1. // Euro 2012
  2. // Groupe D
  3. // Ukraine/France (0-2)

Et si c’était le déclic pour les Bleus ?

Vendredi soir, malgré les éléments, l’équipe de France s’est jouée de l’Ukraine (2-0) avec une maîtrise grandissante. Même si on ne veut pas s’enflammer, même s’il faut pondérer avec la valeur de l’adversaire, même si et patati et patata, on va être clairs : ces Bleus dégagent de plus en plus de force.

3 16
Tout d’abord, bravo à l’Ukraine. On évoque ici la qualité du stade de Donetsk totalement opérationnel après une pluie torrentielle à vous noyer un Mathieu Valbuena sans bouée. Concernant l’équipe nationale en revanche, on ne va pas se mentir, elle était en fait bien moins étanche que la pelouse de son magnifique écrin du soir. Oui, on pourrait souligner les mille et une faiblesses d’une formation où seul Chevtchenko est marqué du sceau de la classe. Pourtant, on ne va pas s’amuser à bouder son plaisir. Car l’équipe de France a proposé un vrai projet de jeu. « C’est très intéressant, cet équilibre entre sérieux et audace » , a même apprécié Aimé Jacquet qui s’y connaît un peu. C’est quand même fascinant comme certaines choses peuvent parfois se mettre en place sans que l’on ait vraiment vu venir les choses. Car, pour quiconque s’est fadé la campagne de qualifications, il était franchement osé d’imaginer, quelques mois plus tard, une telle qualité d’animation collective.

Et on n’en fait pas des caisses, car certaines séquences en seconde période, faites de passes courtes, redoublées, caressées à l’occasion, ont fait penser à un football voisin qui domine le monde depuis quatre ans. Bien évidemment, la France est loin de l’Espagne, puisque c’est à elle que l’on fait allusion. Parce que la qualité de pressing n’est pas la même, parce que Nasri porte la balle là où Xavi la fait toujours courir, parce que chacun des Bleus fait une touche de balle ou deux de plus que chaque Espagnol avant de la transmettre, entre autres. Mais n’empêche, il n’y a pas tant de formations que ça capables de dispenser les échanges que l’on a vus, notamment sur le tir sur le poteau de Cabaye où auparavant les Bleus ont multipliés les passes encore et encore dans les vingt-cinq derniers mètres.

Ribéry, l’homme fort

Dans cet ensemble, il y a aussi une sorte de bras d’honneur aux stats. Bien sûr Ménez et Cabaye ont marqué, bien entendu Benzema leur a fait deux passes décisives, mais si l’on devait sortir un homme, on pencherait pour Ribéry. Là encore, comment imaginer que celui qui n’avait pas livré une seule copie correcte en plus de trois ans sous la tunique nationale allait redevenir l’homme fort de l’attaque. L’homme fort, si, si. Il n’y avait qu’à voir comment Nasri, pourtant pas le dernier à réclamer sa part, a baissé la tête et sagement laissé le Bavarois prendre un coup franc direct auquel le Citizen avait pourtant l’air de tenir. Et sans menaces de la part de Ribéry, hein, signe d’une certaine autorité naturelle, mine de rien. Une influence sur ses partenaires née à la fois de ses prestations d’un point de vue strictement technique, mais aussi d’un état d’esprit qui voit Ch’ti Franck aller sur tous les fronts et assurer tous les replis. Exemplaire, si on osait.

Alors fatalement, dans ce tableau flatteur, il y a quelques tâches caca d’oie. Malgré une clean sheet qui fait toujours plaisir, la défense continue de ne pas donner tous les gages de sécurité. En quelques occasions, Rami a vu le numéro 7 de Sheva, Mexès a donné des sueurs sur quelques nonchalances et Clichy (un choix assez fort à la place d’Évra dès le deuxième match) reste sujet aux étourderies comme une absence de marquage sur touche adverse. Et on demande toujours à voir Alou Diarra, impeccable lors des deux dernières sorties, face à des formations qui attaqueront en plus grand nombre et avec moins de parcimonie que l’Angleterre et l’Ukraine, deux épiceries pas très fines. C’est vrai, cette équipe reste très perfectible. Mais il y a l’idée d’un élan, d’un souffle, qui traverse ces Bleus et pourrait bien les porter loin. Très loin ?

Dave Appadoo
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
on passe en quart contre l estac, par contre derriere les allemands en demies...tres belle maitrise collective en tt cas hier
Ouais c'est comme ca avec les bleus.Plus nos adversaires sont faible, plus on monte en puissance
Le prince des ténèbres Niveau : CFA2
Tout dépendra du quart de finale. Les espagnols sont trop forts je pense. Sans être ridicule (comme les Irlandais), nous n'avons ni la qualité ni l'expérience pour les taper. Après, Italie ou Croatie, c'est vraiment du 50-50.
Et dire que si on avait une bonne défense on irait loin. Il ne manque que la solidité défensive à cette équipe pour qu'elle fasse de grandes choses, malgré tout le mal que l'on en a dit. J'espère effectivement que ce match a été un déclic.
Qu'est-ce que Lolo attend pour mettre Koscielny à la place de Rami? Ya pas photo quand meme
Ca fait bizarre de voir Ménez sourire....
C'est pas un déclic, c'est le fait d'avoir utilisé la profondeur. La possession sans la profondeur c'est inutile.
Abilio 34 Niveau : DHR
En tant que fervent aficionado de la Roja, j'espère de tout coeur éviter les Bleus...SUPERSTITION
Donc retour au 4/2/3/1 (celui qui nous a si bien réussi avec Domenech).
Contre l'Ukraine obligée de se découvrir pour prendre des risques devant son public (et qui au passage n'est pas un foudre de guerre) ça passe sans problème.

Mais, si les Bleus passent au second tour, s'en sera fini des équipes qui laissent des espaces pour la contre attaque comme l'Ukraine. Et là, pas sûr que ça rigole autant.
Note : -1
J'ai l'impression que le système de Blanc se rapproche plus d'un 4-3-3 avec Diarra, Cabaye et Nasri au milieu, Ribéry, Benzéma et Menez devant.
Il y a incontestablement eu beaucoup de progrès depuis quelques temps, mais attention à ne pas tomber sur l'Espagne en quarts...
waynerooney Niveau : CFA
L'Espagne nous met 5-0 facile au vu de l'absence d'implication tactique de certains joueurs.
Inutile de s'enflammer tant qu'on aura une charnière centrale aussi douteuse.
@waynerooney: Et l'Espagne nous les mettrait comment ces 5 buts à zéro tu penses? Comme les Anglais devaient nous les mettre il y a 2 ans ou plutôt comme les Brésiliens ont finalement oublié de les nous planter? Ou bien encore à la manière de l'Allemagne à domicile..? ;)
Pardon pour le sarcasme mais chaque fois c'est la même chose, et si la France venait à l'emporter contre l'Espagne, ce serait moins grâce à ses qu'à des Espagnols en bout de course. Et puis, si l'Italie actuelle peut lui arracher le nul, je ne vois pas pourquoi la France se prendrait une telle valise!
L'équipe de France n'est certes pas la machine de guerre qu'elle était au tournant des années 2000 mais elle a clairement des arguments à faire valoir, y compris face à des gros clients comme l'Espagne et l'Allemagne.
"ce serait moins grâce à ses qualités*" - et un mot oublié un!
@toof11
Non, non c'est bien un 4/2/3/1. Ca se juge au moment des replis défensifs à partir desquels se développe le jeu une fois le ballon reconquis. Diarra et Cabaye devant la défense, Nasri au même niveau que Ribéry et Ménez un cran au dessus puis Benzema tout seul en pointe. 4 lignes de joueurs pour 3 avec le 4/3/3.
Après que les places bougent dans l'action on appelle ça le football.
@lou: "s'en sera fini des équipes qui laissent des espaces pour la contre attaque comme l'Ukraine".
Perso, les actions qui amènent les buts de l'EDF, j'appelle pas ça des contre-attaques.
Partenaires
Logo FOOT.fr Olive & Tom
Article suivant
Ukraine-France sur Twitter
3 16