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Ennuyeux comme un Polonais

Aussi généreuse que laborieuse, la Pologne n'a pu faire mieux qu'un nul face au Mexique (1-1). L'Euro des coéquipiers d'Obraniak s'annonce compliqué.

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La Pologne fera t-elle mieux que l'Autriche ? A l'Euro 2008, les descendants d'Anton Polster, plus faible des deux organisateurs, n'avaient pu faire fructifier leur statut de pays hôte, faute de talents. Bilan : dernier de son groupe en compagnie de la ... Pologne, avec un petit point. Avec ses trois employés du Borussia Dortmund, récent champion d'Allemagne, et Ludovic Obraniak, lui aussi sacré nationalement, le combo polonais paraît toutefois mieux armé que l'autrichien, mais affiche un style tout aussi empreint de médiocrité. A domicile, devant un public fervent, les Polonais se plantent d'entrée de jeu dans leur propre camp, à attendre les Mexicains comme s'il s'agissait du Brésil ou de l'Allemagne. Pour ce qui est de l'animation offensive, elle semble se limiter à un seul mot d'ordre : arriver le plus rapidement possible devant le but adverse. D'où un déchet conséquent, et une circulation de balle atrophiée. Malgré ces limites, cette équipe affiche toutefois des vertus. La première d'entre elle : ne pas se faire d'illusion et penser que leur statut d'organisateur va transformer le footballeur polonais en brésilien d'Europe.

Pressing studieux, lignes bien ordonnées, la Pologne ne rechigne pas à se montrer laborieuse. Avec un peu de réussite, le plan des blanc et rouge peut même donner des résultats encourageants. Ainsi, à la 27e minute, sur sa deuxième approche, la Pologne ouvre le score. Adrian Mierzejewski démarre comme dragster sur son côté droit, et finit par adresser un parfait centre à ras terre pour Pawel Brozek, qui plonge dans le dos de trois éléments mexicains pour ajuster à bout portant Alfredo Talavera, préféré à Guillermo Ochoa. Bien ordonnée, la défense polonaise peine toutefois dans les un contre un face à la vitesse de Pablo Barrera et d'Andres Guardado, les hommes de couloir d'El Tri. Sur un corner joué à deux, le joueur de La Corogne prend ainsi de vitesse son garde du corps, pour trouver El Chicharo dans la surface : contrôle poitrine, frappe instantanée, et l'attaquant mancunien fête sa première titularisation de la saison avec un nouveau but (35e).

En deuxième période, la Pologne fait monter la ligne de pressing, mais ses opportunités sont tout aussi minces que lors du premier acte. Côté mexicain, Chicharito laisse sa place à Aldo de Nigris, puis Giovani Dos Santos vient prendre le relais d'un Zinha hors du coup. Et Ludovic Obraniak dans tout ça ? Bien contrôlé par Efrain Juarez sur son côté gauche, le franco-polonais disjoncte à la 70e et se fait expulser. Suite à un contact entre le Lillois et Hector Moreno, les deux joueurs s'asticotent, un duel que décide d'écourter Obraniak d'un coup de pied dans les tibias de son adversaire. Du Jérôme Leroy jeune dans le texte.
En infériorité numérique, la Pologne passera près d'une défaite à domicile du plus mauvais genre à neuf mois de son Euro, mais maintiendra la domination mexicaine dans des proportions raisonnables. Le constat reste implacable : il y a du boulot pour plus d'un plombier polonais afin que les coéquipiers de Jakub Blaszczykowski fassent honneur à leur statut de pays hôte.

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critiquer le jeu des polonais a 1 an de l'euro peut etre, mais bon on ne peut pas dire que le jeu de la france peut etre mieux ...
Sauf que c'est Chicharito, pour l'attaquant mancunien, Chicharo c'était son père! :p
c'est quoi le rapport?

et t'en fais pas, t'es pas le seul français à traîner sur le site, l'autoflagellation y est déjà répandu plus que de rigueur
je comprends pas titre.

si je ne cultivais pas une certaine animosité envers les polak, j'aurais même presque été choqué ^^
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