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  2. // Tournoi d'Ouverture

Estudiantes 5 étoiles

Le club de Juan Sebastian Veron remporte logiquement le cinquième championnat de son histoire, grâce à sa victoire 2-0 sur Arsenal. Un titre qui récompense l'équipe argentine la plus régulière de ces dernières années.

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Le ballon a bien dû franchir une bonne dizaine de fois la ligne de fond d'Arsenal, acculé sur son but de la première à la dernière minute par une équipe d'Estudiantes aussi ambitieuse que maladroite, hier après-midi dans le stade de Quilmes. Mais le titre a été long à se dessiner pour les Pincharratas, deux points d'avance sur Vélez Sarsfield, exerçant son rôle de poursuivant à quelques kilomètres de là contre le Racing. Entre le but hors-jeu marqué par la « Gata » Fernandez en début de première période, les ballons qui se sont envolés au-dessus de la cage de Campestrini et l'avalanche de corners dont ils ont bénéficié, les partenaires de Juan Sebastian Veron, frustrés par Argentinos Juniors lors de la dernière journée du dernier tournoi, commençaient à se demander si la chique allait enfin terminer sa course dans les filets d'Arsenal. Jusqu'à ce que sur un de leurs nombreux corners, Rodrigo Lopez, acheté à... Vélez Sarsfield à l'intersaison, ne place une tête peu académique, que s'attribua sans vergogne Gaston Fernandez, parti fêter son coup de pied dans le vent à bout portant avec les supporters platenses. Pas rancunier, l'Uruguayen, auteur d'une seconde tête décroisée décisive quelques minutes plus tard, préféra rappeler devant les caméras venues à sa rencontre la force d'Estudiantes cette saison et depuis plusieurs mois : son collectif.

Le mauvais tour joué par Lopez

Construite autour de l'ossature Veron-Braña, déjà rampe de lancement des champions du Tournoi d'Ouverture il y a quatre ans, la formation dirigée par Alejandro Sabella a remporté ce cinquième championnat grâce à tous ses joueurs : hormis Orion, son gardien de but, tous les habituels titulaires et la plupart des remplaçants ont marqué au moins une fois au cours de ce tournoi. Et à l'instar de son dauphin, Estudiantes a ramené le beau jeu au premier plan dans un paysage footballistique local en friche. Dans un tournoi où les champions se succèdent et ne se ressemblent pas, Estudiantes de La Plata et Vélez Sarsfield font figures d'exceptions. Les deux clubs proposent depuis deux ans un jeu plaisant et une certaine régularité, que River Plate et Boca Juniors, autrefois maîtres des lieux, cherchent désespérément, en s'appuyant sur un noyau fort et deux entraineurs soucieux du détail et amoureux du jeu de passe, tandis que leurs collègues galèrent et valsent régulièrement de leur banc chez leurs voisins. Ce n'est pas un hasard si les deux clubs s'offrirent leur dernier tour d'honneur il y a moins d'un an et demi, Vélez en championnat, Estudiantes en Copa Libertadores. Ce n'est pas non plus un hasard si Alejandro Sabella fut pressenti un temps pour succéder à Maradona à la tête de la Seleccion et que Ricardo Gareca, nommé à la tête de Vélez début 2009, n'a jamais été contesté par les supporters du club au scapulaire bleu marine.

Vélez, un dauphin de première classe

Ce matin, le technicien à la crinière blonde n'a pas de regrets à avoir. Au Cilindro, Vélez a rempli son contrat (victoire 2-0) en marquant par Juan Manuel Martinez (24e), auteur d'un but « maradonien » (une course de cinquante mètres depuis la ligne médiane, où les joueurs du Racing font office de plots) et Maxi Moralez (58e), sur un coup-franc enroulé en lucarne. Mais c'était sans compter sur la formation de Juan Sebastian Veron, qui a gagné son pari en regagnant ses terres en 2006, empochant dès lors deux titres de champion d'Argentine et une Copa Libertadores. La Bruja n'est pas revenu pour faire de la figuration, conformément à ses dires. Et c'est tout le football gaucho, qui voit ses talents émigrer continuellement vers le Vieux continent, qui est gagnant.





Les deux buts d'Estudiantes face à Arsenal :







Le but « maradonien » du Burrito Martinez :





Alejandro Carbone, à Buenos Aires

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