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Est-on en train de perdre Adil Rami ?

Carbonisé depuis son retour de l’Euro, Adil Rami vit un début de saison compliqué du côté de Valence. Entre prestations caduques et méformes physiques, l’ancien Dogue risque de laisser partir le bateau bleu. À moins de remonter la pente.

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Le début de saison du FC Valence est un paradoxe absolu. Avec une piètre quinzième place, et ses cinq petits points après autant de journées, les Murciélagos ne fanfaronnent pas à propos de leur habituelle médaille de bronze domestique. Nonobstant, le fanion chauve-souris jouit toujours d’une cote au beau fixe. La faute à un calendrier pas vraiment abordable – Santiago Bernabéu (1-1) et Camp Nou (1-0) ont déjà été visités – et un dernier déplacement dominical pas vraiment bien digéré – défaite 2-0 à Majorque. Bref, un marasme dans lequel Valencia CF ne devrait pas s’engluer bien longtemps. Adil Rami, pour son deuxième millésime méditerranéen, ne goutte pour sa part que très peu l’optimisme local. Loin d’être au top de sa forme physique, le natif de Bastia n’a, pour le moment, pris part qu’à quatre coups d’envoi. Pis, ces performances sont sans relief (cf. Barcelone et Celta Vigo), pour ne pas dire pathétiques (cf. Munich et Majorque). À quelques semaines d’un Espagne-France charnière, Rami n’a plus vraiment le temps de tergiverser. Sous peine de mettre fin à une idylle en bleu.

Une dernière saison à 79 matchs

Depuis son arrivée dans le Sud-Est de la péninsule ibérique, Adil Rami a eu le droit à une période d’acclimatation des plus courtes. En compagnie de son acolyte Victor Ruiz, il s’accapare l’axe central valencien. Épargné par les blessures, il participe à 66 rencontres d’un calendrier hyper chargé. Ses performances lui valent même l’intérêt des deux mastodontes barcelonais et madrilènes – ainsi que de Manchester United et de l’Inter Milan. De simples rumeurs, certes, mais qui reflètent le bel exercice de l’international français sous sa nouvelle liquette. Justement, sous la tunique bleue, même combat : à treize reprises – et seulement une fois sorti du banc – il fait croître son nombre de capes. En condensé, la saison 2011-2012, entamée par un match amical face au Chili en août 2011 et terminée par une défaite en quart de finale face à son Espagne adoptive en juin 2012, cumule la bagatelle de 79 matchs joués. Autant le dire tout de suite, Adil a besoin de vacances et de repos. Sous peine de voir son corps lâcher.

À son retour de congés, Adil se ramène avec une condition physique qui laisse à désirer, et de légers pépins physiques. Son nouveau mentor, Mauricio Pellegrino, lui confie donc les clés du banc de touche. Coup sur coup, face au Real Madrid et au Depor, il suit ses coéquipiers de sa guérite. Son retour sur les prés coïncident avec la première défaite des Chés. Jusque-là, perdre sur la plus petite des marges n’a rien d’accablant. Ses deux dernières sorties, elles, un peu plus. Que ce soit face au Bayern Munich lors de l’ouverture des hostilités européennes, ou bien face à Majorque ce dernier dimanche, Adil Rami a frôlé le catastrophique. En Bavière, le coquin a tout d’abord collectionné deux cartons jaunes en dix minutes. Mais c’est surtout aux Baléares que l’ancien agent municipal fait valoir ses lacunes actuelles. Ainsi, Marca lui adresse un peu élogieux 1/10 pour un jugement qui peut inquiéter : « Une partie désastreuse du Français. Rami est venu sur le terrain l’estomac vide et offre le ballon qui donne naissance au 1-0. » L’horaire de midi n’excuse pas tout.

La chance du 16 octobre

Avec de telles prouesses – on déconne, hein… – l’ancien taulier de la défense tricolore risque fort de perdre son statut. Si ce n’est déjà fait. Car celui qui a « refusé la sélection marocaine, parce que je ne voulais pas me mettre une barrière éventuelle par rapport à l’équipe de France » , ne semble point dans les petits papiers du nouveau sélectionneur. Ainsi, lors de la première de Deschamps face à l’Uruguay, Adil Rami ne fait pas partie de la liste. Contre la Finlande, puis la Biélorussie, il ne foule pas une seconde les pelouses d’Helsinki ou de Saint-Denis. La faute à une nouvelle paire Sakho-Mapou qui reçoit l’aval de DD. Une sorte de prime à la jeunesse, donc. Sauf qu’Adil n’est pas fini : à seulement 26 bougies, le bougre n’a pas dit son dernier mot. Gros bosseur, pour ne pas dire laborieux, nul doute qu’il va cravacher pour retrouver son rang. Surtout, le dit Mapou, avec déjà son quota de biscottes au compteur, ne pourra être aligné lors du prochain rendez-vous de l’EDF. Une garden-party qui se déroulera d’ailleurs face à la Roja. Avec un Sakho déjà bien installé, le second couteau se joue entre le Gunner Koscielny et Adil. Une belle aubaine qui n’ira de pair qu’avec un retour en forme. Et fissa !

Par Robin Delorme, à Madrid
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Rami a repris l'entraînement avec le groupe plus tardivement, suite, il est vrai, à des pépins physiques mais qui n'étaient en rien dus à « une condition physique qui laisse à désirer », bien au contraire. Il n'a passé qu'un seul match complet sur le banc, le premier de la saison face au Real, parce qu'il n'était pas prêt justement. Dire qu'il a été mauvais face au Barça, ce n'est même plus du mauvais esprit, c'est un mensonge. Il fait un bon match, comme toute la défense, malgré la défaite. Quand à Deschamps qui n'est soit-disant pas fan, il a fait face à une situation identique pour Koscielny et Rami : les deux n'étaient pas prêt pour jouer avec l'EDF.

Quant à oublier le contexte d'une équipe qui a du mal et sur les implications tactiques qu'entraînent les absences de, excusez du peu, Albelda, Banega, Canales et Gago, c'est aussi du mauvais esprit. Je serais curieux de voir si Robin, en direct de Madrid, nous aurait pondu la même merde sur le Real ?
On l'avait pas déjà perdu ?
le truc pour rami c'est qu'indépendamment de ses perfs, le gars va devoir remonter la pente médiatique qu'il a dégringolée, pente particulièrement raide quand il s'agit de l'edf.
ca peut se faire vite, notamment quand on voit le cas sakho, mais ca peut aussi prendre plus de temps voire meme ne jamais se produire (cf. ginola, tricard sans motif valable, meilleur joueur du championnat anglais fin 90's et pourtant jamais rappelé).
enfin...et aucun article pour défendre ce bon vieux mexes...arf...il y a 2 ans, supposément le gars qui manquait à toute la france, aujourd'hui un paria minablissime d'après les memes gars qui devaient lui cirer les pompes. sérieux, ils ont la thune mais faut pas avoir trop d'orgueil pour jouer au foot sachant que tu te fais allumer en permanence.
Pepèrearnaud Niveau : CFA2
Waouh!
Suite aux comments., je vais d'abord tenter de lire la pièce en question. Pas évident, hein?
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