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Équipe de France, c'est qui le taulier ?

Avant d'affronter l'Allemagne en amical, Didier Deschamps tente d'insuffler un vent de fraicheur et d'optimisme au sein de l'équipe de France. Or, hormis Didier Deschamps, on a du mal à comprendre qui tient cette équipe en main. Ouais, ça manque de patrons alors que ça ne manque pas de jeunes pousses prometteuses.

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Paradoxe : n.m. (gr. paradoxos, de para, contre et doxa, opinion). Pensée, opinion contraire à l'opinion commune.

C'est le mot qui s'invite dans nos pensées, entre deux gorgées de lait chaud teinté de miel, quand on pense à notre équipe de France de football. D'un côté, on sent poindre une génération qui a tout pour être exceptionnelle et de l'autre, on recherche désespérément un patron actuel dans cette équipe. Finalement, Didier Deschamps se retrouve le cul entre deux chaises. Et les récents résultats le prouvent (défaite face au Japon, victoire contre l'Italie et nul prometteur en Espagne). Cette équipe a du potentiel mais manque de tauliers. Et ça se ressent au niveau de l'expérience, du vécu et des sélections. Contre l'Allemagne, les Bleus vont présenter un groupe avec une moyenne de 18 sélections par joueur. C'est peu. Pis, seuls quatre joueurs ont plus de 40 sélections : Lloris (43), Évra (47), Benzema (54) et Ribéry (70). À l'inverse, sept joueurs affichent moins de 10 sélections. Une misère. Dans ces conditions, difficile de sortir du lot un bonhomme capable de prendre la parole quand le bateau tangue un chouïa.

Aujourd'hui, outre Didier Deschamps, qui est le capitaine de route de cet effectif ? Hugo Lloris ? L'ancien Lyonnais est encore trop tendre pour ce rôle. Pas certain qu'il soit capable de l'endosser d'ailleurs. Franck Ribéry et Karim Benzema, les seuls joueurs que l'on pourrait qualifier de « cracks » au niveau international, et encore, ne sont pas capables de prendre en main une équipe. Honnêtement, comment confier l'avenir de l'équipe de France à un mec qui a déjà planté son bus pour le fun et qui adore la blague du coussin péteur... Reste le cas Patrice Évra, sans aucun doute le plus gros palmarès en club du football français, capitaine avec Vidić au sein de United, mais abonné aux crachats et au matchs quelconques dès qu'il enfile la liquette bleue. Ouais, c'est compliqué.

D'autant que les Français – les médias y sont également pour quelque chose – ont cette fâcheuse tendance à propulser un bon joueur trop vite, trop haut, avant de le flinguer avec la même intensité et au même rythme. À ce jeu-là, Yann M'Vila, Yoann Gourcuff ou Adil Rami sont vite passés de cadres à moins que rien. Récemment, après 45 minutes énormes face à l'Espagne, on a même fait de Blaise Matuidi une élément indispensable aux Bleus. La France paye sa culture de l'instant. La même qui a envoyé chez les A, avec toutes les louanges du moment, les Payet, Ciani, Amalfitano ou autre Marvin Martin. Depuis, les mecs peinent à confirmer leur niveau international. Certains sont même salement amochés.

L'avenir est à nous

Cette absence de patron et de continuité chez les Bleus trouve une certaine logique dans le creux générationnel qui subsiste en ce moment. On avait fait de la génération 1987 celle de la relève. Pour l'instant, il s'agit surtout d'enfants gâtés. Benzema est un avant-centre qui ne marque pas, Ménez a du mal à franchir le cap qui le ferait passer du statut de bon joueur à titulaire indiscutable pendant que Nasri et Ben Arfa enchaînent blessures et/ou comportements de diva. Peu importe leur niveau technique et leur implication dans le futur, aucun mec de ce quatuor ne sera un jour un cadre des Bleus. Ce n'est pas dans leurs gènes. Forcément, difficile de conduire une voiture quand personne ne peut du volant. En attendant, les Bleus se trouvent des patrons de circonstance : Cabaye, Mavuba ou Valbuena. Des types entre deux eaux. Entre deux niveaux. Bien loin des Busquets, Rooney, Marchisio ou autre Schweinsteiger. Didier Deschamps pourrait s'inquiéter... Et pourtant, l'avenir devrait avoir de la gueule. Toute cette saloperie de jeunesse qui pousse à la porte semble avoir quelque chose de plus. Hourra !

Il se pourrait bien que Didier Deschamps, si on lui laisse le temps, arrive à installer un socle intéressant en se servant des derniers loups. Rien que la défense centrale, pourtant le talon d'Achille des Bleus depuis 2006, a le matos pour (re)devenir un assemblage sexy chocolat. Entre Mamadou Sakho, Mapou Yanga-Mbiwa et, surtout, Raphaël Varane, le potentiel est énorme. Quasi illimité. Personne en Europe ne peut avancer trois mecs aussi impressionnants et aussi jeunes. Alors oui, il ne faut pas cramer les types – on a déjà failli perdre le Parisien en route – et les gérer avec doigté et patience, mais au niveau du potentiel, la Dèche a du lourd.



À l'étranger. Mais dans quels clubs


Globalement, il peut avoir sous la main, d'ici peu, de la dynamite toute fraiche : Lucas Digne, Sébastien Corchia, Clément Grenier, Samuel Umtiti, Franck Tabanou, Paul Pogba, Étienne Capoue, Moussa Sissoko, Adrien, Rabiot, Rémy Cabella, etc. Bien drivés, certains peuvent devenir de beaux spécimens. Comme dans toute génération, il y a des manques. En France, il est toujours au même endroit : ça manque d'avant-centre. C'est déjà le cas aujourd'hui où derrière Benzema-Giroud, les solutions ne sont pas folles (Gomis, Gameiro, Gignac...). Et dans les jeunes actuels, personne ne se démarque vraiment (Lacazette, Sanogo, Ongenda et Maupay si on ratisse vraiment très large...). Wait and see.
Autre paradoxe, alors que le joueur français s'exporte beaucoup plus qu'avant, il va de moins en moins garnir les gros clubs européens. Et ça se ressent sur l'équipe de France. Forcément, la culture de la gagne de la Juventus des années 90 n'est pas celle de Newcastle d'aujourd'hui. À une époque où les Bleus n'ont jamais compté autant de joueurs de clubs moyens dans son groupe, on serait pourtant de nature à voir le verre à moitié plein. Regarder l'avenir de l'équipe de France avec sérénité, ça fait quand même bizarre. La dernière fois, Zinedine Zidane était encore de ce monde et Priscilla n'était pas majeure.

par Mathieu Faure
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