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Et si c'était la dernière danse de Ferguson ?

Vexé au printemps dernier de s'être fait piquer le titre par City, Sir Alex Ferguson a remis sa machine de guerre en marche. Ce soir, son United accueille l'encombrant voisin de City avec 15 points d'avance et un ballotage très favorable pour le titre de champion. Un titre qui pourrait être le dernier de l'Écossais.

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« Avec ce qui s'est passé l'an dernier et ce titre arraché à la différence de buts par City dans les ultimes secondes de la saison, la rivalité est montée de plusieurs crans. Pour nous, ça a créé une sensation de vide, de manque, de frustration. Je n'avais pas ressenti cette confusion de sentiments depuis longtemps. Depuis une vingtaine d'années, quand Liverpool dominait. » Quand Sir Alex Ferguson se confie dans les colonnes de L’Équipe Magazine le mois dernier, les mots sont lourds de sens. À 71 ans, l'homme aux 37 trophées glanés sous les couleurs de Manchester United est rancunier. Il en a gros sur le cœur. Son ego en a pris un coup. Sa réputation aussi. Et on ne parle même pas de son amour propre. Se faire enfler, qui plus est par un voisin, il déteste ça.

Alors il a tout fait pour ne plus revivre une telle désillusion. À l'heure de défier City à Old Trafford à huit journées de la fin de la saison, United compte 15 points d'avance. Un putain de fossé. Mieux, les Red Devils avancent à pas de géant (25 victoires en 30 matchs, un record), ne laissant que des miettes aux poursuivants. Un tueur au sang froid. Réaliste. Implacable.

Pourtant, on se dit que le vingtième titre qui tend les bras aux Mancuniens pourraient être le dernier de Sir Alex Ferguson. Le mec partirait au sommet. Comme un prince. Avec son CDI en poche, l'Écossais est aujourd'hui le seul maître à bord. Enfin, lui, et son médecin. En février 2012, il s'était déjà confié sur son avenir immédiat sur le site de la FIFA en avançant que « sa philosophie est que tant que je prendrai du plaisir à mon travail et que je serai en bonne santé, je continuerai. Je n'ai pas envie de me fixer de limites, car je ne sais pas de quoi demain sera fait. Évidemment, le moment viendra. Mais pour l'instant, il n'est pas l'heure d'y penser. »

Qui pour lui succéder ?

Après tout, pourquoi partirait-il à la fin du championnat ? Tout simplement parce qu'il est temps de passer la main. Avec MU, Fergie a tout gagné. Absolument tout. Et plus d'une fois. Il n'a plus rien à prouver. Depuis qu'il est sur le banc de United, Arsenal lui a lancé un défi. Il l'a relevé. Ensuite, ce fut au tour de Chelsea. Il l'a relevé. Aujourd'hui, c'est City qui lui tient tête. Il est en passe de le relever. L'homme marche au défi. Partir au sommet, en détrônant Manchester City, il n'y a sans aucun doute pas plus jouissif pour un coach de United. Jusqu'au bout, il aura réussi à se remettre en question. Sous ses ordres, il a déjà su renouveler quatre générations exceptionnelles de joueurs sans que son vestiaire n'explose (Cantona-Beckham-Ronaldo-Van Persie). C'est un exploit.


D'autant que tout est déjà en place pour prendre sa place. Le club tourne comme une montre suisse, les structures sont ultra modernes et Mike Phelan, l'adjoint de Fergie, gère déjà toutes les séances d'entraînement. Au vrai, Sir Alex fait surtout du suivi psychologique. Il gère ses hommes. Pas les footballeurs qui, eux, sont en auto-gestion permanente, sous les yeux avisés des cadres du vestiaires (Giggs, Scholes, Ferdinand).

Mais qui pour le remplacer ? Dans L’Équipe magazine, l'Écossais donnait quelques pistes de travail : « Je pense que, pour me succéder, il faudra un coach avec de l'expérience. Il faut qu'ils commencent avec les jeunes, la réserve. » Entre les lignes se dresse un portrait robot facile à identifier : Ole-Gunnar Solskjær. Ancien trublion offensif du club, émérite entraîneur des jeunes pendant trois ans (2008-2011 avec le titre en 2010) et coach de Molde depuis deux ans avec deux titres de champion de Norvège à la clé. Un profil presque parfait. Car mine de rien, pour succéder à un banc squatté avec succès par le même mec depuis 26 ans, il faudra être solide. Ainsi, de nombreux cadors ont été avancés : Mourinho, Guardiola, Lippi. Récemment, on a même parlé d'un duo Giggs-Scholes. Mais pour le moment, rien n'a filtré. Tout simplement parce que la fin de règne de Sir Alex n'est pas encore datée. Enfin, Sir Alex n'a encore rien décidé. Il est son propre maître. Il l'a toujours été. Pour le moment, il a un vingtième titre à aller chercher. Alors ce soir, il défiera une nouvelle fois Roberto Mancini dans les travées d'Old Trafford. Une victoire rapprocherait MU du sacre dans une drôle de saison. Son MU n'a jamais fait rêver par son jeu ou ses matchs, mais force est de constater que ce United a déjà gagné à Chelsea, Liverpool et City. Rien que ça. Alors finalement, c'est peut-être la bonne saison pour arrêter. Et partir au sommet. Là-haut. Tout là-haut. Sur un putain de perchoir.

Par Mathieu Faure
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