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Et revoilà Alou Diarra

Avant de retrouver Bordeaux, son ancien amour, Diarra n’a pas déçu lors de son premier match contre le PSG. Sur le terrain comme en dehors, il paraît déjà incontournable dans son nouveau club de Nancy, où son état d’esprit et son comportement font l’unanimité.

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Dans les esprits, la scène renvoie à des années-lumière. Elle se déroule en Lorraine. Malmené par le Paris Saint-Germain qui a déjà inscrit deux buts, Nancy se révolte un peu avant l’heure de jeu. Au coup franc, Benoît Pedretti. Dans la surface de réparation, Alou Diarra. Soit les deux milieux qui accompagnaient Patrick Vieira dans le onze de l’équipe de France le 30 mars 2005, lors d’une partie contre Israël en éliminatoires de la Coupe du monde allemande. Un match durant lequel David Trezeguet avait été le seul Tricolore à trouver la faille, puis avait été expulsé cinq minutes plus tard. Bref, une autre époque. Un temps que Pedretti et Diarra remettent au goût du jour en quelques sorties, au stade Marcel-Picot donc, le premier déposant le ballon sur le crâne du second, qui catapulte le cuir dans les filets.

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Malgré la défaite attendue face au champion de France (1-2), Diarra a ainsi des raisons de se réjouir. Le milieu défensif, qui n’avait pas joué depuis plus de cinq mois, a réussi son retour avec cette première titularisation à Nancy, après quelques semaines où son corps laissait supposer une certaine délicatesse. C’est que ce dernier avait besoin d’un peu de repos. Pas épargné par les blessures pendant sa longue carrière, l’international aux quarante-quatre sélections a enfin réalisé une nouvelle année complète la saison dernière. Auteur de trente-trois parties toutes compétitions confondues (trente-deux titularisations), le joueur de trente-cinq ans n’avait plus dépassé la quinzaine de matchs depuis... 2011-2012, avec l’Olympique de Marseille. Revenu du côté de Nancy pour retrouver la Ligue 1, Diarra compte désormais huit clubs sur son CV avec lesquels il a joué en première division (parmi eux, Bordeaux, qu’il retrouve ce week-end) et en a profité pour devenir le recordman en la matière parmi les joueurs encore en activité dans l’élite française.

Allier l'utile à l'agréable


«  C’est une bonne surprise de me retrouver en France, déclarait-il début septembre dans L'Est Républicain. Nancy, c’est exactement le challenge et le club qu’il me fallait. Je connais pas mal de joueurs de l’effectif, j’ai des liens d’amitié avec Youssouf Hadji depuis Bastia, je suis resté en contact. J’ai côtoyé aussi Benoît Pedretti en sélection. (...) Franchement, je suis heureux et j’ai hâte de me remettre au travail. J’avais d’autres offres, exotiques notamment, mais (...) je cherchais un challenge sportif.  »


Celui qui portait le brassard avec les Bleus par le passé est si discret que ces propos relèvent de la pure honnêteté. Son entraîneur, Pablo Correa, est quant à lui déjà sous le charme de sa recrue, comme le montrent les félicitations adressées en conférence de presse après la rencontre contre le PSG. 90 minutes disputées, 51 ballons touchés, 72% de passes réussies, trois duels aériens gagnés sur quatre (dont un qui amène au but), 80% de tacles réussis, trois interceptions... Il y a pire comme première, non ?

Ouvert aux jeunes


Mais il faut dire qu’au-delà des caractéristiques individuelles, le remplaçant de Vieira en finale du Mondial 2006 a déjà fait beaucoup de bien au club lorrain. Comment ? Par son expérience et son aura sur les jeunes pousses, pardi ! Au centre d’entraînement de l’ASNL, toutes les générations se côtoient, ou du moins se croisent. U15, U17, U19, réserve, professionnels... Ces derniers s’entraînent juste à côté des autres équipes, et les infrastructures sont partagées. Du coup, les jeunes n’hésitent pas à aller serrer la main de l’ancien Girondin sur le chemin du stade ou a la cantine. Et celui-ci de leur adresser quelques mots. Mathias Fischer, dix-huit ans et joueur de la CFA II, en a fait l’expérience quand le natif de Villepinte a repris la compétition avec l’équipe B : « C’est très enrichissant de jouer avec lui. Il donne énormément de conseils sur le placement, les choix à faire... »


Avec la modestie qui accompagne sa personnalité. « Alou Diarra est ce genre de mec qui a un comportement exemplaire. Il n’a jamais fait trop de vague concernant les polémiques médiatiques durant sa carrière, il a toujours eu le bon esprit... Nos jeunes doivent s’inspirer de lui, note Nicolas Florentin, entraîneur des dix-sept ans nationaux. Et c’est un joueur que les gamins prennent en modèle, c’est une évidence. » Au vrai, Diarra semble bien faire l’unanimité au club, comme le confirme Patrick Gabriel, le directeur du centre de formation et entraîneur de Nancy en 2013 : «  Alou, c’est forcément une référence. C’est un garçon qui rentre dans l’esprit d’éducation des jeunes. C’est un état d’esprit différent du clinquant qu'on peut voir chez les joueurs d'aujourd’hui. » De quoi relativiser la nostalgie de sa période Bordeaux, avec lequel il a connu ses plus belles heures et remporté un championnat.

Par Florian Cadu Tous propos recueillis par FC, sauf mention
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Dans cet article

Rappelez-vous : il y a six ans, Alou Diarra était promu capitaine de la sélection par Laurent Blanc.

Son déclin a commencé à l'OM, mais je garde un bon souvenir de son passage. Après des premiers mois difficiles, il était monté en puissance à partir de la mi-saison.

Sinon c'est vrai que cet ASNL sent bon les années 2000, c'est décevant de les voir derniers.
abistodenas Niveau : DHR
attention de ne pas te blesser lors de la célébration des buts mon bon Alou !!
Super homme.
De très grande classe.
Et un bon joueur qui doit d' avoir joué au haut niveau à son exceptionnel mental (capacités intellectuelles et psychiques).
Mais jamais au grand jamais,il n' aurait dû remplacé l' immense Patrick Vieira en finale de la Cdm 2006!
1 réponse à ce commentaire.
footrockeur Niveau : Loisir
Mais regardez-vous, lisez-vous Sofoot bordel de merde !
Un éloge à Alou Diarra ? Mais bordel où va le monde ? Pq pas à Marc Planus si il signait demain à Dijon ? Ça n'a aucun sens putain


Alou Diarra merde, vous me suivez ?
J'ai eu l'occasion de le voir jouer à maints reprises sous le maillot des Girondins.
Il faisait le boulot:
Impacte,jeu de tête,récupération du ballon,leader moral,détermination sans faille et sens du sacrifice.
Entouré de joueurs de ballon du type Fernando,Gourcuff,Wendel,Goufran et Plasil,il était nécessaire à l' équilibre de l' équipe.
Mais une fois le ballon récupéré,il n' avait d' autres possibilités techniques que de le donner au plus vite à un coéquipier qui savait quoi en faire.
Plus proche de Deschamps que de Vieira,avec encore moinss de ballon.
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