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Et le Bayern est redevenu humain

D'un côté, la vitrine d'un club prêt à enfiler sa cinquième couronne nationale de suite, qui n'a plus perdu la moindre rencontre depuis un peu moins de trois mois et qui s'apprête à s'enfiler un nouveau huitième finale de C1 face à des Gunners en panne de confiance. De l'autre, l'intérieur de la boutique : un ensemble devenu chiant, qui gagne souvent à l'arrache et qui doit désormais gérer la retraite précipitée de Philipp Lahm. Autopsie.

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Une même soirée, une conclusion, plusieurs perceptions. Poussé dans les cordes, Maik Walpurgis, quadragénaire au visage marqué, reprend ses esprits et tente de comprendre comment ses gars ont pu lâcher un nul précieux dans la course au maintien. Cette sensation traverse également l'Audi-Sportpark d'Ingolstadt où le Bayern danse en cette fin d'après-midi de mi-février. Sous le soulagement, la machine bavaroise savoure une dixième victoire en onze sorties depuis le 23 novembre dernier, date de son dernier souci technique constaté à Rostov (2-3). Depuis, l'armée de Carlo Ancelotti a repris sa quête nationale pour accomplir « le devoir, l'obligation » que représente un titre de champion d'Allemagne. La victoire à Ingolstadt (2-0) samedi dernier, obtenue au mental grâce à deux buts inscrits dans les arrêts de jeu, combinée à la défaite de Leipzig à domicile face à Hambourg (0-3), file sept points d'avance au monstre tentaculaire qui avalera sans aucun doute une cinquième coupe de suite en mai prochain. Le tableau semble parfait, les problèmes lointains, et face à la presse, Ancelotti en profite pour souligner « la force de caractère » d'un onze débarqué chez son voisin sans ailier et dans un système repensé. L'essentiel est assuré, pour l'opération séduction, il faudra une nouvelle fois repasser. Oui, on s'est encore fait chier en regardant le Bayern d'Ancelotti jouer et la presse allemande n'hésite pas à ressortir le vieux concept du Bayern-Dusel. Un succès sans style, mais gratté par l'efficacité.

Le patron, l'incertitude et le modèle


Finalement, samedi dernier, l'important était ailleurs et un match de foot ne peut suffire à étouffer le bordel d'une famille. Quatre jours plus tôt, Philipp Lahm, sous contrat avec le Bayern jusqu'en 2018, a fracassé en quelques mots le sol de l'institution en annonçant après la victoire munichoise contre Wolfsburg (1-0) en Coupe d'Allemagne sa volonté « d'arrêter de jouer au football à la fin de la saison » à trente-trois ans. La fin d'une histoire de vingt-deux piges entre une légende et la cause qu'il a servie depuis le début du siècle ou, au moins, son interruption. Forcément, ça fout une claque. Dans ces conditions – soit sans prévenir personne du timing dans une maison où il connaît tout le monde –, ça fait encore plus mal. Depuis, Carlo Ancelotti a expliqué qu'il avait essayé de convaincre son capitaine, mais que ce dernier lui avait expliqué vouloir « faire ce travail à 100%, pas à 90% » . Honnête, classe et pro. Problème, le porte-drapeau a refusé dans le même temps d'enfiler la casquette de directeur sportif, un poste vacant depuis le départ de Matthias Sammer en juillet dernier. Une absence qui se calque sur les difficultés rencontrées cette saison par le Bayern, qui semble se contenter de victoires en fin de match, d'un jeu sans rythme et d'une dépendance aux exploits individuels au cœur d'une machine qui n'est plus tout à fait collective. Comme s'il manquait d'un patron pour gueuler du premier étage pour réveiller les soldats. Ce que le retour d'Uli Hoeneß à la barre du conseil de surveillance doit amener.


Le Bayern a construit son prestige sur son unité et s'il est progressivement devenu au fil de l'histoire un club modèle, c'est aussi pour cet esprit famille construit entre les figures historiques qui prend depuis quelques mois des tartes dans la gueule. Pourquoi Lahm a refusé le costume de directeur sportif ? Pour souffler, oui, mais reviendra-t-il ? Personne n'en est sûr. Sur ce point, c'est une fracture alors que le poste était dessiné pour lui et que son refus laisse le Bayern dans un vide encore total. C'est un modèle qui prend un coup, mais voilà que la Ligue des champions est de retour, là où Carlo Ancelotti est attendu et là où il a surtout déjà perdu deux rencontres cette saison, à Madrid et à Rostov. Face à Arsenal le Bayern débarque en favori, mais va aussi devoir hisser son niveau de jeu pour ne pas vivre de nouveau une saison normale. Le peuple rouge n'en veut plus et souhaite retrouver les grandes oreilles soulevées en 2013. Guardiola était venu pour ça et a échoué tout en laissant un chantier derrière lui. Ancelotti doit maintenant prouver sa valeur ajoutée. Maintenant, plus que jamais.

Par Maxime Brigand
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Ligue des champions
Huitièmes de finale
Bayern Munich - Arsenal




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