En poursuivant votre navigation sur SOFOOT.com, vous acceptez nos CGV relatives à l’utilisation de cookies
et des données associées pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts
. Gérer les paramètres des cookies.
MATCHS 4 Résultats Classements Options
  1. //
  2. // Excellence Bas-Rhin
  3. // Rossfeld/Ernolsheim

Ernolsheim-Bruche et le monde de Rossfeld

Nouvelle rubrique sur sofoot.com. Chaque week-end, nous nous intéresserons, au hasard (enfin, pas vraiment au hasard, en fait) à un club ou match de football amateur. Cette semaine, le choc oppose le FC Rossfeld à Ernolsheim-Bruche.

Modififié
Ce dimanche après-midi à 15 h, les plus bouillants supporters ne seront pas devant un multiplex de Serie A. Un peu plus haut, dans le Bas-Rhin, la division d'Excellence A de la Ligue d'Alsace se chargera en effet d'exciter les plus fidèles. Des fidèles pour qui la rencontre entre le FC Rossfeld et l'imprononçable mais charmant Ernolsheim-Bruche constituera un derby passionné. Car si la pelouse devrait se faire capricieuse, les spectateurs attendus au stade municipal assisteront à un duel capital entre des locaux à la recherche de points et des visiteurs qui rêvent d'une promotion. Michael Cresci, capitaine d'Ernolsheim, s'attend d'ailleurs à un court déplacement (40km) des plus compliqués : « L'ambiance est un paramètre à prendre en compte, surtout pour nos jeunes joueurs, dont certains ont déjà été expulsés pour avoir répondu et insulté des spectateurs. On est au courant, on a l'expérience et on répétera avant le match de faire attention. On est averti. » Si un Alsacien averti en vaut deux, la rencontre promet néanmoins de faire des étincelles. Car entre mottes de terre, lignes offensives de talent et défections, le riesling arrosera bien plus que le résultat. Il consacrera une amorce de sauvetage ou l'ambition d'une montée.

Des chiffres et des lettres


Promu cette saison, après avoir réalisé un incroyable doublé coupe-championnat l'année dernière aussi bien avec l'équipe 1 qu'avec l'équipe 2, le FC Rossfeld a pourtant connu une entame de saison très compliquée (3 nuls et 7 défaites lors des 10 premiers matchs). Une situation qui s'est éclaircie avec deux succès consécutifs avant la trêve : « Au début de saison, on a été surpris par le niveau et on manquait de rigueur défensive. Nos joueurs n'avaient jamais joué à ce niveau et ont mis un certain temps à s'acclimater. Mais on est maintenant bien en place » , explique Eric Bognitscheff, qui partage la fonction de coach avec Lionel Holtz. Errements et fautes techniques mises au placard, le club répond de nouveau aux attentes du village de 800 habitants, dont nombreux suivent l'équipe assidûment. Également joueur et fils du président, Lionel Holtz en témoigne : « On joue toujours devant au moins 150 payants ce qui veut dire qu'il y a environ 200 personnes. Il y a toujours une belle ambiance. Même si on perd, les supporters restent boire un coup. C'est grâce à ça qu'on arrive à payer nos arbitres et faire vivre le club. Les supporters jouent le jeu. Ils sont critiques comme des vrais supporters, mais sont là dans les bons comme dans les mauvais moments. » Un soutien populaire qui ne sera pas de trop pour Robin Schmitt, capitaine juvénile du haut de ses 22 ans, et ses coéquipiers. Une victoire serait à n'en pas douter fêtée comme il se doit par les ambianceurs du groupe comme Victor Louis et Kevin Schnell ou encore le dirigeant Stéphane Matter. Mais la tâche s'annonce ardue.

Montés en Excellence lors de l'été 2013, l'adversaire du jour truste en effet les premiers rôles pour sa deuxième saison à ce niveau et s'est même permis une belle escapade en Coupe de France (5e tour face à Colmar, 0-5). Élevé au grain d'Ernolsheim, puisqu'il en a été joueur avant d'en devenir l'entraîneur, Régis Steinmetz se montre satisfait du parcours des siens jusqu'alors : « On a fait une première partie de championnat plutôt correcte avec 8 victoires en 13 matchs, sachant que notre objectif de départ était d'assurer le maintien le plus rapidement possible. On est plutôt largement en avance. » Désormais 3e du classement, les partenaires de Michael Cresci croient en leur chance, malgré deux contre-performances avant la trêve : « On était pendant longtemps en tête, avec des points d'avance, maintenant on est dans la position du chasseur. Mais on n'a pas été impressionnés par les leaders. À l'avant-dernière journée, on perd sur un but de la main face au premier, on s'est fait voler. On n'a rien à envier à nos concurrents. » Et certainement pas Marco Radislavjlevic, présélectionné en équipe d'Alsace et attaquant d'Ernolsheim tournant depuis le début du championnat à plein régime, affirme son entraîneur : « Il en est à dix buts, je crois. C'est un pur produit d'Ernolsheim. Il est relativement grand, excellent jeu de tête, il est rapide, technique, a une bonne frappe de balle... Et il a pris confiance cette année en ses qualités. Il s'est affirmé en tant que digne successeur de notre ancien buteur qui est Bruno Marson » . Radislavjlevic, arme fatale d'un Ernolsheim qui ne se rend toutefois pas en terre ennemie avec l'assurance d'une victoire aisée.

Le retour de Marson, la faillite du gazon


Car le déplacement revêt tous les attraits du bourbier. D'abord, car le match aller, remporté 3-2 dans les derniers instants, avait su mettre en avant les qualités techniques de Rossfled. Une surprise pour Steinmetz : «  C'est l'équipe contre laquelle on a eu le plus de mal. On pensait que leur qualité principale était l'engagement plus que la technique, mais ce jour-là, ils m'ont agréablement surpris par le jeu développé sur le terrain. Ça a été une victoire à l'arrachée, mais je pense qu'un match nul aurait été un résultat plus adapté à la physionomie du match. » Désormais prévenu, Ernolsheim devra également composer avec les nombreux absents. Deux suspensions, des blessés, quelques départs en vacances : l'effectif est décimé. Une donne qui obligera Michael Cresci et les siens à s'adapter : « On avait une organisation tactique assez chiadée, et bien respectée. Mais ça s'est étiré au fil des matchs, on était un peu plus attendus, c'était plus compliqué. On jouait en 3-5-2 depuis le début de la saison, mais là dimanche, en raison des absences, on va devoir modifier. » Radislavjlevic exilé sur un côté, l'axe devrait être dévolu à la légende Marson, jamais avare lorsqu'il s'agit de rechausser les crampons pour son club de cœur.


Autre élément de décision, la pelouse. Car à Rossfeld, celle-ci fait débat, comme le détaille par brins Eric Bognitscheff : « On a de très mauvaises d'infrastructures par rapport à notre niveau. On a uniquement un terrain municipal qui n'est même pas éclairé et un terrain d'entraînement aux dimensions réduites qu'on doit partager en deux avec l'équipe 2. On n'a fait qu'un seul entraînement depuis la reprise, sinon on s'est contenté de footing en plein air, de foot en salle ou de matchs amicaux. » Les taupes glissées sous le terrain pourraient toutefois bien aider les locaux à piéger leurs adversaires selon Holtz : « Quand les autres équipes arrivent, elles tombent un peu de haut. Nous, on est y habitués maintenant. On a plus de facilité à produire du jeu malgré le fait que le terrain ne soit pas évident.  » Mais Ernolsheim voit au-delà du gazon maudit. À 3 points de la tête, le club commence à nourrir des ambitions. Et s'il faut en passer par une pelouse ravagée, le challenge se fait d'autant plus excitant : « C'est une bonne ambiance, mais comme tout match où il y a de l'enjeu, il y a toujours un peu de tension. Mais il y a un bon état d'esprit, ce sont des matchs avec beaucoup de buts. On s'est rarement quitté sur un score nul et vierge. Et puis on essaie d'accrocher le wagon de tête le plus possible. Si on peut titiller les plus gros, on ne va pas se gêner.  » Ambition d'un côté, espoir de l'autre, puisque Rossfeld a su redresser la barre et se présente désormais comme un club qui souhaite ne pas galvauder sa place en Excellence : « On est sur une bonne dynamique. Mais on est quand même un peu tributaires de ce qu'il se passe au-dessus. Chaque année, il y a trois descentes. Mais il pourrait y en avoir plus si trop de Bas-Rhinois de CFA ou de CFA 2 sont relégués. » Alors en attendant de connaître l'avenir des voisins, Rossfeld balaiera son terrain vague avec envie. Et ce, pour dépoussiérer un avenir qui s'annonçait gris il y a encore quelques mois.

Par Eric Marinelli et Raphael Gaftarnik
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié



Hier à 17:15 La double fracture de McCarthy 2 Hier à 16:45 Pablo Aimar va (re)faire ses adieux 5 Hier à 16:05 Un gardien espagnol marque de 60 mètres 6
Partenaires
Olive & Tom Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur
samedi 20 janvier Coentrão casse le banc des remplaçants 9