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  2. // Juve/Roma (1-1)

Entre bons ennemis

Duel entre deux légendes vivantes, deux milieux formés à la Roma et deux tacticiens passés pas la Juve, ce match ne pouvait finir que sur un score de parité.

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Juve-Roma, c'est un éternel classique du championnat italien. Pour autant, l'homme de ce début de match n'est pas né à Rome ou Turin mais à Longjumeau, et s'appelle Jérémy Menez. Le numéro 94 est dans tous les coups : un carton jaune stupide récolté dès les cinq premières minutes, un enchaînement de dribbles suivi d'une belle frappe détournée par Storari, une bicyclette sur le corner. La Roma maîtrise totalement le début de la rencontre.

Dans le match dans le match entre Aquilani et De Rossi, les deux meilleurs milieux de terrain formés par la Roma ces dernières années, l'avantage est pour l'instant à celui qui est resté au bercail. Aquilani et Melo sont trop seuls face au trio composé de Greco, Simplicio et de Daniele De Rossi. Devant la défense, libre de tout marquage, ce dernier a tout le temps du monde pour orienter le jeu. Entre surnombre au milieu de terrain, percussion axiale, mouvements et permutations, le jeu est romain. Mais c'est la Juve, en contre, qui passe le plus près de l'ouverture du score. D'abord sur ce centre d'Aquilani, mais Quagliarella et Iaquinta sont trop courts. Puis sur ce débordement de Pepe, foutu au-dessus par Felipe Melo. Façonnée dans le but de contenir son adversaire, la Juve parvient toutefois à se procurer de bonnes occasions notamment grâce au travail d'Aquilani, qui n'en finit de remonter les ballons. Depuis sa titularisation au sein de l'équipe, il y a sept matchs, Alberto a réussi 359 de ses 391 passes, et la Juventus n'a pas pu être vaincue. C'est dire l'importance du regista de la Juve. Son arrivée a permis de donner du sens au milieu au milieu de terrain. Les rôles sont mieux définis. Pendant que Melo tient sa position devant la défense, Alberto dirige la manœuvre. Hop, petit pont sur Simplicio, puis centre en direction de la surface. Iaquinta arme sa reprise ; d'une parfaite reprise après le rebond, il ouvre le score pour la Juve (35è).


Juve-Roma, c'est surtout l'une des toutes dernières occasions de voir s'affronter deux légendes : Alessandro Del Piero et Francesco Totti. Deux capitaines emblématiques souvent comparés, souvent contrariés, souvent blessés, toujours là. Avant la rencontre, les deux se sont adressé des politesses. Del Piero : « Il ne peut y avoir de grands champions sans grands adversaires. On se voit au stade Francesco... » . Totti : « Alessà, c'est vrai. Nous sommes maintenant les derniers symboles du football italien. C'est toujours un beau défi de jouer contre des champions contre toi » . Mais c'est du banc de touche que Del Piero voit une Roma d'abord vouée à s'empaler sur la défense turinoise, avant de progressivement parvenir à la déstabiliser. Ce petit Philou de Méxès tombe dans la surface, mais M. Rozzeti se garde le droit de siffler pénalty pour une raison autrement plus valable, comme un coup franc involontairement repoussé du bras par Simone Pepe à la limite de la surface. Pourquoi pas. Totti, lui, ne se pose pas de questions et ne laisse pas passer l'occasion d'aller chambrer les supporters noirs et blancs avant de rentrer au vestiaire. Totti buteur, Del Piero est bien obligé de rentrer. Dommage pour Iaquinta, pour une fois qu'il faisait un bon match... Del Neri espère que Del Piero va apporter en fluidité ce que Iaquinta apportait en percussion. Mais à peine dix minutes après l'entrée de Del Piero, Totti laisse sa place à Borriello (67è) ; les deux légendes ne feront que se croiser.


Juve - Roma, enfin, c'est un duel entre deux entraîneurs passés par la Juventus. D'ailleurs, Gigi Del Neri, l'actuel coach de la Vieille Dame fut par deux fois fatal à Claudio Ranieri. Il y a deux saisons, son Atalanta avait accroché le nul à Turin pour le dernier match de Ranieri en tant qu'entraîneur de la Juve. Et l'an passé, lors de l'antépénultième journée du championnat, sa Sampdoria avait meurtri la Roma, battue 2-1 et contrainte de laisser sa place de leader à l'Inter. Cette fois, il n'y avait pas de raison de faire souffrir Ranieri plus que de raison, alors Del Neri s'est contenté de le maintenir pression. Selon une méthode en deux temps. Un, prendre mentalement le dessus sur son adversaire : entre Sorensen, jeune réserviste scandinave, et Armand Traoré, ancien demi-pensionnaire à Arsenal, la Juve se défend comme elle peut ; les joueurs de la Roma prennent pas mal de coups, et en méritent un peu à force d'en rajouter. Deux, frapper en douce : merveille d'extérieur du pied de Pepe pour Marchisio, qui ne peut conclure. Del Neri augmente le feu en faisant entrer Amauri pour Marchisio, Quagliarella passe ailier gauche, Aquilani et Melo voire Sorensen accompagnent leurs attaquants. Méxès passe lui aussi le rond central balle au pied mais en vain. Malgré les dernières réclamations romaines et les ultimes efforts de Simone Pepe, Juve et Roma ne parviendront à se départager, et c'est aussi bien comme ça.

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Bon , je ne sais pas si c'est volontaire le mix des arbitres (mix entre l'arbitre du match Rizzoli et Roberto Rosetti)...
Sinon, en regardant ce match je me suis demandé comment se faisait-il que Menez ne soit pas appelé en sélection quand on voit dans la liste des gars comme Hoarau, Valbuena & Cie qui n'ont clairement pas la dimension internationale. Bien que ce ne soit pas le même poste...

Son match face au Bélarus lui est donc pour le moment fatal.
Ce soir encore, il y a eu beaucoup de déchets mais on voit une progression dans son jeu, dans ses choix, dans sa tête...
Blanc devrait consulter Ranieri comme il consulte Mourinho pour Benzema.

Sinon, j'ai pu voir les premiers pas d'Armand Traore avec la Juve grâce aux blessures de Grosso et De Ceglie. Il faut qu'il fasse sa place (De Ceglie est out 3 mois) pour remplacer le catastrophique Clichy. Le gars coûte la défaite face au Belarus, à West Brom' en PL, au Shaktar en C1 et le gars est titulaire indiscutable en Bleu. J.Mathieu pas testé...
C'est sur que Sissoko et Aquilani étaient trop seuls face au trio de la Roma, le premier cité étant resté sur le banc durant tout le match...
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