux ans. Sur le papier, c'était supérieur au PSG actuel. Ça me fait d'ailleurs rire quand on parle du PSG comme de la meilleure équipe française de l'histoire. Seuls les cuistres y croient. Vous me croyez pas ?

Fabien Barthez dans les cages (son remplaçant c'était quand même Tony Silva, un super gardien), Sagnol à droite, Riise à gauche. Dans l'axe t'avais Christanval (super fort à l'époque) et Rafael Marquez. Au milieu Costinha et Lamouchi. Pour animer les ailes t'avais Giuly et Gallardo. Et en attaque Simone et Trezeguet, plus de vingt buts chacun en championnat.

Et le banc faisait aussi sacrément peur : Contreras, Djetou, Farnerud, Legwinski, Prso, Léonard...

Sans compter Barthez qui l'avait déjà gagné, cette équipe pèse cinq ligue des champions (Giuly, Sagnol, Costinha, Riise, Marquez), auquel s'ajoutent quatre finales perdues (Giuly, Riise, Prso et Trezeguet). Monstrueux.

Cet équipe est l'exemple parfait du manque de vision à long terme qui gangrène le football français. Surtout à l'époque : chaque année le champion était différent parce que les présidents refourguaient tous leurs joueurs après le titre, histoire de graisser le compte en banque du club.

Quand tu vois cette équipe sur le papier, tu te dis que si on a gagné qu'une C1, c'est pas par manque de moyen, mais d'intelligence.




tu as sorti cet effectif de son contexte. on les reconnait pke maintenant on voit ce qu'ils ont fait durant leur carrière, mais Riise est devenu Riise une fois qu'il est allé à Liverpool, pareil pour Trezegoal, Giuly et Marquez....jsai pas si ce Monaco aurait pu prétendre a la victoire finale comme tu dis.
Message posté par tommus
Ca me parait un peu gros et un peu précipité pour Gallardo au PSG.

Les dirigeants cherchent un entraîneur qui a de la bouteille, un palmarès, et qui peut balayer des éventuelles crises passagères avec un caractère fort.

Bref, un entraineur qui peut soutenir une pression.

Nasser ne va pas prendre un jeune entraineur, quasi sans expérience européenne, sous prétexte qu'il a joué 15 matchs avec le PSG.

Je ne dis pas que Gallardo en est incapable, mais pour l'instant on ne sait absolument pas s'il en est capable.

Qu'il prenne un club moyen (ou bon) dans un des 5 grands championnats européen pour parfaire ses gammes.

IL a tout le temps de venir un jour au psg...




Gallardo a gagné une coupe continentale sud-américaine (l'équivalent C3 en Europe il me semble) quand même, avec River qui ne l'avait plus remporté depuis longtemps.

Et niveau "pression", je pense que River ça dépasse de loin le PSG.
Merci pour ton poste en tout cas Attaque Defonce, hyper instructif!
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