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Entre Barça et Celta, le trait d'union Luis Enrique

Un temps critiqué pour ses tâtonnements à la tête du FCB, Luis Enrique a réussi à faire tourner le sens du vent. Ses méthodes et sa philosophie, il les avait déjà mis en pratique il y a un an de cela, au Celta Vigo, l'adversaire du soir.

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Si le Camp Nou relève du bon souvenir pour le Celta, vainqueur 0-1 lors de la phase aller, la réciproque se vérifie pour le Barça dans l'antre des Galiciens. Presque une décennie plus tôt, la bande à Rijkaard avait fêté son deuxième sacre consécutif en Liga au Balaídos. Un pion d'Eto'o conjugué à un nul de Valence face à Majorque plus tard, et les Ramblas barcelonaises s'étaient remplies d'aficionados en délire. Trop occupé par ses trails et autres marathons du désert, Luis Enrique, frais retraité des prés depuis déjà deux saisons, y avait assisté de loin. Aujourd'hui, il est devenu le trait d'union entre ces deux clubs. L'an dernier sous la guérite du Celta de Vigo, il se retrouve désormais sur le banc du grand FC Barcelone. Entre ses deux aventures, plus que des similarités, il existe un parallèle criant. Entre ingurgitation de ses préceptes et acclimatation au personnage, ces deux effectifs se sont mués en « chose » de Lucho. Comme le raconte Sergio Álvarez, portier des Celtiñas, « ce Barça de la phase retour est distinct de la phase aller : nous aussi nous avons mis quelques mois à nous adapter à Luis Enrique » .

Plus pragmatique que dogmatique


« Vous ne connaissez pas la SOT ? C'est une station d'observation technique. » Sitôt la prise de fonction de Luis Enrique, les salariés du Celta de Vigo s'amusent des questions des journalistes quant à la mise en place d'un échafaudage de quelques mètres au-dessus du terrain d'entraînement d'A Madroa. Une dédicace au BTP qui n'aura de suite à Sant Joan Despi, la Masia disposant déjà de terrains entourés de hauts bâtiments. Entraîneur méthodique et méticuleux, Luis Enrique profite de son point de vue en altitude pour analyser le placement de ses ouailles. « Il fait des choses que certains coachs n'imagineraient même pas » , racontait le Danois Michael Krohn-Dehli lors de son exode estival sur la côte méditerranéenne. Perfectionniste, Lucho laisse le hasard aux autres. Lui, son dada, c'est le travail. À l'instar du joueur besogneux plus que talentueux qu'il était, il s'attèle à construire une équipe compacte et qui ne rechigne pas à une possession gargantuesque. Que ce soit avec la réserve blaugrana, au Celta ou avec le grand Barça, ce principe est redondant. Moins dogmatique que son ami Guardiola, il n'en fait pourtant pas une histoire d'obligation.

Plus dans le pragmatisme, il n'hésite ainsi pas à modifier son plan de bataille. De possession de 78 % comme face à Levante en début de saison, son Celta prône un jeu fait de transitions rapides et d'une circulation plus verticale. Rebelote cette saison avec le Barça : l'illustration la plus nette en a été donnée contre le Real Madrid avec des contres assassins et de rares périodes de longue possession. Que ce soit en Galice ou en Catalogne, l'explication face caméra est toujours la même : « Un nouvel entraîneur et des nouveaux joueurs sont arrivés. » Là où il est intransigeant, c'est sur l'intensité. Un élément sans lequel il ne peut imaginer ses ouailles, en match comme à l'entraînement. « Je n'accepte pas qu'un joueur ne donne pas le maximum ou ne soit pas ambitieux parce qu'il ne pense qu'à lui-même » , envoyait-il lors de sa présentation estivale au Camp Nou. De fait, ses séances de pré-saison deviennent le cauchemar de ses poulains. José Angel, son ancien discipline à la Roma, se souvient dans El Pais qu'il « exige toujours le maximum, que tu ne te relâches jamais. C'est pour cela qu'il met en place des séances amusantes avec toujours un ballon dans chaque exercice » .

Des rotations à double tranchant


Cette intransigeance le pousse ainsi à se priver par moment de ses meilleurs joueurs. L'an dernier, il n'a pas hésité à mettre au banc Nolito ou Alex Lopez, faute d'engagement en semaine, pour préférer leurs subalternes. Adepte de la méritocratie, il explique « avoir besoin de tous pour élever les options et le niveau des entraînements » . Au Barça, cette méthode l'a poussé à mettre au ban(c) Neymar et Messi. C'était à San Sebastián en tout début d'année. S'en était suivie une crise tout autant sportive - défaite horrible face à la Real Sociedad - qu'institutionnelle - démission d'Andoni Zubizarreta. De fait, il aime s'appuyer sur des joueurs du cru. La formation, il l'a connue à ses débuts en tant que coach au Barça avec la réserve. C'est d'ailleurs l'une des raisons qui l'ont poussé à signer au Celta Vigo : « 90% de l'effectif devra être de la cantera et 10% d'en dehors du club. Économiquement, le futur du football passe par là, et le Celta a pris de l'avance. » En début de saison, Munir, Sandro et Samper disposaient ainsi d'un temps de jeu conséquent. Avant de disparaître, faute de compétitivité. Revers de la médaille plus positif, ses effectifs abordent la phase décisive en pleine forme. L'an passé, son Celta avait ainsi terminé en boulet de canon. Au Camp Nou, on n'en attend pas moins.

Par Robin Delorme, en Espagne
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