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Et si Bale renversait enfin CR7 ?

Mercredi soir, Gareth Bale et Cristiano Ronaldo vont se faire face en demi-finales de l'Euro. Le moment parfait pour officialiser la passation de pouvoir.

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« Ce n'est pas un match entre deux joueurs. C'est entre deux pays pour une demi-finale. Onze joueurs contre onze joueurs. » Forcément, en conférence de presse, Gareth Bale refuse de résumer ce Portugal-Pays de Galles à un duel avec Cristiano Ronaldo. Mais il a fait quelques progrès. Cette fois-ci, le Gallois s'est au moins abstenu de cirer les pompes de son coéquipier du Real Madrid. Car depuis son arrivée en Espagne en 2013, Bale n'a de cesse de louer à l'excès les qualités du Portugais, de s'écraser devant lui, que ce soit en conférence de presse à l'instar d'un Neymar avec Messi au Barça, mais aussi dans sa manière de jouer avec lui. Sauf que cela commence à devenir gênant, tant Bale semble aujourd'hui boxer dans la même catégorie que son coéquipier et adversaire d'un soir.

« C'est lui le boss »


À l'été 2013, après deux mois de bras de fer avec Tottenham, Gareth Bale rejoint enfin le club de ses rêves, le Real Madrid. Après une saison incroyable en Premier League, le Gallois débarque officiellement pour 91 millions. Un prix revu à la baisse pour ne pas froisser l'ego de la star portugaise du club, car en vérité, le montant du transfert avoisine les 100 millions d'euros. Ce qui fait de Bale le joueur le plus cher de l'histoire, juste devant son prestigieux nouveau coéquipier. Les premiers mots du Gallois en arrivant à Madrid sont donc immédiatement dirigés à l'attention de Ronaldo, sachant que tout le monde se demande si les deux peuvent cohabiter, avec un jeu si similaire. « Je n’ai aucun doute sur le fait de m’entendre avec lui. Pour ce qui est de le rendre meilleur, je crois qu’il n’a pas besoin de moi (sourire). C’est lui le boss, le meilleur joueur du monde. Personne n’est meilleur que lui. Il a déjà démontré qu’il est le meilleur. J’espère simplement gagner des titres avec lui » , déclare-t-il. Le ton est donné, Bale ne veut pas faire d'ombre à CR7, pas tout de suite. Alors, le Gallois transforme son jeu et joue contre nature. Il se plie à la monarchie Ronaldo et se transforme en simple valet de ce dernier, comme tous les autres membres de l'équipe. Un vulgaire porteur d'eau. Pourtant, Bale n'est jamais aussi fort que lorsqu'il doit porter l'équipe sur ses épaules (Tottenham, Pays de Galles).

Changement de statut


D'ailleurs, en novembre 2013, pour le premier match qu'il dispute sans CR7, il inscrit un triplé salade, tomate, oignon contre Valladolid. La complète, tête, pied droit, pied gauche. Une petite bulle d'air, avant de reprendre sa vie de servitude. Car la saison suivante, dès qu'il se montre un petit peu égoïste sur le terrain – toujours moins que Cristiano Ronaldo – le public madrilène lui tombe dessus et le pointe du doigt. Alors Bale rentre dans le moule. « Je ne veux pas qu’il parte, absolument pas ! Il a montré qu’il était un joueur de classe mondiale, empilant les buts année après année. Il s’agit évidemment d’un joueur que nous ne voulons pas perdre. Bien sûr que je veux le voir rester au Real Madrid ! » , explique-t-il lorsqu'on lui parle des rumeurs de départ de CR7.



Et puis, cette saison, les choses ont commencé à changer. Avec les blessures de Benzema et Ronaldo, Bale se retrouve souvent avec le costume de leader de l'équipe. Un costume qu'il enfile parfaitement, jusqu'à faire croire au titre aux Madrilènes. Et en finale de la Ligue des champions, au bout de lui-même, rongé par les crampes, c'est bien lui le meilleur joueur du Real. Car oui, aujourd'hui, Gareth Bale est au moins aussi fort que Cristiano Ronaldo. Il est en droit, et doit lui faire de l'ombre. Et ce sera beaucoup plus facile à imposer, s'il parvient à l'éliminer de l'Euro ce mercredi soir. Le message sera fort. Et peut-être qu'il aura le droit de tirer les coups francs en rentrant à Madrid.

Par Kevin Charnay
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