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  2. // OL/Lille (1-1)

Entre chiens et Lyon

Super match nul entre deux équipes qui partagent décidément beaucoup de choses. Au final, le point du nul n'arrange pas grand monde, mais ne condamne les ambitions de personne. Lille joue le podium et Lyon, toujours en lice en Champion's, parvient dans le même temps à rester dans la course au titre en Ligue 1. Pas un mince exploit.

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Avant tout, il faut dire que ce Lyon-Lille était un super match de Ligue 1, entre deux équipes européennes. Vraiment, l'intensité et le niveau de jeu étaient par séquences équivalent à ce que l'on peut voir en Champion's. Un super match, avec de l'enjeu et du jeu. Niveau enjeu, Lyon peut, en gagnant, mettre Lille à six points et avancer un peu plus vers une place qualificative en Champion's League. Lille cherche également à couronner sa bonne saison d'une place sur le podium. Niveau jeu, ben Lyon-Lille quoi. Une sacrée bataille au milieu de terrain, avec deux blocs équipes haut placés qui s'en sont donnés à coeur joie, et plus si affinités. Les deux équipes ont fait un peu trop de fautes. Il y avait beaucoup, beaucoup d'engagement. Lovren s'est blessé. Beaucoup de coups, mais aussi pas mal de technique. Avec toujours la volonté de jouer juste, souvent de belles préparations à une touche de balle, et parfois de savoureuses inspirations, avec Hazard, Delgado, Pjanic, Gervinho, Ederson et compagnie. Vraiment, voir un match français d'un tel niveau, ça fait du bien.

Voilà, au final: un match nul logique et mérité, entre deux clubs qui ont beaucoup en commun: Bodmer, Bastos, Makoun, Balmont, Frau... Et Claude Puel bien sûr. Et qui dit Claude Puel dit turnover: Lovren est aligné en défense centrale et Ederson sur l'aile gauche. A droite, on retrouve Delgado, qui s'est finalement fait une bonne place dans le collectif lyonnais. Pour le reste, c'est du classique: Pjanic à la baguette (magique), Lisandro devant, Gonalons et la Toule au charbon. La première mi-temps est d'abord ouvertement dominée par Lyon, disons un quart d'heure, avant que les deux blocs, à force de se percuter, ne finisent pas s'annihiler. Du bon boulot de part et d'autre; le match est intense et serré. En deuxième mi-temps, les deux blocs se distendent un peu. Plus d'espaces entre les lignes, plus de place pour s'exprimer. Et c'est Pierre-Alain Frau qui en profite. Trouvé aux avants-postes, le PAF navigue un peu à l'entrée de la surface, entre trois défenseurs adverses, avant de frapper. Contré par Toulalan, le ballon trompe celui que certains appellent le meilleur gardien du monde: Hugo Lloris.

Lyon est mené, et doit en plus se réorganiser. Car Mathieu Bodmer, à peine entré en jeu pour Lovren, s'est claqué derrière la cuisse droite. Toulalan passe derrière, Gomis rejoint Licha en pointe ; comme souvent lorsqu'il est mené, Puel passe en 442 . Avec Gonalons et Pjanic à la récup', Ederson et Bastos sur les ailes, Lopez et Gomis devant. Pas mal. Il leur reste une demi-heure pour revenir. Un coup franc de Bastos, une belle ouverture de Pjanic, une accélération de Gomis, une faute de Ricardo Costa. Le défenseur lillois prend son deuxième jaune. Les lyonnais sont contents, ils sont en supériorité numérique. Il leur reste vingt minutes pour revenir. Ils auront uniquement besoin du coup-franc consécutif à la faute de Costa. La tête rasée de Cris, libre de tout marquage (Rami et Costa ne sont plus sur le pré), reprend victorieusement l'offrande de Pjanic. En revenant au score, Lyon a repris l'avantage. Lille n'y arrive plus et balance à qui mieux mieux. Lyon a vraiment les cartes en main. Alors l'arbitre décide de rééquilibrer un peu tout ça en collant son deuxième jaune (sévère) à Gonalons.

Tout le monde est maintenant à égalité, logiquement, plus aucun but ne sera marqué, malgré les louables efforts de Bafé Gomis. Lille réussit à obtenir le nul à Gerland. Pas mal. Les Dogues sont effectivement la bête noire de Lyon, ça fait trois ans et demi que l'OL n'a pas battu le Losc à Gerland. Mais Lyon est toujours invaincu à Gerland, depuis le mois de décembre, et sa dernière défaite face à Montpellier. Résultat entre chien et loup pour les lyonnais. D'un coté, ils auraient pu gagner (57% de possession, et cette frappe enroulée de Licha en fin de match...), de l'autre, les matchs post-Europe sont toujours difficiles, et, contre une sacrée équipe, ils ne s'en sont pas mal sortis.

Voilà, l'Olympique Lyonnais est maintenant à la croisée des chemins. Il faut à la fois gérer les affaires courantes (le championnat) et les grandes manoeuvres (la coupe d'Europe). Sans y laisser trop de plumes (le match d'aujourd'hui fut particulièrement éprouvant, qualité Champion's League on vous dit). En cette fin de saison, Lyon caresse l'espoir de tout gagner, mais flippe surtout de tout perdre. Au final, Puel et ses hommes sont surtout à la recherche du juste équilibre: une place pour la Champion's de l'an prochain. Après le parcours de cette année, ce serait vraiment moche de ne pas la retrouver.

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C'est effectivement un bon point de pris pour les dogues mais la bagarre sera rude avec, je pense, Auxerre et Montpellier pour l'Europa League, la ligue des Champions se réserve plutôt à Bordeaux, Lyon et Marseille. Allez le LOSC !
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