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Espagne/Pays-Bas : a-t-on assisté à une révolution ?

Le 13 juin dernier, les Pays-Bas de Louis van Gaal créaient la première surprise du Mondial brésilien en mettant à terre l'Espagne championne du monde en titre de Vicente del Bosque. Un score sans appel, cinq buts à un, et une manière que personne n'oubliera. Ce jour-là, Robben fuse, Van Persie vole, Sneijder distille, Ramos lâche et Casillas s'écrase. Il est dit que certains événements ont le pouvoir d'accélérer l'histoire. Qu'en est-il pour ce match ?

12 30
Ce n'était que la seconde journée de cette Coupe du monde festive. À vrai dire, c'en était même le premier jour, après l'apéritif de la victoire brésilienne dans le désespoir croate. L'ouverture du bal, enfin, avec deux matchs en un jour. Et une danse qui s'annonçait rythmée : Espagne et Pays-Bas, les deux finalistes de la dernière édition. Au début, l'histoire semblait avoir mis en marche son pilote automatique pour s'écrire tranquillement. La malice de Diego Costa, comme toujours, un penalty pour les favoris, comme toujours, et la classe de Xabi Alonso, comme toujours. Puis, comme jamais, il y eut Van Persie, Robben, De Vrij, Van Persie encore, et Robben à nouveau. Pour l'Espagne, la danse devint un insupportable tourbillon. Après neuf mois, qu'est-ce que cette soirée a mis au monde ?

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La mort de la possession ? Ou la fin de Xavi ? Devant la transformation actuelle du Barça, toujours plus friand de contre-attaques, la question mérite d'être posée. Mais puisque le Barça et le Bayern dominent encore leur championnat avec près de 70% de possession en moyenne, elle ne peut que rester en suspens. En revanche, si aucun docteur ne peut annoncer la mort de la possession, celle de la possession dictée par Xavi est bel et bien actée. On joue la 26e minute quand le milieu lance parfaitement Diego Costa avec sa spécialité : la « passe de la mort » entre les deux centraux. Pénalty, 1-0. À 1-0, la puissance du résultat nous fait tous penser que Xavi a encore de quoi offrir quelques partitions de génie. Vingt minutes plus tard, les espaces s'élargissent, le contrôle du ballon fuit, et la possession ne connecte plus les joueurs rouges. Xavi se perd, et l'Espagne coule avec lui. Contre le Chili et l'Australie, il ne jouera pas une minute de plus. Lui qui avait voulu prendre sa retraite internationale après l'Euro, qui avait continué pour son coach, pour transmettre un peu plus. En fait, il ne pouvait déjà plus. Après un Clásico désastreux au Bernabéu, la belle histoire barcelonaise s'est aussi terminée. Xavi n'a plus qu'une demi-heure de grand joueur sous le capot. Le reste est mort ce jour-là au Brésil, face à la Hollande du football total, comme un symbole. Sous les yeux compatissants de Van Gaal, sans aucun doute.

Iker n'est plus si San


Les feintes de Robben ont-elles tué Iker Casillas ? À la 7e minute, lorsque Casillas sort cette main ferme en un contre un face à Wesley Sneijder, tout le monde se rappelle qu'en plus de son jeu, la Roja a pu compter sur un grand gardien lors de toutes ses victoires internationales. Lui, il n'a jamais failli. Et puis, la malice destructrice du destin, celle qui déteste la constance et remet tout en cause, se met en route. L'impuissance face au lob de génie de Van Persie. Une déviation de Ramos sur le premier tir de Robben, de telle sorte qu'il ne puisse rien faire. Et sur le coup franc de Sneijder, le coude de Van Persie qui vient le percuter alors que le ballon s'éloigne. En une demi-heure, Casillas s'en prend plein la tête. Il est impuissant, mais il n'est pas encore coupable. Déjà tragique, le destin devient ensuite cruel. Un contrôle raté qui fait ressortir les nombreux détracteurs de son jeu au pied. Et enfin, le but burlesque d'Arjen Robben, quatre ans après les duels de la finale sud-africaine.

Iker chute, se relève, rampe, croit récupérer la balle, puis tombe à nouveau et abandonne enfin. Face au Chili, il sera battu deux fois. Et l'Espagne ne retrouvera de la tranquillité défensive qu'avec la bonne humeur de Pepe Reina contre l'Australie. San Iker est-il mort ce jour-là ? Cette saison, la sérénité de Diego López est partie à Milan, et les réflexes fous de Keylor Navas n'ont eu droit qu'à cinq titularisations à Madrid. D'un côté, Casillas est donc redevenu le propriétaire de ce poste de numéro 1 du Bernabéu. Il en faudra plus pour le clouer définitivement au sol. Casillas s'est relevé et a bossé. Mais de l'autre, cette période trouble initiée par les titularisations d'Adán il y a deux ans a fait ouvrir les yeux du public madrilène. Iker est un gardien sous pression comme un autre. Contre Schalke 04 en C1, son nom a même été lourdement sifflé dès l'annonce des formations. Aujourd'hui, comme tout gardien, il est encensé à chaque sauvetage et jugé coupable sur chaque but encaissé. Iker n'est pas mort, mais ce n'est plus un Saint.

Effet de surprise et mercato


Sergio Ramos et Piqué s'en sont-ils remis ? Arjen Robben en a gardé pour tout le monde, et Casillas et Xavi ne tombent pas seuls. Sur son premier but, c'est Gerard Piqué qui reste planté sur le crochet du chauve. Sur le second, c'est Sergio Ramos, le héros de la Décima au physique insurmontable, qui se fait humilier par la vitesse du gringalet, bien aidée par l'effet de la passe magistrale de l'inimitable Sneijder. Ramos perdra en prestige, tandis que Piqué ne jouera pas une minute de plus de ce Mondial, remplacé par Javi Martínez, puis Raúl Albiol. Mais les deux centraux ont réussi à se relever. Si Ramos a continué à marquer ses buts décisifs avec orgueil, reprenant le chemin du succès avec le Real comme si de rien n'était, Piqué a même semblé inverser la courbe de son inexorable déclin. Et Robben n'a pas encore réussi à se venger de Carles Puyol

Est-ce que les Pays-Bas ont gâché leur effet de surprise trop tôt ? Pour une fois, ils abordaient la compétition dans le modeste costume d'équipe « à suivre » . Sûrement pas favoris, et même pas outsiders, les Pays-Bas étaient simplement intéressants. Parce que Van Gaal, et parce que les trois stars : Wesley, Arjen et Robin. Mais ce match a tout changé, comme si leur arrogance légendaire les empêchait de faire profil bas. Robin van Persie a enfin marqué un but important en compétition internationale, et ça l'a plombé pour le reste de la compétition. Finalement, les Oranje ne parviendront pas à reproduire une telle performance en phase à élimination directe. En demies, les Néerlandais sont tombés sur une Argentine trop consciente des forces de son adversaire. Et si les Oranje avaient eu un début de compétition plus timide, auraient-ils pu bénéficier de l'effet de surprise plus longtemps ? En éliminant leur bête noire espagnole, les Oranje ont finalement rendu un grand service aux Allemands, leur grand rival footballistique, incapables de battre l'Espagne en 2008 et 2010. Une performance malheureuse qui rappelle celle de Robin Söderling face à Rafa Nadal à Roland Garros en 2009, qui avait ouvert la voie au titre de Roger Federer… Les Pays-Bas pourront se consoler avec un regain de sex-appeal indéniable en Europe, le Feyenoord et l'Ajax se remplissant les poches : Daley Blind à Manchester United, Jonathan de Guzmán au Napoli, Daryl Janmaat à Newcastle, Stefan de Vrij à la Lazio et Bruno Martins Indi à Porto…

Défense à trois et conduite de balle


Est-ce que ce match a changé la donne tactiquement ? Del Bosque avait joué la sécurité. Un 4-5-1 avec Busquets et Alonso pour mettre Xavi dans un fauteuil, Silva et Iniesta pour garder le ballon, et Diego Costa pour donner de l'efficacité aux mouvements. Mais sans pressing, la Roja laisse trop respirer les Oranje, qui se font un plaisir de couper les liens entre l'avant-centre de Chelsea et ses milieux. Ce match est la première démonstration de la défense à trois lors de ce Mondial brésilien qui en verra d'autres, du Mexique au Costa Rica. Mais c'est tout : des huit équipes qualifiées en quart de finale de C1, aucune ne joue avec trois défenseurs centraux, et même la Juventus a modifié ses schémas. Ce choc restera plus celui de la mort de l'Espagne que de la grandeur du jeu hollandais, qui est en grandes difficultés aujourd'hui… L'hégémonie du football espagnol est-elle morte ce jour-là ? « Le Roi est mort ! Robben lui a coupé la tête ! » Les jugements se précipitent, la joie de ses grands rivaux est démonstrative, et l'Espagne pleure ses champions déchus. Mais l'élimination de ce Mondial est-elle un point final à « l'hégémonie » du football espagnol depuis 2008 ? Trois semaines avant le meurtre, après tout, le Real et l'Atlético se rencontraient en finale de Ligue des champions. Et cette saison, ils sont encore trois présents en quarts de finale. En fait, le football espagnol continue à se porter aussi bien qu'avant et pendant les succès de sa Roja. En éliminatoires de l'Euro 2016, si la sélection a perdu contre la Slovaquie (2-1), elle affiche du reste un bilan de quatre victoires et zéro défaite, treize buts marqués et seulement un pion encaissé. Si Xavi est parti, Koke et Isco sont déjà là. L'Espagne n'est plus royale, mais elle s'est bien relancée dans le peloton des poursuivants du nouveau roi…

Est-ce que ce match a propulsé Robben tout en haut ? La courbe de la grandeur de la carrière d'Arjen Robben est à l'image de la conduite de balle du bonhomme. Une énorme accélération pour commencer en Eredevisie et à l'Euro 2004, puis une feinte magnifique et quelques coups de frein à Chelsea, entre titres et blessure, avant de rentrer dans l'axe au Real Madrid, pour freiner à nouveau, vendu par la petite porte au Bayern. Depuis, Robben accélère plus fort que jamais, mais feinte aussi beaucoup, ne se décidant pas à lâcher cet ultime enchaînement crochet extérieur-frappe enroulée. Aujourd'hui, on peut dire que cette Coupe du monde aboutie restera le crochet, mais qu'on attend encore la frappe. Dès cette saison ? Robben bat tous ses records cette année : record de titularisations en Bundesliga (20), record de buts marqués en championnat (17 buts, en seulement 21 matchs). Plus présent que jamais dans le jeu bavarois (49 passes par match, 12 de plus que n'importe quelle saison), l'ailier est aussi plus décisif que jamais : il a même marqué plus de buts et de passes décisives que Robert Lewandowski avec 200 minutes de jeu en moins. Mais cela suffit-il pour se montrer plus fort que Leo Messi et Cristiano Ronaldo ? Les statistiques sont trompeuses, car la distribution du leadership au Bayern n'est pas la même qu'au Barça et au Real. Laissons donc le printemps européen se décider, ou alors l'Euro 2016…

Par Markus Kaufmann À visiter :
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DocteurHappy Niveau : CFA
13 juin 2014 : Ian Curtis découvre l'orgasme .
Heiseinberg Niveau : CFA
Non c'était juste la suite logique des choses. Quand le Barça va bien l'Espagne va bien, c'était le pire Barça de ces dernières années donc logiquement des prestations médiocres de l'Espagne durant cette CDM.
Sans parler du pire Casillas aussi.
Mais il faut souligner aussi le génie de LVG qui a su tenir compte de tout ces facteurs 5/6 mois à l'avance pour préparer son coup, je savais que l'Espagne ne gagnerait pas ce mondial et ne battrez pas les Pays Bas, mon prono de leur parcours était un 1/4 de finale mais le 1-5 a été vraiment un tremblement de terre, je ne m'attendais pas a une telle déroute.

Mais la machine se relancera vu que le Barça se relance, l'Espagne redeviendra vite un favori a sa propre succession à l'euro 2016.
Les Pays-Bas n'ont pas le vivier de joueur necessaire pour gagner au niveau international dans les prochaines annees. Malheureusement.
Ronald Ignoble Niveau : CFA
Cette victoire des Pays-Bas c'était celle de la folie créatrice d'un type comme Robben sur un système certes efficace mais moche, dogmatique et arrogant. Un système qui avait fabriqué le champion du monde le moins prolifique en buts de toute l'histoire...
La victoire d'une liberté en pleine chevauchée fantastique sur un intellectualisme devenu stérile. J'étais dans un bar en Catalogne, Robben était flamboyant et c'était tout simplement jouissif de voir les mines défaites des supporters espagnols ! Rien que pour ça, merci aux Pays-Bas pour toujours et à jamais!
Ian Curtis
Message posté par oli2a
Les Pays-Bas n'ont pas le vivier de joueur necessaire pour gagner au niveau international dans les prochaines annees. Malheureusement.


A une séance de péno près et un poil de cul de Masche, ils sont en finale et j'aurais bien aimé voir Howedes face à Robben et ce qu'auraient fait les néerlandais des passes en retrait ratées des allemands.

Bref, je lis ça chaque année:
2006, ils allaient se faire sortir par la CIV
2008, ils allaient se faire laminer par la France et l'Italie car Sneijder, Robben, RVP et VDV, ce n'était pas de la trempe des FDB, bergkamp...etc
2010, ils allaient pas aller loin parce que Sneijder...etc
2012, ils allaient aller loin pour une fois..
2014, quelle défense de merde ....etc


Ils seront toujours là, mec! Du moment que Hiddink dégage.
Message posté par Heiseinberg
Non c'était juste la suite logique des choses. Quand le Barça va bien l'Espagne va bien, c'était le pire Barça de ces dernières années donc logiquement des prestations médiocres de l'Espagne durant cette CDM.


Ton lien de cause à effet entre les performances du Barça et celles de l'Espagne est totalement tiré par les cheveux. En 2008, le Barça est aux fraises, troisième avec 18 points de retard sur le champion (le Real) et la Roja gagne l'euro. En 2012, alors que l'Espagne est encore championne d'Europe, c'est encore le Real qui gagne la Liga (devant un meilleur Barça qu'en 2008, certes). Il n'y a que 2010 pour confirmer ta théorie.

En ce qui concerne la saison en cours, certes, le Barça est en forme, mais il n'a que rarement eu aussi peu d'espagnols dans son onze titulaire. Finie l'époque où il alignait fièrement Valdes, Piqué, Puyol, Busquets, Xavi, Iniesta, Villa et Pedro (ne laissant que les miettes à Alves, Abidal et Messi). Valdes est parti, Villa aussi, Puyol est à la retraite et Xavi comme Pedro sont souvent sur le banc. Certes, Jordi Alba est arrivé, mais ça ne nous fait guère que quatre titulaires de la Roja en Blaugrana (dont deux défenseurs).
didier gomis Niveau : CFA
Note : 2
Message posté par Ian Curtis


A une séance de péno près et un poil de cul de Masche, ils sont en finale et j'aurais bien aimé voir Howedes face à Robben et ce qu'auraient fait les néerlandais des passes en retrait ratées des allemands.

Bref, je lis ça chaque année:
2006, ils allaient se faire sortir par la CIV
2008, ils allaient se faire laminer par la France et l'Italie car Sneijder, Robben, RVP et VDV, ce n'était pas de la trempe des FDB, bergkamp...etc
2010, ils allaient pas aller loin parce que Sneijder...etc
2012, ils allaient aller loin pour une fois..
2014, quelle défense de merde ....etc


Ils seront toujours là, mec! Du moment que Hiddink dégage.


et c'est pas pour nous déplaire !

http://img.photobucket.com/albums/v647/ … p_fans.jpg
Jean-Pierre Raffarin Niveau : District
Message posté par Heiseinberg
Non c'était juste la suite logique des choses. Quand le Barça va bien l'Espagne va bien, c'était le pire Barça de ces dernières années donc logiquement des prestations médiocres de l'Espagne durant cette CDM.
Sans parler du pire Casillas aussi.
Mais il faut souligner aussi le génie de LVG qui a su tenir compte de tout ces facteurs 5/6 mois à l'avance pour préparer son coup, je savais que l'Espagne ne gagnerait pas ce mondial et ne battrez pas les Pays Bas, mon prono de leur parcours était un 1/4 de finale mais le 1-5 a été vraiment un tremblement de terre, je ne m'attendais pas a une telle déroute.

Mais la machine se relancera vu que le Barça se relance, l'Espagne redeviendra vite un favori a sa propre succession à l'euro 2016.


Pas vraiment d'accord. L'Espagne n'a pas trouvé de successeur ni à Puyol, ni à Xavi. Et Iniesta n'en n'a plus pour très longtemps au haut niveau.
Ce match a été le premier coup de tonnerre du tournoi. Mais le match le plus "révolutionnaire" a été, selon moi, la demi-finale entre le Brésil et l'Allemagne.

Autres matchs marquants : Italie-Costa Rica et les deux matchs de l'Uruguay face à l'Angleterre et l'Italie.

Le parcours allemand a été intéressant. De bons matchs face aux portugais, aux algériens ou aux ghanéens.
Mouai enfin le guardiolisme (avec ou sans lui) avait deja ete sacrement mis a mal par le Bayern de Juup et le Real de Carlo avec a peu pres les memes ingredients.
Message posté par Heiseinberg


Mais la machine se relancera vu que le Barça se relance, l'Espagne redeviendra vite un favori a sa propre succession à l'euro 2016.


Hahaha. J'aime bien les gens qui balancent des trucs aussi énormes, sereinement. Donc l'Allemagne, même championne du monde, est encore considérée en dessous de l'Espagne en reconstruction, éliminée au premier tour hahaha.

Tu sais qu'il y a d'autres pays qui existent en Europe mon gars, et pas que des chèvres. Et je vois pas vraiment en quoi l'Espagne est tellement supérieure aux autres qu'en 3 mois de boulot elle deviendrait quoique ce soit, surtout quand on voit le match très mauvais contre l'Ukraine.
butterfly Niveau : CFA
La seule révolution, c'était la baisse de motivation flagrante des Espagnols. La classique fin de cycle. Parce que Xavi, Iniesta, Alonso, sont pas tous devenus nuls en quelques mois à pile 30 ans de moyenne d'âge. Et bien sûr, ça a valu aussi pour le Barca qui a tout avalé pendant 4 ans.

Après Robben, les Pays Bas, je dis pas que c'était pas une équipe fraiche, mais elle a pas gagné la CDM non plus et a pas vraiment brillé ensuite.
Ian Curtis
Message posté par butterfly
La seule révolution, c'était la baisse de motivation flagrante des Espagnols. La classique fin de cycle. Parce que Xavi, Iniesta, Alonso, sont pas tous devenus nuls en quelques mois à pile 30 ans de moyenne d'âge. Et bien sûr, ça a valu aussi pour le Barca qui a tout avalé pendant 4 ans.

Après Robben, les Pays Bas, je dis pas que c'était pas une équipe fraiche, mais elle a pas gagné la CDM non plus et a pas vraiment brillé ensuite.

Baise de motivation en CDM, faut pas pousser...

Moi, l'impression que j'ai eu, c'est que Van Gaal n'a préparé que le match contre l'Espagne et n'a agi que par réaction dans les autres matchs.
Avec le bloc haut espagnol, ça a marché du feu de dieu, on peut même pas dire qu'ils ont joué le contre car on a, par exemple, 3 minutes de possession néerlandais avant le second but.
Mais par la suite, il joue encore en 3-5-2 contre l'Australie et gagne le match en 4-3-3, il jouedéfensif contre le Chili car les chiliens étaient obligés de gagner, stratégie payante.
Mais contre le mexique, son 3-5-2 a été catastrophique et dès qu'il passe en 4-3-3, ils marchent sur les mexicains.
Contre le Costa-Rica, 3-4-3, c'était pas mal, juste manqué de chance vu le nombre de poteaux et transversales
Le regret que j'ai, c'est qu'il ne soit pas passé en 4-3-3 contre l'Argentine en fin de match car les argentines semblaient cuits et la possession était largement néerlandaise.
butterfly Niveau : CFA
Message posté par Ian Curtis

Baise de motivation en CDM, faut pas pousser...

Moi, l'impression que j'ai eu, c'est que Van Gaal n'a préparé que le match contre l'Espagne et n'a agi que par réaction dans les autres matchs.
Avec le bloc haut espagnol, ça a marché du feu de dieu, on peut même pas dire qu'ils ont joué le contre car on a, par exemple, 3 minutes de possession néerlandais avant le second but.
Mais par la suite, il joue encore en 3-5-2 contre l'Australie et gagne le match en 4-3-3, il jouedéfensif contre le Chili car les chiliens étaient obligés de gagner, stratégie payante.
Mais contre le mexique, son 3-5-2 a été catastrophique et dès qu'il passe en 4-3-3, ils marchent sur les mexicains.
Contre le Costa-Rica, 3-4-3, c'était pas mal, juste manqué de chance vu le nombre de poteaux et transversales
Le regret que j'ai, c'est qu'il ne soit pas passé en 4-3-3 contre l'Argentine en fin de match car les argentines semblaient cuits et la possession était largement néerlandaise.



On voit qu'il y avait une baisse de conviction, de détermination des Espagnols par rapport aux précédentes campagnes quand même. Ramos était mort, Piqué absent (il émerge seulement depuis 2 mois), Casillas aux fraises, Busquets l'ersatz du joueur lumineux qu'il était sous Guardiola, Xavi et Iniesta tranquilles sans plus...tout cela a du sens.

Après j'ai pas trop suivi la strat de LVG sur la CDM, je te fais confiance, mais il est clair que les hollandais ont exploité au max les carences espagnoles, surtout dans l'engagement et la vitesse de transmission.
Heiseinberg Niveau : CFA
Message posté par Rihannal


Hahaha. J'aime bien les gens qui balancent des trucs aussi énormes, sereinement. Donc l'Allemagne, même championne du monde, est encore considérée en dessous de l'Espagne en reconstruction, éliminée au premier tour hahaha.

Tu sais qu'il y a d'autres pays qui existent en Europe mon gars, et pas que des chèvres. Et je vois pas vraiment en quoi l'Espagne est tellement supérieure aux autres qu'en 3 mois de boulot elle deviendrait quoique ce soit, surtout quand on voit le match très mauvais contre l'Ukraine.


J'ai dis qu'ils seront un favori, pas qu'ils la gagneront. Et puis des favoris il peut y en avoir plusieurs ou il n'y en a qu'un seul et la tu m'apprends quelques choses ? Pour info je suis pas du tout pour l'Espagne, très loin de la.

@Pelusa j'attendais celui qui allait me la sortir celle la, euro 2008 meilleur joueur Xavi, CDM 2010 l'homme de la délivrance Iniesta (Puyol en 1/2) euro 2012 meilleur joueur Iniesta.

Tout les joueurs du Barça mauvais en 2014 = Espagne éliminé en étant humilié à son 1er match.
Heiseinberg Niveau : CFA
Les grands succès de l'Espagne sont surtout dû à leur jeu calquer sur le grand Barça, j'aurais du être plus clair.
Message posté par Heiseinberg

@Pelusa j'attendais celui qui allait me la sortir celle la, euro 2008 meilleur joueur Xavi, CDM 2010 l'homme de la délivrance Iniesta (Puyol en 1/2) euro 2012 meilleur joueur Iniesta.

Tout les joueurs du Barça mauvais en 2014 = Espagne éliminé en étant humilié à son 1er match.


Le problème, c'est que tu ne prends en compte que les arguments qui vont dans ton sens, aussi minces soient-ils. Parce que franchement, le fait que Xavi ait été désigné par l'UEFA meilleur joueur de l'euro ne signifie rien, l'Espagne était cette année-là un collectif parfaitement rodé où chaque joueur avait son importance, et tant Fabregas que Senna ou Torres auraient pu remporter ce titre honorifique que personne n'aurait rien eu à redire (et on sait, en plus, que l'élection du meilleur joueur d'une grande compét est souvent foireuse, remember Zagorakis en 2004, parce qu'il fallait bien un Grec, ou Messi l'an passé, histoire que la superstar ne rentre pas bredouille).

De surcroit, même si Xavi avait fait un grand euro en 2008, ça ne change rien au fait que le Barça 2007-2008 ait été une équipe de stars à la dérive. Donc ton lien "grand Barça ==> grande Roja" reste totalement bidon. Surtout si on considère que Barcelone avait gagné le LdC en 2006, année où l'Espagne se fait sortir en huitièmes du mondial.

Quant aux perspectives que tu dresses à partir du retour au sommet du Barça, tu fais là encore bien peu de cas du fait que cette année, le 11 type blaugrana ne comporte que quatre espagnols (Alba, Piqué, Busquets et Iniesta), c'est à dire beaucoup moins qu'en 2010 ou 2012.

Bref, j'ai rarement lu moins convaincant.
Message posté par Heiseinberg
Les grands succès de l'Espagne sont surtout dû à leur jeu calquer sur le grand Barça, j'aurais du être plus clair.


Sauf que le succès fondateur de la Roja, l'euro 2008, a eu lieu à une époque où le Barça développait un jeu pourri, et ne plaçait que trois joueurs (Xavi, Puyol et Iniesta) parmi les titulaires de la sélection nationale.

Et quand tu regardes jouer l'Espagne cette année-là, tu t'aperçois que c'est davantage le Barça de Guardiola qui s'est calqué sur elle que le contraire.

Après s'est enclenché un cycle vertueux qui a profité à l'un et à l'autre, je suis d'accord, mais faire du Barça la base des succès de l'Espagne, c'est un contresens absolu.
Ian Curtis
Message posté par butterfly


On voit qu'il y avait une baisse de conviction, de détermination des Espagnols par rapport aux précédentes campagnes quand même. Ramos était mort, Piqué absent (il émerge seulement depuis 2 mois), Casillas aux fraises, Busquets l'ersatz du joueur lumineux qu'il était sous Guardiola, Xavi et Iniesta tranquilles sans plus...tout cela a du sens.

Après j'ai pas trop suivi la strat de LVG sur la CDM, je te fais confiance, mais il est clair que les hollandais ont exploité au max les carences espagnoles, surtout dans l'engagement et la vitesse de transmission.



Soyons clairs, aucune grande équipe à son top, ne peut perdre 5-1 ou 7-1, pas de soucis là dessus.
Mais aucune équipe moyenne, ni même une bonne équipe, n'est capable de faire ça à une grande équipe.
Regarde juste le scénar:
Quand les PB sont aux fraises, les espagnols dominent, ont les occaz même si le pénalty est scandaleux.
Dans quelle équipe, t'as trois mecs dans le même grand match où l'un capable de balancer des transversales de 60 mètres sublime, un autre capable de faire une tête lobée et un autre capble de faire un contrôle porte-manteau enchainé avec un crochet et frappe dans la surface?
Les causes sont toujours multiples.
Et si tu regardes le tableau de chasse des PB en 6 ans de matchs officiels, c'est quand même hallucinant:
Brésil 2 fois dont un 3-0, Espagne 5-1, France vice-championne 4-1, Italie 3-0..etc mais avec les PB, on dirait que c'est toujours de la chance.
Certains me disent que les résultats actuels reflètent le niveau de la nouvelle génération mais ils oublient que quand la nouvelle génération jouait et pas les Afellay et VDW, ils mettaient 4-1 aller et retour à la Roumanie qui est leader de son groupe et 2-0 aller et retour aux turcs qui méritaient même la victoire vendredi dernier.
el peruano loco Niveau : Ligue 2
Note : 1
Le nez de Cleopatre s'il eu été différent changeait la face du monde, Pascal disait ça...
Bah sur ce match, si Silva met le 2-0 il n'a plus ce tintouin quasi mystique sur ce match....^^
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