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Est-ce bon de faire l’amour avant un match ?

Si le sexe et le foot ont toujours fait bon ménage, notamment dans les médias modernes, on en oublie la vraie question qui importe : finalement, le sexe avant le foot, bon ou mauvais ?

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« Tout dépend quand, comment et combien. » Ça, c’est pour Didier Deschamps, avant le Mondial 2014. Selon Luiz Felipe Scolari, « si c'est du sexe normal, d'accord. Si c'est normal, c'est normal, ce n'est pas s'envoyer en l'air trop haut » . De son côté, le fantasque Romário estime que « les bons attaquants marquent davantage lorsqu’ils ont fait l’amour la veille d’un match… » , ce à quoi Ronaldo ajoute qu’il faut pour cela « être passif et jouir du moment présent » . Si l’on s’en réfère aux Brésiliens, la question peut donc s’arrêter là.

Des études contradictoires


« Mais pourquoi est-ce que les coachs placent des mises au vert avant les grands matchs, alors ? » , balance le jeune retraité Cyril Jeunechamp. Déjà parce qu’ils préfèrent voir leurs ouailles seuls au pieu qu’avec n’importe quelle donzelle, et puis parce que certains ont également lu une étude du genre de celle du docteur Goossens. En 2001, ce médecin belge a testé les efforts de 12 joueurs sur un tapis roulant après qu’ils ont fait l’amour, puis en mode « vierge » . Résultat : le taux de testostérone, censé booster l’organisme, n’augmente pas avec le sexe, les performances des joueurs étaient ainsi meilleures sans amour. Le problème, c’est qu’il y a pas mal de chercheurs de la trempe du docteur Goossens qui se sont penchés sur la question… et qui n’ont jamais pu tomber d’accord. Pour le sexologue Pascal Desutter, la chose est pourtant claire : « Si un joueur fait des exploits sexuels avec une prostituée avant une épreuve importante, il perd son énergie et se fatigue. Mais s’il le fait avec une partenaire habituelle qu’il connaît bien, le tout dans une ambiance saine, ça lui apporte de la décompression et il dort mieux. »

« La fille n’entre ni dans le vestiaire ni dans l’académie »


Se pose aussi la question des jeunes des centres de formation. Enfermés toute la journée avec des dizaines d’autres mecs, il y a de quoi devenir fou, mais heureusement, les clubs l’ont bien compris. Christophe Dessy, ancien directeur de l’école des jeunes du Standard de Liège, avait ainsi prévu « un service médical compétent et parfaitement organisé pour que les jeunes puissent aborder ces points-là avec des professionnels » . Maintenant, il y a « aborder » et « aborder » . Parce que le jeune, il a beau en parler, du sexe, il y a un moment où il lui en faut plus. « Pas question » , rétorque cependant Christophe Dessy. « Si un jeune veut voir sa copine, cela doit se faire dans un cadre défini : la fille doit être accompagnée d’au moins un des parents du gamin. Et puis elle n'entre ni dans le vestiaire ni dans le bâtiment de l’académie. »

Jeunechamp, 138 cartons et l’amour la veille


Convaincu que le sexe augmente la testostérone, Desutter affirme que cette hormone produit de l’agressivité… « ce qui n’est pas négligeable pour un sportif lors d’un match » . Pourtant, quand on demande à Cyril Jeunechamp, 138 cartons en 21 ans de carrière pro, si ça a déjà joué, sa réponse fuse : « Si c’était le cas, alors je ne serais vraiment pas resté longtemps sur le terrain ! Et puis il y en a que le sexe peut ramollir, donc ça dépend vraiment de chaque joueur. Personnellement, je pense que l’idéal, c’est la veille plutôt que le jour même du match. » Plus que physique, l’apport du sexe serait surtout psychologique. « Pour certains, cela peut faire partie d’un rituel qui fait croire que cela va aller mieux si on fait l’amour… ou pas, justement » , relance Desutter, qui conseille de toute façon de privilégier l’amour la veille d’un match plutôt que le jour-même… Sinon, il y a la solution Safet Sušić, qui préférait encore que ses Bosniens se la jouent solo pendant la Coupe du monde 2014.



Par Émilien Hofman
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