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Et pourtant, l'Atlético réussit sa saison…

Alors que sa réception du Barça a tout de la passation de pouvoir, le toujours champion en titre de Liga se montre optimiste. Avec une 3e place presque assurée, l'Atlético Madrid envisage l'avenir avec le sourire, car il a réussi sa transition.

La formule magique existe. Tout du moins, Diego Simeone pense la tenir : « Si nous gagnons contre Barcelone et que le Real perd, nous serions troisièmes, eux champions et tout le monde sera content. » À un détail merengue près, la logique de l'entraîneur des Matelassiers se tient et contenterait tout un chacun au Vicente-Calderón. Car, à dire vrai, le toujours champion en titre de Liga a réussi sa saison, aussi bien sur les terres domestiques que continentales. Avec une troisième place directement qualificative pour la Ligue des champions à portée de main - avec quatre points d'avance sur Valence, un succès lors des deux dernières journées lui suffirait -, l'Atlético Madrid suit le chemin qu'il s'est tracé. De sa direction en passant par son vestiaire, tous s'accordent à retenir les nombreux points positifs de cette « saison d'après » . En ayant limité la casse en championnat et atteint les quarts de finale en Europe, les Colchoneros se veulent optimistes pour les exercices qui arrivent. Leur plan de bataille est clair, et les voyants au vert. Retour sur une croissance pour laquelle cette médaille de bronze a tout du succès.

Les reins solides et un Madrid rojiblanco


Il se raconte que le hasard n'a pas sa place au haut niveau. « Faux » , répond le calendrier de la Liga BBVA. Par son tirage au sort d'avant-saison, il offre aux amoureux de la Liga un épilogue qui rappelle étrangement la fin de la saison passée. L'Atlético Madrid, alors au coude-à-coude avec Blaugrana et Merengues, était allé chercher son sacre dans un Camp Nou qui l'avait ovationné et adoubé une fois le coup de sifflet final sonné. Un an plus tard, le Vicente-Calderón s'apprête à devenir le théâtre du sacre barcelonais. Une passation de pouvoir qui raisonne comme le retour au premier plan du FCB après un an d'intermède. Mais en aucun cas comme l'échec de cet Atlético Madrid. Fort de son statut de champion, le club des bords du Manzanares ne s'est jamais imposé comme objectif de revalider ce titre. Tout au long de la saison, et malgré des performances convaincantes en championnat jusqu'au début du printemps, Diego Simeone n'a cessé de rabâcher le même discours : « Notre objectif est de nous qualifier directement pour la Ligue des champions. » Ce refrain a été repris à l'unisson par un effectif à la confiance absolue en son mentor.

Diego Simeone ne le sait que trop bien. Sa philosophie du dia a dia colle parfaitement à un club qui avait fait de la schizophrénie son identité. Sans jamais laisser de faux espoir à un Vicente-Calderón acquis à sa cause, le Cholo a réussi à maintenir le cap. En soi, le plus difficile après une saison ô combien surprenante et historique pour le second club de la capitale castillane. Après avoir surpris Espagne comme Europe, l'Atlético a connu un pillage tout relatif l'été passé. Aux indispensables Courtois, Diego Costa et Filipe Luís se sont ajoutés des renforts tout en jeunesse et en qualité. Un temps sous la guérite, Oblak s'est construit une image de muraille au printemps. Griezmann, après une adaptation de quelques mois, s'est mué en meilleur buteur des Colchoneros et en étendard d'un avenir qui prête à l'optimisme. Quant à Jiménez, central rugueux et fougueux, il a suppléé à la perfection ses aînés Miranda et Godín. En plus de ces performances individuelles, l'Atlético a reconquis le territoire municipal. Malgré une élimination en quarts des grandes oreilles, il fait de son bilan annuel de quatre victoires, trois nuls et un revers face au Real Madrid sa fierté.

Simeone 2020 et son alléchant projet


Bien entendu, le jeu d'attaque des Rojiblancos peut laisser à désirer. Mais, avec un Koke qui promet « être ici l'année prochaine » et un Griezmann dont la clause libératoire devrait grimper en flèche, l'Atlético peut espérer de beaux jours. D'autant plus que la manne financière apportée par son investisseur chinois laisse apercevoir un horizon économique plus dégagé. Sa foutue dette, à défaut de s'amaigrir, ne gonfle plus et son déménagement du Vicente-Calderón vers la Peineta, enceinte olympique de la capitale, prévu en 2016, va lui offrir une recette de billetterie plus conséquente. Par exemple, les noms de Cavani et d'Higuaín reviennent fréquemment dans les arcanes du Cerro del Espino. Tout un projet de modernisation et pérennisation de l'Atlético dont la pierre angulaire reste Diego Simeone. Courtisé par la moitié des grandes écuries européennes, le Cholo a prolongé son bail avec les Matelassiers jusqu'en 2020 : « Dans la vie, on n'a pas souvent le choix. J'ai la chance de pouvoir le faire et j'ai choisi de rester ici, parce que je suis sûr que le club va continuer à grandir. » Une continuité pas vraiment dans les habitudes d'un club pour qui le futur n'est, pour la première fois depuis longtemps, plus ombragé.

Par Robin Delorme, à Madrid
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