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Eriksen, l’héritier danois

Racé, fin balle au pied et la tête toujours fièrement levée, Christian Eriksen est un artiste aux coups de pinceau qui détonnent en Premier League. Formé dans le cocon de l’Ajax Amsterdam, le meneur de jeu danois a conquis Tottenham depuis son arrivée en 2013. Mais pas encore tout le Royaume, qui en attend encore davantage.

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Depuis sa tendre enfance, la première impression diffusée reste toujours la même. Le physique un peu frêle, la mine dépourvue de tout charisme et l’allure pas particulièrement véloce. Mais quand Christian Eriksen se met en représentation balle au pied, les préjugés s’évaporent aussitôt devant l’évidence. Et l’assistance en devient suspendue à ses pieds. À l’Odense Boldklub, club danois où il s’est exprimé durant son adolescence, les premières lueurs de son talent ont immédiatement saisi les plus grands. « Dans leur jeunesse, les enfants grandissent et prennent parfois de drôles d’allures, se remémorait, il y a deux ans et demi, Uffe Pedersen, son entraîneur de l’époque. Mais, lui, on pouvait déjà dire qu’il avait quelque chose de spécial. Chaque fois que Christian accédait à un niveau supérieur, il lui fallait juste un ou deux matchs pour s’adapter et il devenait le meilleur joueur. Il est capable de prendre les commandes tout un match, de dicter le rythme et de modeler le jeu à sa guise. » Quelques années plus tard, rien n’a changé ou presque. Eriksen a grandi et évolue désormais à Tottenham au milieu des grands. Avec, toujours et encore, cette même facilité et aisance.

« Eriksen donnait l’impression de ne rien avoir à apprendre »


Né en 1992 – année majestueuse pour le football danois avec la victoire à l’Euro –, Christian Eriksen était comme prédestiné à marcher sur les pas de ses illustres aînés. Car depuis Michael Laudrup, l’enfant de Middelfart s’érige incontestablement comme la plus belle promesse de la sélection Rød-Hvide. Son parcours professionnel, le blondinet, soucieux de franchir les étapes progressivement, l’a amorcé à l’Ajax Amsterdam, malgré le vif intérêt d’autres formations plus huppées (FC Barcelone, Chelsea, AC Milan). En trois années passées en Eredivisie, celui qui évolue en tant que meneur de jeu a rapidement fait l’unanimité. Par sa capacité d’acclimatation immédiate, ses qualités patentes, ainsi que sa maturité précoce. « Il faisait un peu tout à l’Ajax. C’était lui le maître à jouer. Pour moi, c’est lui qui prenait l’équipe par la main, se souvient Édouard Duplan, actuel milieu de terrain de l’ADO Den Haag et qui a eu l’occasion de le voir s’illustrer lors de son passage au FC Utrecht. Techniquement, c’était déjà très fort. Notamment en ce qui concerne la conduite et la conservation de balle. Il est extrêmement endurant, il court énormément, puis voit très bien le jeu. Surtout, c’est sa maturité qui était impressionnante. À son âge, on pouvait s’attendre à plus de naïveté, mais non. Il était tout jeune, mais jouait déjà comme un patron et donnait l’impression de ne rien avoir à apprendre. »


Son entraîneur de l’époque sous maillot ajacide, Frank de Boer, a lui succombé instantanément. Vision de jeu panoramique, sens aiguisé de l’espace et du déplacement, technique sûre et propre, Eriksen scintille plus que les autres. « Il est toujours en mouvement, pense rapidement, louait le frère de Ronald, qui avait conseillé le Danois alors âgé de dix-sept ans à l’équipe première de l’Ajax lorsqu’il dirigeait les jeunes. Il a des yeux dans le dos. Quand vous pensez qu’il ne vous voit pas, il vous voit. » S’il possède des aptitudes naturelles, le numéro dix a dû cependant polir ses qualités. Et Dennis Bergkamp, qui jouait un rôle majeur dans l’encadrement des jeunes à Amsterdam, a une part prépondérante dans sa progression. En plus d’être une source d’inspiration : « J’ai tellement appris auprès de lui. Une ou deux fois par semaine, nous avions des séances individuelles à l’entraînement en one-to-one avec Bergkamp et Wim Jonk, et ce qu’ils pouvaient faire ensemble était assez impressionnant. Avec Bergkamp, on voyait comment il trouvait et utilisait l’espace. » Trop fort pour le championnat néerlandais, trop prometteur, le Danois était programmé pour partir tôt. Et c’est après 163 matchs avec l’Ajax (32 buts et 66 assists) qu’il a rejoint Tottenham, à l’été 2013, afin de poursuivre sa progression.

Du talent et du travail, mais pas la constance


« Je veux toujours le ballon, c’est le type de joueur que je suis. » C’est ainsi depuis toujours et cela n’a pas fondamentalement changé à Londres. Le Danois aime câliner le cuir. Constamment. Outre les belles dispositions étalées aux Pays-Bas, il a élargi un peu plus sa palette outre-Manche. Notamment sur coups de pied arrêtés (corners et coups francs) où il est devenu un tireur hors pair. Le bonhomme est un bosseur acharné en quête perpétuelle de progression. « Je devais chaque jour le traîner en dehors du terrain d’entraînement et lui dire : "Ça suffit, Christian, il commence à faire sombre, rentre à la maison voir ta femme" » , révélait l’année dernière Tim Sherwood, son ancien manager. « Il est créatif. Intelligent. Superbe techniquement, loue pour sa part Chris Miller, membre du fanzine The Fighting Cock, l’un des plus populaires auprès des Spurs. Nous savons que Tottenham est plus faible sans lui. C’est un joueur populaire auprès du public, beaucoup d’enfants arborent son maillot sur Tottenham High Road. » Malgré la valse des entraîneurs au début de son aventure avec André Villas-Boas (juin 2012 – décembre 2013) et Tim Sherwood (décembre 2013 – mai 2014) et une tendance à ne pas évoluer à son poste de prédilection, il a su se rendre incontournable pour son équipe. « C’est un très bon joueur. Il est très technique et a une excellente qualité de passe, explique Yann Kermorgant, attaquant de Bournemouth qui l’a vu à l’œuvre fin octobre (défaite 1-5 à Dean Court, 10e journée). D’ailleurs, contre nous, il en avait fait une magnifique pour Harry Kane qui avait marqué. On sent que c’est un joueur influent à Tottenham. »


En témoigne d’ailleurs le chant que lui ont consacré les supporters londoniens : « Eriksen, sen, sen , He’s our number 23. Eriksen, sen, sen, Loves the Spurs like you and me. To the left to the right, He’s our midfield Dynamite. When he plays for the Lilywhites, He makes Özil look shit » . Mais si les qualités de Christian Eriksen sont manifestes, il demeure un jeune joueur qui doit encore épurer son jeu. La venue de Mauricio Pochettino, qui a progressivement remis d’aplomb une formation autrefois déséquilibrée, a mis en évidence les lacunes du milieu de vingt-trois ans. « Cette saison est pour l’instant sa plus décevante chez nous, étaye Chris Miller. Pochettino a mis en place un style cohérent, où désormais toute l’équipe doit travailler ensemble. Et ce qui fait à certains égards que, selon moi, les individualités se démarquent moins. Eriksen n’est plus la pièce maîtresse. Il fait toujours de bonnes choses cette saison (2 buts, 7 assists cette saison en PL), mais il n’excelle pas. » Comme la saison dernière, après la période charnière des fêtes, l’international danois commence à afficher des limites physiquement. Et nul doute que sa seconde partie de saison sera déterminante pour Pochettino, qui l’estime grandement : « C’est un joueur important pour nous et si vous lui donnez une chance de frapper, il peut avoir un impact certain sur le match. Il est d’ailleurs l’un des meilleurs joueurs pour créer des situations dangereuses. Il est naturellement doué, mais il continue de travailler énormément. » Le travail, encore et encore. Comme lorsqu’il était plus jeune à l’Odense, c’est peut-être grâce à cette vertu viscérale que l’héritier danois parviendra enfin à conquérir tout un Royaume.

Par Romain Duchâteau Propos d'Édouard Duplan, Chris Miller et Yann Kermorgant recueillis par RD, ceux d'Offe Pedersen et Christian Eriksen extraits du Guardian et du Mirror
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