1. // Mondial 2014
  2. // Barrage retour
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  4. // Billet d'humeur

Équipe de France : changez tout !

Non, pas tout… Mais en se qualifiant pour le Mondial 2014, le foot français ne doit faire l’économie d’une remise en cause partielle ou plus large qu’elle s’était assignée en cas d’élimination… Il est temps pour le foot hexagonal de se pencher sur son identité de jeu, sur sa formation et sur le niveau de son championnat.

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En politique, on appelle ça l’état de grâce. C’est une période d’euphorie et de consensus plus ou moins courte qui suit les prises de pouvoir électorales et qui autorise juste quelques réformes jamais consenties plus tard, à chaud. Le foot français connaît depuis hier soir cet état de grâce : une communion retrouvée avec le public, un sélectionneur prolongé jusqu’en 2016 minimum (sauf désastre entre-temps) et la certitude de jouer deux tournois majeurs, le Mondial 2014 et l’Euro 2016. Bref… On a le temps et zéro pression à court terme, vu qu’aujourd’hui ces Bleus ne concourent pas (pas encore ?) pour le titre mondial en juillet prochain. D’ailleurs, dans le discours d’après-match de Deschamps, l’horizon 2016 était clairement dans sa ligne de mire. Donc on a trois ans. Soit moins de temps qu’il aura fallu à l’Italie pour changer de visage après le désastre de la Coupe du monde 2010 quand la Squadra avait giclé dès le premier tour sans gagner un match. Sous l'égide de la fédé italienne et de ses « DTN » (Arrigho Sacchi et Roberto Baggio) et sous la direction du sélectionneur Cesare Prandelli, le foot italien s’est attelé à une introspection semblable à celle entamée six ans plus tôt par le foot allemand. Résultat : la Squadra Azzurra s’est trouvé une nouvelle identité de jeu conquérante qui l’a menée en finale d’Euro 2012 et au Mondial 2014 (et sans souffrir cette fois-ci), après avoir aussi donné du fil à retordre aux grands Brésiliens lors de la Coupe des confédérations à l’été 2013 (un bon 2-4). Entendons-nous bien : l’Italie ne repartait pas de zéro. Grande nation de foot avec un noyau dur stable au niveau des joueurs clés et avec son ADN juventino, l’Italie n’a pas eu tout à chambouler mais juste à se réinventer pour les temps présents. Mission accomplie. À tel point que sélection nationale et clubs transalpins (Napoli, Roma, Juve) se nourrissent mutuellement des mêmes principes ambitieux qui interpellent à nouveau les techniciens du monde entier. L’Italie redevient « in » .

Et le foot français ? C’est un peu pareil que pour le foot italien dans le sens où on ne repart pas de zéro nous aussi. À la différence des Hollandais (Mondial 2002) et des Anglais (Euro 2008), la France a été de tous les tournois majeurs depuis l’Euro 1996. Des titres colossaux sont tombés dans son escarcelle (1998 et 2000), sans oublier les à-côtés non négligeables (finaliste du Mondial 2006 et Coupes des confédérations 2001 et 2003). Au dernier Euro 2012, les Bleus avaient même atteint les quarts, soit une présence dans le Grand Huit continental. Au niveau des joueurs, la formation française a globalement bien pourvu l’équipe A actuelle. À ce propos, on rappellera que trois drames personnels ont nourri le marasme récent des Bleus, ceux d’Abou Diaby, de Yoann Gourcuff et de Yann Mvila. Trois perles « bien parties » qui auraient pu/dû porter une équipe de France devenue bien meilleure avec eux ces trois-quatre dernières années. Les blessures ont invalidé le premier, de mystérieux « doutes » ont plombé le second et une inconstance infatuée ont perdu le troisième. Dommage… Restent les points noirs habituels : la déliquescence des clubs français en coupes d’Europe et le niveau de jeu poussif de la L1 que la flamboyance de Paris et de Monaco (et encore !) ne rachète pas. Qui plus est, les joueurs français ne sont pas légion dans ces deux clubs très riches. Or, si l’équipe de France demeure aujourd’hui comme hier la locomotive du foot français, ce sont les clubs, les entraîneurs, les formateurs et les joueurs qui font ce qu’elle est et qu’elle sera. Et là, y a du boulot…

Couilles et castagne ?

Car la victoire d’hier et la qualif pour le Mondial risquent de maintenir le statu quo du « tout va très bien, continuons ainsi ! » Ce serait vite oublier les errements tactiques et les 6 défaites bien senties qui émargent au bilan de Deschamps à la tête des Bleus. Ce matin, on a juste un peu moins d’incertitudes qu’avant le match d’hier, c’est tout. D’ailleurs pas mal de médias sont tombés dans le panneau, avant et après la rencontre, en concentrant à nouveau le débat sur la fameuse « mauvaise attitude » des Bleus. Au CFC sur Canal +, on a plus parlé de ça que de jeu (au grand dam de Dugarry) et ce matin sur RTL, on s’est focalisé aussi sur le visage plus « sympa » des joueurs… sans oublier de ressasser toutes leurs turpitudes récentes (polémique Évra, les desiderata de Ribéry favorables à Nasri). Plus inquiétant, la victoire d’hier soir a fait remonter à la surface les travers de France 98 qui ont en partie plombé les Bleus les années d’après. Ainsi, pour vaincre désormais, il faudra à nouveau des guerriers, des warriors, des combattants… Mamadou Sakho noté (9/10 dans L’Équipe !) incarne à nouveau cette vision du foot faite de couilles et de castagne. Ce matin, on reparle partout « d’impact » , de « duels » , de « pousser tous ensemble pour marquer  » . Michel Hidalgo le dit plus poétiquement en parlant d’âme et de cœur. Mais c’est la même chose. Évidemment que l’aspect physique est primordial dans le foot moderne, mais si c’est reparti pour un tour à revoir jouer une équipe « bien en place, » , on est mal barrés. À jouer juste bloc contre bloc, l’Uruguay est meilleure… Hier soir, c’était un match retour de barrage, à caractère particulier, quasi irrationnel (dans le bon sens populaire et spectaculaire du terme). Et c’était contre l’Ukraine, une bonne équipe mais sans génie, ni grandes références hormis le peu de buts qu’elle prenait. René Girard dans L’Équipe de ce matin : « Ce n’était pas un match exceptionnel. Il fallait se qualifier. La France est au Brésil. Le contraire aurait été inconcevable  » …

Cela dit, et preuve qu’on ne repart pas de zéro, on a vu aussi pas mal de bonnes choses dans l’organisation. Mais peut-on vraiment parler d’identité de jeu véritable ? Non. On n’en est pas là. Pas encore ou pas tout à fait. L’avenir nous le dira. Il ne faut pas oublier les deux « enflammades » au départ légitimes qui ont suivi les très belles victoires en Allemagne (2-1, février 2012) et en Italie (2-1, novembre 2012). Là aussi, on avait vraiment cru qu’ « une équipe était née » , que c’était du tout bon. Sauf que tout a dérapé ensuite… Ne pas oublier qu’on a voulu aussi mettre l’énergie et l’intensité en Géorgie mais sans vraiment bouger ce bloc (0-0). Pas sûr non plus qu’à l’envie et aux biceps, on battra l’Espagne, la Colombie, le Portugal, ou les Pays-Bas (qu’on jouera en match amical le 6 mars prochain, un bon test). La France a-t-elle enfin trouvé sa charnière Varane-Sakho et son milieu à trois, avec Cabaye en meneur reculé ? On verra bien… Le couloir droit offensif pèche toujours et le match Benzema-Giroud est loin d’être tranché. Là-aussi on verra… L’identité de jeu, ce n’est pas une notion abstraite : c’est ce qui reste quand on a tout perdu, quand on est tout perdus. Ce sont les fondements tactiques communs sur lesquels on se repose quand tout va bien mais surtout quand tout va mal (mauvaise passe en cours de match, trou générationnel sur une période donnée, etc.). La France n’a pas d’identité clairement définie comme Espagne, Brésil, Pays-Bas, Italie, Uruguay. Néanmoins, elle est peut-être plus avancée que l’Angleterre ou le Portugal (merci CR7 qui fait tout !). Avec la qualif en forme de bac décroché au rattrapage, les Bleus sont passés dans la catégorie moyen-plus. C’est déjà pas mal, en attendant (sûrement) mieux ?

Voilà. On a la paix jusqu’en 2016. Ce qui veut dire qu’il faut préparer 2018 et au-delà. On attend de la formation française qu’elle se mette au diapason de ce que font les autres, comme l’Espagne, les Pays-Bas et l’Allemagne. C’est-à-dire des joueurs plus techniques et « tactiquement intelligents  » (leitmotiv de la formation néerlandaise). Voyez les progrès impressionnants du Japon, et ce but marqué par Honda aux Hollandais samedi en amical (2-2)… L’Équipe de ce matin soulignait à juste titre que notre réservoir actuel n’était pas énorme à très court terme : seuls Griezmann (22 ans), Thauvin et Digne (20 ans) seraient éventuellement éligibles en Bleus… On parlera une autre fois du marasme du niveau de la Ligue 1, de la mentalité frileuse des techniciens (pas tous !) ainsi que des piètres performances européennes des clubs français. Joueurs mieux formés techniquement et tactiquement ( « l’attitude » c’est moins important !), des clubs plus joueurs, des coachs plus ambitieux et une amélioration des résultats en coupes d’Europe,… tout ça concourra également à rendre les Bleus meilleurs. Une sélection nationale est l’aboutissement de toutes ses composantes, humaines et sportives. Pour s’être endormi sur ses lauriers de 98-2000, le foot français a stagné, a végété. Sans remise en cause à froid comme on peut se le permettre actuellement avec une vraie réflexion sur le jeu, le foot hexagonal ne risque pas de tomber dans la nullité, mais pire : il redeviendra moyen-moins…

Par Chérif Ghemmour
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lolpiergenial Niveau : District
Merci. La victoire d'hier était sublime, mais les victoires de demain le seront sans doute plus, si on fait le bon travail aujourd'hui.

Et en plus de Griezmann, Thauvin et Digne, on peut rajouter un Rabiot en 2018, pour sûr.
Franck Nausée Niveau : DHR
Je crois que l'auteur se trompe. On veut des warriors, certes, mais pas forcément des bourrins.
Exactement il faut taffer tout de suite pour 2016.

En gros après la prestation d'hier, il faut faire les changements nécessaires pour que ça reste identique...
lolpiergenial Niveau : District
(avant même Rabiot, quid des Kondogbia, Zouma, Areola, Sanogo, Veretout...?)

On a quand même un beau vivier de jeunes... Tous n'ont pas confirmé dans de grands clubs, mais ça ne devrait pas tarder...
RedondoDuFief Niveau : District
L'intro de l'article elle vend du rêve
RedondoDuFief Niveau : District
L'intro de l'article elle vend du rêve
Tout va dépendre de la coupe du monde.

Si on se fait sortir en poules, adieu les Nasri, Ribery, Valbuena, Sagna, Koscielny, Benzema, et là on repartira avec les rabiot Digne etc.... En ne gardant que Varane Pogba Sakho

Par contre si on fait une coupe du monde monstrueuse, on gardera la même équipe, jusqu'à l'euro 2016 où nos vieux seront à l'agonie ...

C'est typiquement français
Aréola est-il vraiment meilleur que Zacharie Boucher? Quelqu'un peut me renseigner?
Mouais CG, autant je salue l'effort et l'envie de rompre avec le "il faut mettre ses yeuks sur la table", autant tu substitues à ça le coup de "l'identité de jeu".
Allez, faisons pas la fine bouche, ça reste une équipe nationale, y'a jamais vraiment d'identité de jeu, ça se joue globalement sur le niveau général d'une nation (seuls les gros gagnent au final) et sur l'état d'esprit d'un groupe sur 2/4 années.
Et puis bon, pour l'edf, sérieux, les gars ont tellement donné le sentiment de s'en battre que c'était logique qu'on leur demande de se bouger.
Plasil Power Niveau : CFA
Nos jeunes sont champions du monde espoir mais bon on n'a pas grand chose c'est sûr... Y a du bon dans cet article: ne pas faire l'économie d'une remise en cause partielle et travailler dès maintenant à imprimer une plus grande culture tactique aux jeunes et améliorer notre formation. Je signale au passage que la promotion de Sagnol, un homme extrêmement intelligent, va justement dans ce sens.
Mais bon les refrains sur les français sans technique ni tactique, sur l'absence d'une identité, ou pire d'une identité jacquet, c'est lourd et à côté de la plaque. Perso, si demain on est champion du monde et d'europe avec une culture moins flamboyante que les beaux hollandais du chérif, je prends direct.
Coach Kévinovitch Niveau : Ligue 1
"Ainsi, pour vaincre désormais il faudra à nouveau des guerriers, des warriors, des combattants… Mamadou Sakho noté (9/10 dans l’Equipe !) incarne à nouveau cette vision du foot faite de couilles et de castagne. Ce matin, on reparle partout « d’impact », de « duels », de « pousser tous ensemble pour marquer ».


Je suis d'accord avec la thèse développée dans le texte mais je cite parce que je me demande si le problème justement était que sous couvert de chanter des odes à l'esthétisme et au beau jeu, la véritable identité française est justement plus dans ce dernier paragraphe, ce qui ferait de nous des Celtic Glasgow bis ou des Irlandais sans l'énorme public, et qu'on aurait du mal à l'assumer.

Si on rajoute l’âme et le coeur comme l'a dit Michel Hidalgo, on se rend compte qu'au moins deux tiers des exploits du sport français se sont construits sur les valeurs de ce morceau de texte que sur le talent pur, le génie et les véritables compétences et votre article sur les miracles du sport français le démontrent bien.

En France, mis à part quelques exceptions issues de sport individuel la plupart du temps, on a du mal à cultiver le talent.
Rosé Bonvin Niveau : DHR
En tout cas, l'article pose bien le problème : si on change pas tout (ou presque)et rapidement on va droit dans le mur. Les critiques émises contre l'équipe avant ce match restent on ne peut plus valable. Et sur presque tout les plans : tactique, motivation, comportement et communication, choix d'une partie des joueurs etc...
Espérons que cette victoire en trompe l'œil ne devienne pas un prétexte pour nous faire croire que tout va bien.
LibidoPostToxico Niveau : National
C'est fou ! Cette tendence a s'enflamer ! On a l'impression qu'on a une equipe de taré qui va savater tout le monde.
J'attends de la voir en Coupe du monde contre des gros avant de me projeter pour l'euro 2016 et notre prétendu victoire.
Milan_forza18 Niveau : CFA
Enfin un article qui tempère tout c'est mec qui pense que cette team va gagner au brésil !!!! Elle n'était pas la plus nul du monde vendredi est n'est pas la meilleur du monde aujourd'hui ......sauf que si la mentalité française n'évolue pas est reste celle de l'Italie des années 90 ,vous allez droit dans le murs avec les génération future!!!!!! Nous en Italie on a amorcée le changerment avec succès pour la squadra ainsi que dans le calcio ,pour de nouveau être au top (comme dhab) mais surtout un plaisir a regarder !!! Or la France qui prend reelement du plaisir en la matant???? Alors svp changer votre vision du foot ,les dirigeant mais surtout les journaliste est les gens de ce pays!!!!
"Sous la direction de la fédé italienne et de ses « DTN » (Arrigho Sacchi et Roberto Baggio)"
quand tu lis ça, t'as tout compris, nous à la FFF on n'a qu'une tripoté d'incompétents
ray_mulligan Niveau : CFA2
Je suis d'accord sur la refonte du foot français, créer une identité de jeu qui nous est propre. J'insiste particulièrement sur ce point car on a trop voulu copier le "modèle espagnol" qui est UN modèle parmi d'autres.

La France doit faire avec les qualités qui lui sont propres. On a des joueurs physiques, d'impact mais pas que. On a aussi des joueurs doués techniquement, capables de se projeter rapidement vers l'avant, de donner de la verticalité au jeu (plutôt que cette fichue horizontalité espagnole).

Hier j'ai vu de l'impact physique mais j'ai aussi vu des joueurs être capables de sortir d'un schéma tactique, voire de le sublimer : des joueurs ne pas bouffer la ligne de touche, rentrer dans l'axe quand il fallait, être moins prévisibles dans leurs déplacements (ex. Benzema qui ne décrochait pas constamment !), des combinaisons dans de petits espaces en une touche, du mouvement. Hier, j'ai vu des bribes d'espoir, de ce à quoi j'aimerais que le football français ressemble, ce truc qu'au rugby on appelle le "french flair", ce côté un peu fou qui est intrinsèque à notre football, qui est dans notre ADN, ce petit geste sorti de derrière les fagots qui te fera lever une foule, basculer un match.

En fin de compte, notre football doit être à l'image de notre pays : une exception culturelle !
Selbycool Niveau : CFA2
D'une manière très prosaïque, ce qui nous manque cruellement actuellement, toutes générations confondues, c'est des latéraux (défensifs comme offensifs) et des créateurs.

Mais les bons joueurs sur ces postes-là sont la plupart du temps de petits gabarits ou des "fragiles", pour plein de raisons techniques et physiques (hauteur du centre de gravité et compensation en vitesse pour les ailiers, vista et grinta pour combler les "lacunes" physiques depuis tout môme pour les "lents", etc etc...)

Pour le reste, il faut rappeler qu'on en forme un sacré paquet de joueurs de haut-niveau : http://www.slate.fr/story/66187/footbal … ion-europe . Le problème n'est donc pas quantitatif (pas assez de bons joueurs), ni même qualitatif (des joueurs pas assez bons), c'est juste ce fichu manque de VARIETE !!! Et donc, in fine, de complémentarité.

Or, quand on voit la tronche des U15 jusqu'aux U19 dans les 3/4 des clubs français, on ne va pas s'en sortir du jour au lendemain ! Les compos des équipes jeune de l'EDF sont limpides, de ce point de vue: on est parés en défenseurs centraux, en 6 et en 9 "à la Gomis" (dans le meilleur des cas) pour dix ans, mais rien d'autre à l'horizon.

Faut quand même rappeler que des Valbuena et des Griezmann ont été refusés par plein de clubs, sans qu'aucun d'eux ne remette publiquement en question ses critères de détection/sélection des jeunes... WTF !!??

Mais est-ce que ce n'est pas à cette vieille folle de FFF de donner l'impulsion aux clubs, à travers les critères de choix à Clairefontaine et dans la formation des coachs ?? Je crois bien que si, mais j'ai peur qu'une vieille croûte comme LeGraët, qui ne voit pas plus loin que le bout de son mandat, s'en fiche éperdument.

En attendant que les instances se renouvellent, la presse doit donc continuer à mettre la pression dans le sens de la variété des profils et de l'intelligence du jeu Français, alors merci pour cette tribune Chérif.
LaPaillade91 Niveau : Loisir
". René Girard dans l’Equipe de ce matin : « ce n’était pas un match exceptionnel. Il fallait se qualifier. La France est au Brésil. Le contraire aurait été inconcevable »…"

Si René le dit...

Plus sérieusement, ma-petite-version-du-mal-du-foot-français-qui-n'engage-que-moi, ce sont les joueurs à registre unique.

Pour faire bref et concis, toute l'histoire du foot français c'est un métissage impensable ailleurs avec une prédilection pour les milieux à gros volume de jeu qui peuvent tout jouer : devant la défense, sur les côtés, en relai, en box to box, en soutien des attaquants...

Les joueurs français nés dans les 80's, au départ c'était tout le contraire et ça collait très bien avec l'image d'homme de théâtre de Domenech : chacun dans son rôle, chacun son métier et les vaches seront... Ben en fait très mal gardées.

Les sélectionnés de Domenech (et de Blanc) sont bons dans ce qu'ils font, mais ils ne font que ça ou presque : Evra, Benzema (certes un registre pas trop limité, mais trop docile vis à vis des consignes et finalement ce qu'il fait est souvent bon mais rarement surprenant), Malouda, Alou Diarra, Djibril Cissé, Gignac, Rami, Sagna, Jallet

Heureusement, je vois depuis quelque temps des gars qui au départ ont un registre limité mais qu'ils l'étoffent : Valbuena et Matuidi sont les deux premiers exemples qui me viennent, mais c'est même valable pour Ribéry en fait.

Et puis, il y a des nouveaux qui sortent un peu du carcan je trouve et qui reviennent à cette tradition de joueur polyvalent : Pogba, Sakho, par exemple.

Voilà ce n'est qu'une ébauche de débat un peu approximative, mais il y a du vrai je pense.
Ronaldo McDonald's Niveau : CFA2
Article tout à fait parfait. C'est bien ce que dit l'After depuis 2008-10, une refonte complète du foot français ne se limitant pas à exporter un Capoue ou un Rémy de temps à autre pour se gargariser de notre formation ...
Bon Article.
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