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Éric Abidal, le miraculé encombrant

Il y a un an, Éric Abidal était quasiment perdu pour le football professionnel. Sa rechute devait définitivement le rayer de l’équipe de France. Sauf que l’ancien Barcelonais est revenu dans le jeu. Au mental. Au point d’être (re)devenu titulaire en Bleu et de tout chambouler…

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L’histoire est belle. Sans doute trop. Condamné par son corps, Éric Abidal n’a jamais renoncé à son destin. Il s’est battu contre la maladie (une tumeur au foie) de la même manière qu’il se battait sur le pré : avec précision et professionnalisme. Par deux fois, il a été taclé. Par deux fois il s’est relevé. Alors, quand il a signé à l’AS Monaco cet été - là où il avait commencé en 2000 – on se disait que le garçon avait gagné son pari : redevenir un joueur de football professionnel. Onze matchs de Ligue 1 plus tard, il a même fait mieux. Il est en équipe de France. Et titulaire. « Avec ce que j’ai vécu, c’est déjà incroyable de pouvoir revenir avec les Bleus. La suite passera par de bons matchs en club. Cette Coupe du monde, ce serait la cerise sur le gâteau. Mais avant qu’il y ait la cerise, il faut avoir tous les ingrédients… On les a. À nous de bien les utiliser sur ces deux matchs  » a lâché l’homme, de sa voix posée, sur les ondes de RMC en milieu de semaine.

Au milieu de l’été, il a d’abord commencé par bluffer son monde quand il alignait des prestations sérieuses et intéressantes avec Monaco. Latéral gauche à Lyon et Barcelone, « Abi » est revenu à son premier amour : l’axe. Il n’avait plus la vivacité de ses 20 ans mais il compensait par un sens du placement et de l’anticipation au-dessus de la moyenne. C’est simple, sur le Rocher, Ranieri en a fait son premier relai. Son capitaine. Son patron. Sur le terrain, Abidal conseille, parle, replace, gueule. Il revit. Leader, il l’a toujours été. On parle d’un mec dont le palmarès dégueule de tous les côtés (champions de France et d’Espagne, deux Ligue des champions, Coupe du monde des clubs, etc.).

Son retour en équipe de France a été salué par tous. Normal, c’est un message d’espoir. Une belle victoire contre la maladie. Une victoire qui le lave de tous ses pêchés. Notamment de Knysna. Là où Patrice Évra, à force, est devenu le seul à porter le fardeau de l’Adrique du Sud, tous ses camarades présents avec lui, se sont peu à peu éloignés de cette cicatrice : Ribéry, Toulalan, Henry, Valbuena, Abidal. Pour eux, Knysna n’est plus un fardeau. On ne leur en parle plus. Tout du moins, pas directement. Normal, Évra sert de paratonnerre. Le capitaine doit assumer. Seul. Même trois ans après. Débarrassé de sa maladie et de la «  honte sud-africaine » , Abidal est donc revenu en grâce. Là, dans la charnière centrale des Bleus. Un retour qui, s’il est exceptionnel d’un point de vue humain, l’est moins du côté sportif. Car finalement, Didier Deschamps a changé son fusil d’épaule et Raphaël Varane, pourtant le plus beau bijou de la collection France, est obligé de faire place…

Son objectif : le Brésil


Dans les faits, Éric Abidal fait la paire avec Laurent Koscielny. Sur le banc, Varane et Sakho observent ça d’un coin de l’œil. C’est plus embêtant pour le Madrilène que pour l’ancien Parisien. Actuellement, cette hiérarchie ne repose sur rien car depuis mi-octobre, Abidal s’effrite. Il pioche. Physiquement. Et c’est normal, lui qui a déjà disputé 16 matchs depuis août (11 avec Monaco, 5 avec les Bleus) alors qu’il restait sur une saison à 5 bouts de matchs avec le Barça et une bataille pour sa survie. Avec son club, il vient de traverser un passage délicat. On l’a vu moins tranchant, hésitant, se faisant manger dans les airs très souvent. Même dans son placement et sa relance, il était moins frais. Clairement, il a besoin de repos. Lui même l’avoue. Sur RMC toujours : « Après ma maladie, je n’ai pas joué pendant longtemps. Désormais, je ne vais pas dire que je gère mais j’essaie de faire au mieux. À partir du moment où l’entraîneur est satisfait et où je joue, j’essaie de donner 100% de mes capacités. Après, je comprends totalement le fait qu’on puisse me mettre de côté ou me faire souffler car je pense groupe. Peu importe le joueur aligné, l’essentiel est de gagner ensemble. Il y a toujours de la concurrence. Beaucoup de joueurs ont participé à cette phase de qualification et tous n’iront pas au Mondial. Mais tous auront tout donné pour que l’équipe de France puisse y accéder.  »

Un discours clairvoyant mais avec un message subliminal : aller au Brésil. Comme tous les grands malades, la guérison passe par des étapes à atteindre. C’est mental. Pour Abidal, la prochaine étape est sud-américaine et s’appelle le Brésil. Dans les rangs des suiveurs du club monégasque, il se murmure qu’après le Mondial, le Français arrêterait les frais. Il terminerait ainsi en beauté. Mais cette belle histoire retarderait encore d’un an la prise de pouvoir de Raphaël Varane. Et quand on sait l’importance des automatismes dans une charnière centrale… Aujourd’hui, Abidal est-il la meilleure solution dans l’axe en équipe de France pour ce barrage ? Personne n’a vraiment de réponses car personne n’a envie de poser la question. On ne tire pas sur Abidal. Il a l’immunité. Après ce qu’il a traversé, il « mérite » cette chance. Et puis la jeunesse de Varane, en dépit de son énorme talent, n’est pas un atout dans le jeu du Madrilène, adoubé en deux ans par Mourinho et Ancelotti, rien que ça. À 20 ans, l’ancien Lensois a l’avenir devant lui. On disait la même chose de Philippe Mexès lors de son arrivée chez les Bleus. On a vu le résultat.

par Mathieu Faure
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