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Est-ce vraiment risqué d'être supporter français à Belgrade ?

Depuis l'annonce de la tenue du match amical entre la Serbie et l'équipe de France, le ministère des Affaires étrangères s'inquiète de la sécurité des supporters tricolores en terres serbes. Pour preuve son dernier communiqué leur recommandant la plus grande prudence à Belgrade. Oui, la mort de Brice Taton et les violences, en 2010, des hooligans serbes en Italie sont encore présentes dans toutes les têtes. Mais les fans des Bleus courent-ils véritablement un risque ?

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Mardi 12 octobre 2010, 21h. Alors que l'Italie s'apprête à affronter la Serbie dans le cadre des qualifications pour l'Euro 2012 dans le stade Luigi Ferraris de Gênes, le coup d'envoi est retardé. En cause ? Les provocations, chants et revendications guerrières d'un millier de supporters serbes - dont plusieurs dizaines de hooligans - présents en tribunes. Au menu donc, jets de fumigènes, vitres brisées et découpage des filets de sécurité. Un cocktail explosif qui retardera le coup d'envoi de la rencontre de 35 minutes. Les tentatives des joueurs serbes pour ramener le calme n'y feront rien. Leurs compatriotes sont énervés. Très énervés. Plus bas, sur le pré, l'engagement est tout de même donné et la partie peut enfin commencer. Elle s'arrêtera définitivement sept minutes plus tard, sur décision arbitrale, après un nouveau jet de fumigène.

Ces évènements violents ne furent pas sans rappeler ceux qui s'étaient déroulés à Belgrade presque un an plus tôt, le 17 septembre 2009. Quelques heures avant l'opposition d'Europa League entre le Partizan et Toulouse, Brice Taton, venu soutenir le Téfécé, était alors tombé sous les coups de supporters du Partizan, trouvant la mort douze jours plus tard dans un hôpital de la capitale serbe. « Contrairement à la France, tous les Serbes connaissent le nom de Brice Taton, explique Loïc Trégourès, doctorant à Lille 2 et en pleine rédaction d'une thèse sur le football dans les Balkans. Cela a été un grand choc et un sentiment de honte pour la société serbe. Pour autant rien n'a changé sur le fond. La raison est que la violence de certains groupes de supporters serbes dépasse de très loin le cadre "sportif". Ce sont des acteurs politiques/sociaux à part entière qui ont la capacité de se mobiliser et d'avoir un impact sur l'agenda politique comme avec les Gay Pride annulées après leurs menaces (2009, 2011, 2012, 2013), ou très "perturbées" comme en 2010. »

« Il faut éviter d'être idiot et provocateur »


Dans un communiqué mis en ligne sur son site Internet peu après l'annonce de la programmation de Serbie-France, le ministère des Affaires étrangères conseille aux supporters français venant soutenir les Bleus de « ne pas circuler à pied le jour du match, de midi à minuit, aux abords des deux stades de la ville » - celui du Partizan, qui accueille la rencontre, et même celui de l'Étoile rouge - et de ne pas arborer de « signes distinctifs des clubs de football français » la veille et le jour du match. Selon le ministère, contacté par So Foot, ces recommandations sont le fruit du travail de différents services, en collaboration avec l'ambassade française en Serbie. Pour Loïc Trégourès, la réalité est différente : « Il faut savoir que la ferveur autour de la sélection est plutôt aléatoire. Les supporters de l'Étoile rouge et du Partizan s'en foutent un peu. Il y aura peut-être des mecs du Partizan parce que c'est dans leur stade, des groupes de fans de province, des familles, et sûrement, comme en 2009, des binationaux. Je doute qu'on vienne embêter des supporters avec un maillot de l'équipe de France. Si tu te balades avec ça samedi soir ou dimanche dans Belgrade, on viendra te parler, te payer un coup et tout. Par contre, je ne te répondrais pas la même chose si c'était Partizan-Marseille, vu les liens entre Serbes et certains Parisiens, mais ce sont des subtilités qui échappent autant à la presse qu'aux autorités diplomatiques. Après, comme partout, il faut éviter d'être idiot et provocateur. Et on peut toujours tomber sur des cons. » Et concernant le supposé sentiment anti-français qui animerait la Serbie ? « Il n'y a absolument aucun sentiment anti-français et il n'y en a jamais eu. Sauf peut-être en 1999 pendant les bombardements, rétorque-t-il. Au contraire, en Serbie, on cultive l'amitié franco-serbe qui vient de la Première Guerre mondiale, de la bataille d'Orient, etc. Les Serbes savent que sur le chemin vers l'UE, la France les soutient beaucoup, contrairement à d'autres. »

« C'était chaud, unique et amusant »


Entre évènements dramatiques du passé, recommandations peu rassurantes du ministère des Affaires étrangères et optimisme des spécialistes quant au prochain Serbie-France, le doute peut encore subsister dans les têtes des 39 supporters tricolores qui devraient être du voyage à Belgrade. Mais alors, ont-ils vraiment du souci à se faire ? Sylvain Quirot, président de l'association Supporter Club de France, semble d'accord avec Loïc Trégourès sur la question : « Le risque zéro n'existe pas, c'est certain, mais dans un pays dit développé, on peut espérer qu'il ne se passera rien… Au Brésil, nous n'avons eu aucun souci par exemple. Nous n'avons pas subi de vol ni d'agression, y compris lors des soirées » , même si tous gardent bien sûr en mémoire ce qui est arrivé à Brice Taton. D'ailleurs, le jeune quadragénaire Sylvain Quirot, qui se trouvait dans les gradins en 2009 pour assister au match nul entre Serbes et Français à l'occasion des qualifications pour la Coupe du monde 2010, garde un bon souvenir de son périple. Il se souvient : « Le pays est sympa à visiter d'un point de vue touristique, même si on voit bien que la vie est rude pour les Serbes. Dans le stade, il y avait une forte ambiance fanatique. C'était chaud, unique et amusant. Nous avons même pris des photos avec des supporters serbes ! » Une ambiance chaleureuse donc, malgré la mise en place d'un important dispositif de sécurité ce soir-là : « Pour nous rendre au stade, nous avons pris le bus, puis le train en toute tranquillité, et sans animosité de la part des Serbes. Mais à un moment donné, à 4 stations du stade, des mecs qui ressemblaient à Robocop et qui faisaient en fait partie d'un commando de police nous ont forcés à les suivre dans un véhicule blindé pour nous escorter jusqu'au stade. »


Ce dimanche soir en tout cas, il ne faudra pas s'attendre à voir une présence policière hors du commun, assure Loïc Tregourès : « Les autorités serbes prennent en charge les supporters adverses de façon très classique à chaque rencontre. Il y a des unités spéciales de la police pour ça. Les autorités sportives et policières des deux pays communiquent. C'est la procédure habituelle. Aucune raison d'avoir un dispositif exceptionnel, c'est juste un match amical de septembre. On n'est pas à Serbie-Croatie où là, il y avait de vrais risques et un dispositif costaud. »

Par Maxime Nadjarian, avec Antoine Aubry
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