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Éric Sikora, le sang aujourd'hui, l'or demain ?

Le RC de Lens s'est tourné vers son ancien joueur le plus emblématique pour tenter de survivre en plein marasme. Comme en 2012, quand Sikora avait déjà repris la barre en catastrophe. Si les résultats ne sont pas encore là, certains continuent de voir en lui la solution idoine.

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Avec sa barbe fournie et grisonnante, son regard vif et ses allures de vieux loup de mer, on pourrait se dire qu'Éric Sikora a la gueule de l'emploi. Celle d'un capitaine aguerri qui va tenir le navire lensois en pleine tempête. Déjà cinq défaites en autant de matchs pour le plus gros – et de très loin – budget de Ligue 2. Alain Casanova balancé par-dessus bord, il était logique que la direction Sang et Or se tourne vers son ancien latéral. « Quand on est en difficulté, c'est important de revenir aux fondamentaux. À Lens, personne n'incarne mieux ces fondamentaux que Siko. Par son histoire avec le club, mais aussi son profil humain, économique même je dirais, il est à l'image de l'ADN du Racing... » Ancien partenaire du nouveau coach de Lens dans les années 1990, Jimmy Adjovi-Bocco ne tarit pas d'éloges malgré la défaite à Orléans ce lundi (0-2). Tout comme Luc Dayan, président du Racing en 2012-2013 : « Eric, je peux dire aujourd'hui que c'est un ami. Quand j'ai eu à m'occuper du club, pour restructurer et trouver ensuite un repreneur, il fait partie d'un noyau d'anciens joueurs lensois qui ont permis au club de tenir dans cette situation difficile. » Bien qu'il ait officié à Lille et Valenciennes, le spécialiste des restructurations de clubs se souvient avoir été parfaitement soutenu par celui qu'il avait installé comme entraîneur de l'équipe A. « C'est Antoine Sibierski, que j'avais installé comme directeur sportif, qui m'a proposé Éric comme entraîneur. Et même s'il n'avait pas les diplômes à l'époque, j'ai de suite dit oui. Je me souviens que l'on a abordé la question financière très tard. Lui, il était dans la logique d'aider, rien de plus. »

La valeur refuge


Pour Dayan, Éric Sikora à Lens, c'est un peu « une valeur refuge » car il connaît les rouages et dispose d'une légitimité presque absolue. « C'est important dans chaque club qu'il y ait des anciens comme lui, qui connaissent le club, mais qui en partagent aussi les valeurs. Dans le cas d'Éric, il est aimé des supporters, donc cela nous a offert une paix sociale. Quand on met quelqu'un comme Éric Sikora à la tête du RC Lens, tout le monde chez les supporters a l'impression d'être un peu à la tête de l'équipe aussi » , poursuit l'ancien dirigeant. Mais ce serait réducteur selon Adjovi-Bocco de réduire "Siko" à un rôle de gentille mascotte. « Il aime ce club, mais ce n'est que sa touche personnelle en bonus. S'il est là, c'est avant tout parce qu'il est compétent. Il a une vraie connaissance du jeu, mais il a aussi une vraie capacité à unifier un groupe. Qu'il devienne entraîneur, ce n'était pas une évidence pour moi quand il était joueur, car c'est un homme réservé, mais il sait démontrer par l'action, et cela donne envie aux autres de le suivre. » À ce titre, Luc Dayan se souvient des bons résultats de son entraîneur qui, malgré une douzième place finale, « n'avait pas été loin d'accrocher le podium en cours de saison, avant que l'équipe ne finisse en roue libre » une fois la montée injouable.

« Son équipe sera à l'image du joueur qu'il était »


Dans un contexte sportif comparable à celui de 2012, Éric Sikora peut-il faire mieux et réaliser l'exploit de remettre le RC Lens à la place que son budget était censé lui offrir ? « Il y a du retard, mais je pense qu'il est capable de redresser la situation et de mettre le Racing en haut de tableau d'ici la fin de saison. Après, c'est certain qu'il y a déjà une situation compliquée, mais lui ne va pas se plaindre. Il a repris l'équipe en connaissance de cause et ne va pas abdiquer aux premières difficultés. » Pour Luc Dayan, le futur des Sang et Or dépend tout autant de son nouveau coach que de tout le fonctionnement autour. « On ne se rend pas forcément compte de tout ce qui peut venir parasiter le travail d'un entraîneur. Pour Eric, la question sera de savoir si on va le laisser travailler comme il l'entend. À Lens, selon moi le problème est structurel, il y a un mode de fonctionnement qui n'est pas en adéquation avec les ambitions et le potentiel du club. » Aujourd'hui, la seule certitude réside dans l'esprit que l'homme aux 600 matchs pros avec le Racing va insuffler à son équipe selon Adjovi-Bocco : « Son équipe sera à l'image du joueur qu'il était. Il était sous-coté, alors qu'en plus de bien défendre, c'était un latéral très technique, capable de beaucoup apporter offensivement. Il avait une panoplie de numéro 10, Siko, c'était un artiste. Il aime le jeu, donc son équipe devrait produire du jeu, tenter d'attaquer. » On était loin du compte à Orléans ce lundi, mais la donne pourrait changer d'ici quelques semaines quand Eric Sikora aura pris la mesure de son équipe.

Par Nicolas Jucha Tous propos recueillis par NJ.
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