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Estigarribia, nouvelle mouture

Et si Le Mans tenait une pépite dans ses fonds de tiroir ? Le Paraguayen Marcelo Estigarribia, prêté par le club sarthois à Newell's Old Boys, est l'une des révélations de cette Copa América.

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Ils se demandent si ce n'est pas son clone. Depuis les premiers pas de l'Albirroja dans le tournoi, les journalistes latino-américains s'inclinent devant ce diable d'Estigarribia qui court dans tous les sens, tourmente les latéraux et provoque la panique dans les surfaces adverses. Le joueur qui appartient toujours au Mans, où il a (peu) joué lors de la saison 2008-2009, évolue pourtant depuis un an et demi en Argentine, plus précisément à Newell's Old Boys, aux côtés de Lucas Bernardi. Dans cette équipe qui a terminé avant-dernière lors du dernier Tournoi de Clôture, l'ailier guarani n'a pas fait d'étincelle, se mettant au diapason d'un collectif médiocre. « On sait depuis longtemps que c'est un phénomène, mais il tarde à s'adapter » , pouvait-on entendre ces derniers jours de la part des journalistes paraguayens accrédités sur la Copa América. Malheureux en club, le tournoi continental prend des allures de cure de jouvence pour Estigarribia, qui faut-il le rappeler, n'a que 23 ans et pourrait rebondir de nouveau en Europe dans les prochains mois, tant il s'est montré à son avantage durant les vingt derniers jours écoulés en Argentine.

Dani Alvés en a fait les frais...

Avant les quarts de finale, Maicon confiait à la presse avoir « planché » sur son cas. Il n'a sûrement pas échappé au latéral de l'Inter Milan que la belle performance du Paraguayen face à la Seleçao au premier tour, parti comme une fusée sur son flanc gauche pour délivrer une passe décisive sur l'égalisation de Roque Santa Cruz, lui a permis de récupérer une place de titulaire au dépend de Dani Alvés. « C'est un pur gaucher, un homme de couloir comme on n'en voit de moins en moins, fort techniquement et capable d'éliminer » , résume Omar Da Fonseca, de retour dans son pays natal où il commente le tournoi pour Canal +. Il se souvient pourtant d'un joueur « timide et qui ne prenait pas d'initiatives » lors de son passage au Mans. Tout le contraire de ce qu'il réalise actuellement avec les Guaranis.

La Juve sur les rangs ?

« On a l'impression que la présence de joueurs costauds comme Barrios, Valdez ou encore Da Silva à ses côtés le poussent à donner le meilleur de lui-même » , estime l'ancien attaquant du PSG et de Monaco, reconverti en consultant. Ses qualités de passe, de dribble et de percussion ont éveillé l'intérêt de grands clubs. Il se murmure que la Juventus de Turin souhaiterait l'engager. River Plate, le géant déchu, qui vient de récupérer Fernando Cavenaghi et « Chori » Dominguez, aimerait pouvoir compter sur lui pour retrouver la première division dès l'année prochaine. En quart de finale de cette Copa, contre la Seleçao, celui que l'on surnomme « Chelo » à l'instar de l'ex-Lyonnais Delgado, a marqué son tir au but avec assurance, tandis que les Brésiliens préféraient viser la lune ou les photographes postés derrière les panneaux publicitaires et mettre en cause le mauvais état de la pelouse au niveau du point de pénalty. Affûté physiquement, techniquement redoutable et mentalement prêt, l'ailier guarani ne compte pas s'arrêter en si bon chemin, d'autant que le Brésil et l'Argentine ne sont plus là. Le Venezuela est prévenu : l'Estigarribia nouveau est arrivé.

Par Florent Torchut, à Buenos Aires

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Au quart contre le Bresil j'ai surtout trouvé que c'était une catin. Une mentalité de merde, des grosses simulations, tout l'temps par terre en train de réclamer auprès de l'arbitre, des petites fautes bien fourbes et dégueulasses. J'aime pas ce joueur.
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