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Entre Benfica et le Sporting, le favori a changé de camp

Les deux frères ennemis vont ouvrir la saison au Portugal et se disputer la Supertaça Candido de Oliveira, l'équivalent de notre Trophée des champions, avec une histoire et le prestige en plus. Si Benfica se présente en tant que double-champion portugais en titre, c'est bien le Sporting qui a la faveur des bookmakers. Et le facteur Jorge Jesus n'y est pas étranger.

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Rares sont les entraîneurs portugais en provenance de clubs moyens à avoir réussi leur grand saut chez l'un des trois grands ces derniers temps. Il y a évidemment eu José Mourinho, de Leiria à Porto, mais il s'agissait plutôt d'un cas particulier dans la mesure où le Special One avait déjà connu de prometteurs débuts à Benfica. Jorge Jesus, de Braga à Benfica, est un meilleur exemple, tout comme Leonardo Jardim, de Braga au Sporting (sans compter sa pige à l'Olympiakos entretemps). Marco Silva, parti cet été d'Alvalade, se situe entre les gagnants et les losers, dont Paulo Fonseca fait clairement partie. Rui Vitória, nouveau locataire du banc de la Luz, fera tout pour ne pas être classé dans la dernière catégorie. Si elle ne lui garantit pas la gloire, une victoire en Supertaça de Portugal lui permettrait de commencer la saison sur de bonnes bases. Bien meilleures que la pénible pré-saison vécue par les Benfiquistas, incapables de remporter la moindre rencontre (hors penaltys) pendant l'International Champions Cup. Défaits par un PSG inexpérimenté et par les Red Bulls de New-York avant d'être balayés par Monterrey, les bi-campeoes aborderont leurs retrouvailles avec Jorge Jesus avec un capital confiance proche du néant. Sans parler de la fatigue engendrée par l'aller-retour entre Europe et Amérique du Nord. Tout l'inverse du Sporting qui s'est offert une préparation courte mais positive tant sur la forme (la patte de Jorge Jesus commence à se ressentir dans le jeu des Leões) que dans les faits (succès 2-0 contre Crystal Palace et la Roma).

Benfica, ce diesel…


Pour Benfica, les choses s'annoncent donc mal face au tenant de la Coupe du Portugal qui partira a priori favori. Orphelins de l'entraîneur qui les a remis sur le droit chemin – avec qui beaucoup de joueurs avaient des affinités - ainsi que de leur vice capitaine Maxi Pereira – l'autre traître, parti au FC Porto -, les aigles doivent se réinventer. En Amérique, Rui Vitória a tenté beaucoup de choses, principalement dans le secteur offensif. Derrière, les idées sont claires. En alignant constamment quatre défenseurs et deux 6, il fait le choix de la solidité, sans pour autant remettre totalement en cause l'héritage légué par son prédécesseur. Devant, trois offensifs, dont deux faussement portés sur les ailes (Gaitan, Carcela), soutiennent Jonathan Rodríguez (qui rejoindra le banc une fois Mitroglou intégré à l'effectif), préféré à Jonas en pointe pour sa mobilité. Le Brésilien, habile et intelligent, luttera sans doute avec Taarabt pour un poste de faux 10. Pour le moment, l'efficacité et la confiance manquent, mais le jeu des encarnados n'en demeure pas moins intéressant.

L'autre gros souci de Benfica, c'est que, à l'instar du mercato estival de 2014, son président fait ses courses un peu trop tard. Si Luis Filipe Vieira a été réactif sur les dossiers Taarabt et Carcela, il fait preuve de procrastination sur celui du latéral-gauche – Eliseu est bien gentil mais n'a pas le niveau des grandes joutes européennes. Coentrão ou Siqueira sont attendus à gauche, mais on ne sait pas quand ce renfort arrivera. Même Mitroglou arrive trop tard. Le championnat commence dans une semaine et le Grec en mettra plusieurs à s'adapter à son nouvel environnement. Loin d'être rédhibitoire, cette situation pourrait coûter des points en début de championnat et peut-être même la Supercoupe. Toute autre conclusion hâtive serait faire preuve de méconnaissance envers ce diesel qu'est Benfica.

Le Sporting a faim de titres


En face, le plan du Sporting de Jesus est rodé. Bruno de Carvalho et son coach ont ciblé des renforts qu'ils se sont empressés de faire signer rapidement, comme Gutiérrez, Bryan Ruiz ou Naldo, tout en conservant leurs meilleurs éléments, à l'image d'Adrien, Carillo et Slimani. L'Algérien devrait d'ailleurs rester le boss de l'attaque leonina en dépit de l'arrivée de Gutiérrez, qui sera en concurrence avec son compatriote Freddy Montero, même si ce dernier devrait rafler la mise à l'occasion du derby lisboète. Les autres postes-clés sont eux aussi bien garnis. Sur les ailes de l'attaque, Ruiz, Carrillo, Mané et Gélson Martins assurent à Jorge Jesus une certaine sécurité en cas de blessures ou de fatigue. Vu le gros calendrier qui attend le troisième de la dernière Liga Nos, ça peut toujours servir. Alberto Aquilani et Bruno Paulista, eux, viennent de signer pour renforcer l'entrejeu lisboète, provisoirement orphelin de William Carvalho mais déjà occupé par les excellents João Mario et Adrien Silva. La défense jouissant également de la même profondeur de banc (Naldo, Tobias, Paulo Oliveira, João Pereira, Jeferson, Esgaio). Au final, seul Rui Patrício est à peu près tranquille. Et ça n'a rien à voir avec ses qualités…


Bref, le Sporting a en sa possession une énorme machine de guerre conçue pour rafler des titres. Parce que le Sporting est affamé. S'il se remet à peine de son succès en Coupe du Portugal face à Braga, le club n'a sans doute pas envie de revivre les sept années vierges de titres dont il sort tout juste. Mieux, le président Bruno de Carvalho nourrit l'ambition de mettre un terme à une autre disette. Voilà 13 ans qu'ils ne remportent plus la Liga portugaise. Jorge Jesus, lui, n'y pense pas pour le moment, et n'a d'yeux que pour la Supertaça. Et il a bien raison. Car cela fait tout de même sept ans qu'elle échappe aux Sportinguistas…

Par William Pereira
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