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Et Gallas swingua...

C'est tout pour lui. À 37 ans, William Gallas met fin à sa carrière, après une dernière aventure australienne qui a pris tout le monde à contre-pied. Un peu comme tout le reste de sa carrière.

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La dernière fois que William Gallas a fait parler de lui, c'était en février dernier. Les images de son dégagement raté face au Western Sydney faisait « loler » la planète entière, rappelant par la même occasion aux étourdis qu'il n'était pas encore tout à fait retraité. Une boulette qui illustre à merveille les propos que l'ancien défenseur de 37 ans tient dans l'interview diffusée jeudi soir sur L'Équipe 21 : « On se dit qu'on peut toujours continuer, mais bon, je pense qu'aujourd'hui je ne peux plus. » Après une dernière pige au pays des kangourous et des « travelleuses » , l'ancien Marseillais a décidé de raccrocher, au soir d'une carrière riche de 84 sélections, et d'un palmarès qui contient plus de sorties de route que de trophées.

C'est un soir d'octobre 1999, à 22 ans, que William Gallas est né au football. Au Vélodrome, face à un Manchester United tenant du titre et invaincu depuis dix-huit rencontres en Ligue des champions. Et c'est Stéphane Dalmat qui tient le rôle de la sage-femme, en l'envoyant dégainer son pointu face à Mark Bosnich. Un Australien, déjà. Ce soir-là, l'OM s'impose 1-0 et l'Angleterre découvre un joueur qu'elle va adopter durant douze saisons sans jamais vraiment parvenir à l'apprivoiser. Car au pays des traditions, le Guadeloupéen s'acquitte des convenances de façon très personnelle. Capable d'être le seul joueur de l'histoire à oser jouer pour Chelsea, Arsenal et Tottenham, où il portera à chaque fois le brassard, il réussit en même temps à se plaindre ouvertement du comportement de ses jeunes coéquipiers d'Arsenal, à qui il reproche un manque de courage, ce qui pousse Arsène Wenger à lui retirer le capitanat en 2008. Ce sens des valeurs à géométrie variable, Gallas l'exerce également chez les Bleus, où il s'efforce d'enseigner le respect des anciens sans trop de tact. À Samir Nasri, coupable de s'être assis sur le siège de bus habituellement occupé par Thierry Henry lors de l'Euro 2008, il avoue dans son autobiographie avoir lancé : « Comment tu me parles ? Pour qui tu te prends ? T'as que vingt ans, je ne suis pas ton ami. » De cette embrouille de colonie de vacances naîtra une relation houleuse entre les deux hommes, Nasri avouant plus tard qu'ils avaient « joué un an ensemble sans se parler » à Arsenal. Ce même respect de la hiérarchie, Gallas l'oubliera deux ans plus tard, en Afrique du Sud, en restant enfermé dans ce même bus, aux côtés d'Henry et sans Nasri, écarté du groupe des 23. Même chose lorsqu'il adresse un doigt d'honneur au pauvre David Astorga au sortir de la défaite face au Mexique, lors de cette même Coupe du monde. Ce qui restera comme son dernier geste sous le maillot tricolore.

Ce type de paradoxe, la carrière longue de dix-neuf saisons de William Gallas en est parsemée. C'est même ce qui l'a construit. Impérial au sein de la défense des Bleus au Mondial 2006, catastrophique deux ans plus tard à l'Euro. Numéro 10 à Arsenal, lui le stoppeur à l'ancienne. Même sa voix, dont la mue semble destinée à ne jamais aboutir, contraste avec son physique de boxeur. Pire, son fait d'arme le plus important, ce but qui envoie la France en Afrique du Sud, est éclipsé par le contrôle de la main de Thierry Henry. William Gallas, c'est 84 sélections et un palmarès vierge avec les Bleus, hormis cette anecdotique Coupe des confédérations 2003. En 2008, Jérôme Rothen révélait dans son autobiographie que William Gallas était surnommé « Pierre Richard » , à l'école. À l'époque, ses camarades étaient loin de se douter que le gaillard allait faire une si grosse carrière en enchaînant les faux pas. C'est sans doute cela qu'on appelle le talent.




Par Mathias Edwards
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