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Et Butragueño quitta Madrid...

Il y a tout juste deux décennies, Emilio Butragueño mettait fin à son idylle de joueur avec le Real Madrid. Une décision mûrement réfléchie qui l'a conduit à un exil vers le Mexique et le modeste Atlético Celaya. Un pays où il s'était révélé aux yeux du football mondial neuf années plus tôt…

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La gorge nouée, les traits tirés, Emilio Butragueño s'avance devant un parterre de journalistes. Puis prononce ces quelques phrases : « Le 30 juin prochain, je quitte le Real. C'est la phrase qui me fait le plus de mal à prononcer. J'ai joué 11 ans dans ce paradis qu'est le Bernabéu… J'ai gravi chaque jour ces tribunes… Mais je suis réaliste. Tout cela s'est arrêté. » En ce 18 mai 1995, l'annonce de son départ plonge dans une infinie tristesse le madridismo. Sans son Buitre, c'est toute la Quinta du même nom qui se meurt. Cette fameuse bande de cinq canteranos, composée de Butragueño, Michel, Sanchis, Martín Vázquez et Pardeza, a longtemps fait le bonheur du Santiago Bernabéu et la fierté de ses spectateurs. Même s'il assure qu'il aurait « pu prolonger d'un an » , son avenir se dessine loin de la capitale castillane : « Mais je ne peux pas dire où, parce que rien n'est pour le moment décidé. » La décision tombe quelques semaines plus tard, en plein milieu du mois d'août. La destination, transatlantique, se trouve au Mexique et, plus précisément, dans le modeste club de l'Atlético Celaya.

Butragueño : « Le Mexique fait partie de ma vie »


L'un des premiers arguments d'Emilio Butragueño pour expliquer ce choix renvoie quelques années en arrière : « Le Mexique fait partie de ma vie. Footballistiquement, j'y ai connu un match rêvé, l'un de ceux qui a changé ma carrière. » En 1986, à l'occasion du Mondial organisé dans cet État d'Amérique centrale, le Madrilène de naissance flambe en pointe de la Roja. Après une phase de poules encourageante, dont les succès face à l'Algérie et à l'Irlande du Nord répondent au court revers contre le Brésil, l'Espagne se présente en huitièmes face au Danemark. Outsider annoncé, la sélection de Miguel Muñoz écrase son adversaire 5-1. Une manita téléguidée par l'espoir de 22 ans à l'époque du Real Madrid. Au four et au moulin, Butragueño inscrit un quadruplé qui l'élève au rang de superstar. Une performance dont Michel, son coéquipier de toujours, se souvient encore : « Nous avons eu une conversation avant le match. Je lui ai dit qu'il devait rester dans les 20 derniers mètres : les 16 derniers dans la surface et les 4 premiers pour se démarquer. Il ne le voulait pas, mais m'a fait confiance. Pas mal comme conseil, non ? »

De ce solo du stade de La Corregidora de Querétaro passé à la postérité s'ensuit une cruelle élimination face à la Belgique lors de la séance de penaltys. Une fin de parcours que Carlos Bilardo, sélectionneur argentin, accueille comme une victoire : « Messieurs, les Belges ont éliminé l'Espagne, nous ne jouerons pas contre Butragueño. Nous sommes en finale de la Coupe du monde. » Une fois rentré au pays, le Buitre poursuit son opération séduction avec le géant de Chamartin. 171 buts, six championnats, deux Coupes de l'UEFA et autant de Coupes du Roi plus tard, il quitte sa Maison Blanche. Un départ qu'il explique avec la noblesse qui le qualifie : « Je ne veux pas prolonger cette situation, qui n'est agréable pour personne. Si Valdano ne m'aligne pas, c'est qu'il considère qu'il y a de meilleurs joueurs que moi. C'est un grand professionnel et le président l'a recruté pour qu'il construise une équipe de champions. » Car, malgré l'amour inconditionnel du Santiago Bernabéu, sa Quinta n'a jamais soulevé la reine des reines, la Ligue des champions qui fuit son créateur depuis 1966. Lors de ces adieux, il promet seulement de ne s'engager pour aucun autre club espagnol.

Michel : « Je suis venu pour Butragueño »


Le 11 août 1995, Emilio Butragueño officialise enfin son transfert. À la surprise générale, il s'engage pour le modeste Atlético Celaya. « C'est un choix qui a été influencé par la famille, entame-t-il dans les offices du Real Madrid. C'était plus propice d'aller au Mexique. Les dernières semaines n'ont pas été faciles pour moi parce que c'est la première fois que je dois jouer loin de mon pays et cela implique d'emmener ma famille. S'engager à l'étranger est une aventure, une inconnue. » Contre un salaire d'un million de dollars, d'une villa et deux voitures, il accepte un bail de deux ans. L'aventure se transforme en idylle et le Buitre en légende d'un jeune club qu'il mène jusqu'à sa première finale du championnat. Tant et si bien qu'un an plus tard, il attire de l'autre côté de l'Atlantique son inséparable ami Michel. « Je suis venu ici pour Butragueño, déclare-t-il dès son arrivée. S'il avait été en Grèce, je serais aller là-bas. » Ces retrouvailles merengues laissent une trace indélébile dans cet Atlético version mexicaine, où il prend sa retraite le 5 avril 1998. Encore aujourd'hui, il se raconte que son numéro 7, celui du « seigneur du terrain » , peuple les travées de l'estadio Miguel Aleman Valdés.

Par Robin Delorme, à Madrid
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