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Espoirs et doutes de Goodison Park

Septième de Premier League à neuf journées de la fin, Everton est sans aucun doute l'équipe du moment de l'autre côté de la Manche. Reste qu'au milieu des premières lignes de la nouvelle ère du club se pose la question de l'avenir de Romelu Lukaku. Un cas géré avec une certaine hypocrisie et plusieurs questions.

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Tout un programme résumé dès la première prise de parole : « Changer de dimension. » En arrivant à la barre d'Everton il y a plus d'un an grâce au rachat de 49,9% des parts du club, Farhad Moshiri avait planté le décor ainsi. Cette fois, Everton n'allait plus être une simple promesse et allait cesser de caresser l'Europe sans jamais l'embrasser. Le plan était simple, dessiné et la révolution était en marche. Fini les espoirs dans le vide, place à « une nouvelle ère » . Depuis, que s'est-il passé ? Ronald Koeman a quitté Southampton et a doublé son salaire en s'installant sur le banc des Toffees, les espoirs sont nés, Moshiri a claqué quelques chèques pour de nouvelles têtes (Williams, Gueye, Bolasie, Lookman, Schneiderlin) et, comme souvent, Everton a dansé entre le bon et le moins bon. Putain de refrain. Plusieurs fois depuis le début de son mandat, Koeman a demandé du temps, et c'est normal, même si en laisser est de plus en plus rare dans le foot moderne. Voilà ses mots : « Tout le monde sait qu'on ne peut pas tout changer en un an. Cela prend du temps. Combien il a fallu de temps à Tottenham pour devenir ce qu'ils sont aujourd'hui ? Trois ou quatre ans. Tu ne peux pas faire tout ça en un an. » Goodison Park est patient, ce n'est pas le problème, d'autant qu'Everton n'y a perdu qu'une seule rencontre cette saison (contre Liverpool, le 19 décembre dernier). L'impatience, finalement, vient d'ailleurs et il suffisait de tendre l'oreille la semaine passée pour le comprendre. L'impact a eu lieu en deux temps. Romelu Lukaku a d'abord refusé de signer une prolongation de contrat de cinq ans et a ensuite répondu à plusieurs questions lors d'un événement organisé par Kick It Out au centre d'entraînement des Toffees mercredi dernier. Bordel et extraits : « Objectivement, des choses ont changé, mais le club aurait pu acheter certains autres joueurs et ça ne s'est pas fait. Je parle de mecs qui jouent dans ce championnat. (...) Everton est un club avec une grande histoire, mais qui vit encore trop à travers son passé. On nous parle toujours des années 70, 80, du club, mais il faut maintenant écrire le futur, notre histoire. » Comme pour définitivement faire comprendre que l'attaquant belge, premier buteur d'Everton à dépasser les vingt pions sur une saison de championnat depuis Gary Lineker en 1986, veut, lui aussi, changer de dimension.

L'hymne à la jeunesse


Le terrain, d'abord, pour expliquer comment Everton est finalement devenu un invité surprise à la course européenne qui va animer les dernières semaines de la saison de Premier League. Oui, à neuf journées de la fin du championnat, les hommes de Koeman pointent actuellement en septième position, soit à la hauteur d'Arsenal qui compte deux matchs en moins, comme Manchester United. Mieux, ils n'ont été battus qu'une fois lors des douze derniers combats – à Tottenham (2-3) le 5 mars dernier – et affichent surtout un niveau de jeu retrouvé après une fin de première partie de saison glissante (une petite victoire entre le 24 septembre et le 10 décembre). La bascule, Ronald Koeman l'a placée sur la défaite subie à Watford (2-3) début décembre. Tout simplement car ce jour-là, à Vicarage Road, ses joueurs avaient bien débuté, mais s'étaient surtout fait retourner comme des victimes faciles. « Là, dans le vestiaire, j'ai enfin vu une réaction d'équipe » , expliquera plus tard le technicien batave. Depuis, Koeman a été le premier à se remettre en cause en accélérant d'abord le mercato hivernal et en bousculant son système grâce notamment à l'arrivée de Morgan Schneiderlin. Un système qui a surtout libéré Ross Barkley et ouvert ses bras à la jeunesse du club, enfin. Pour des résultats retrouvés et un sourire avec. La victoire contre Hull City (4-0) samedi a d'abord porté cette marque et le premier but des Toffees, inscrit par le gosse Dominic Calvert-Lewin, a été un hymne à la jeunesse : Barkley au départ, Tom Davies (dix-huit ans) en relais et Calvert-Lewin pour planter. Parfait.

Hypocrisie et sacrifices


Alors, qu'est-ce qui cloche ? Sur le terrain, rien, ou pas grand-chose même si la partition jouée face à Hull ce week-end a probablement été l'une des moins abouties des dernières semaines. Ce qu'on attendait, c'était surtout la réaction de Lukaku après plusieurs jours agités. Eh bien le tank a d'abord été chanté par la Gwladys Street End et lui a finalement ouvert ses bras sur un doublé. Koeman : « C'est normal, les supporters aiment Rom et tout le monde ici l'aime beaucoup. » Reste que sa situation va rapidement devenir fumeuse, tant que son avenir sera incertain. Personne ne doute de son professionnalisme, mais cela laisse un climat assez toxique autour du club et de sa nouvelle dimension. Simple, Everton voit son futur à travers Lukaku et Barkley et pourrait rapidement se retrouver sans aucun des deux en cas de non-qualification à la C3 ou, mieux, à la C1. Mais ce qui dérange aujourd'hui est davantage la position de Koeman, largement critiqué depuis le début de sa carrière d'entraîneur pour privilégier sa quête de gloire personnelle à l'intérêt des clubs pour lesquels il bosse. Comment peut-il aujourd'hui le reprocher à Lukaku qui, à 23 piges, souhaite enfin découvrir la Ligue des champions et qui semble au bout de son cycle à Everton ? Tout simplement car sans l'attaquant belge, Koeman sait qu'il devra déjà reconstruire la majorité de ce qu'il a construit lors de ses premiers mois chez les Toffees. La nouvelle ère est à ce prix et le respect du programme initial aussi. Sinon, il faudra faire des sacrifices – soit accepter de lâcher Lukaku pour une somme qui pourrait être énorme – et apprendre la patience. Pour l'instant, il y a un sprint final à réussir, avant tout.



Par Maxime Brigand
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