1. // Coupe du Roi
  2. // Barça/Séville

Enfin, le Barça perd

Décidément, le Barça n'a pas entamé l'année 2010 du bon pied. Après le match nul
concédé face à Villarreal, les Blaugranas ont définitivement chuté face à
Séville en Coupe du Roi, 1-2. Et ce n'est pas vraiment une surprise...

Modififié
0 0
Match bizarre entre les andalous et les catalans. Les deux équipes ont sauté
sur la pelouse avec des formations inhabituelles. Manolo Jimenez,
l'entraîneur des Rojiblancos, n'a pas le choix vu le nombre de joueurs qui
sont actuellement à l'infirmerie (Luis Fabiano, Squillaci, Adriano), à la CAN
(Kanouté) ou en préretraite (Sergio Sanchez). Guardiola a plus de choix
mais comme d'habitude en Coupe du Roi, le dandy du Camp Nou préfère faire
tourner certains de ses cadres en les remplaçant par des jeunes pousses
(Thiago, Pedro, Bojan), ou des vieux briscards à la recherche de temps de jeu
(Marquez, Chygrinsky, Pinto et surtout Milito pour son premier match officiel
après plus de 560 jours d'inactivité). Comme à l'accoutumée, les Blaugranas
prennent le jeu à leur compte, sans trop forcer la machine cependant.
Paradoxalement, le tenant du titre ne se distingue pas par son jeu
collectif, mais plutôt par la qualité de ses individualités, ce qui est assez
rare pour être signalé. De son côté, Séville, avec un excellent Konko en
défense, se contente d'attendre sagement les erreurs de son adversaire pour
tenter quelques raids solitaires vers les cages du gardien au catogan
barcelonais. Outre une diagonale tout en dribbles de Messi et un coup franc
malin de Romaric, rien à se mettre sous la dent en première mi-temps.

C'est en seconde période que Séville commence à montrer sérieusement les crocs
par l'intermédiaire de Renato, Capel, Romaric et Perotti. La défense
barcelonaise commence alors à s'effriter doucement mais sûrement. Largué
physiquement, Milito laisse sa place à Marquez. Mais le véritable maillon
faible des barcelonais reste l'énigme ukrainienne Chygrinsky. Acheté 25
millions d'euros au Shaktar, « Jesus » n'est pas loin d'être le bide de
l'année. D'une lenteur effrayante, l'ukrainien s'est fait déborder pendant
toute la soirée avant de provoquer un pénalty digne d'un minime sur Capel
(auteur du premier but andalou à la 60 ème) à la 75ème minute. Une minute
auparavant, Ibrahimovic, sur une ouverture de quaterback de Marquez, avait pensé sauver les meubles grâce à son but... mais non. Il faut croire que le Barça est
encore sur son petit nuage des six titres. Il aura fallu que les catalans soient
menés à la marque pour qu'ils fassent le pressing et haussent leur niveau de jeu,
mais trop tard.

Méconnaissables de suffisance, les blaugranas ont joué
sur un ton monocorde, sans jamais pouvoir accélérer le jeu. Seuls Iniesta et
Messi ont su mettre la panique dans une défense sévillane
parfaitement dirigée par Escudé. Celui qui a le mieux symbolisé la détresse du
Barça aura été Bojan. S'il continue à faire des matchs aussi insipides que
celui contre Séville, l‘avant-centre de la Cantera va finir comme Portillo.
Maladroit, nerveux et sans recours, l'hispano-serbe n'a jamais donné de
solution à ses milieux. Ibrahimovic qui a tendance à trop
décrocher a fait mieux, mais il semble qu'il ne soit pas vraiment à l'aise dans
un poste d'avant-centre pur. Bref, le Barça manque cruellement de verticalité et
c'est un paradoxe tant l'équipe de Pep est encensée pour son jeu offensif.
Pire, les catalans ont pris la sale manie de jouer avec le feu en défense. A
force de trop vouloir construire, Pinto et ses défenseurs se sont mis dans des
situations ultra dangereuses. Certains y verront un petit accident de parcours.
Effectivement, l'arbitrage n'a pas été des plus cléments pour les barcelonais
qui se sont injustement vus refuser un but, mais ce Barça-là n'émerveille plus
autant qu'auparavant. C'est un fait.

De son coté, Séville a fait comme à son habitude: étirer au maximum son
adversaire sur les cotés, tout en conservant un milieu de terrain compact et
coulissant entre la défense et l'attaque. Les andalous étaient venus avec un
plan et ils n'y ont jamais renoncé. Le Barça avait abordé ce match de la Coupe
du Roi avec une confiance aveugle en sa philosophie... C'est ce qui l'a tué. Quoi
qu'il en soit, Pep et ses hommes sont déjà dans les cordes et devront
s'imposer par deux buts d'écarts au Sanchez Pizjuan pour conserver l'un de
leurs six titres. Guardiola a jusqu'à mercredi prochain pour réparer la
mécanique de sa machine.





Buts: 0-1: Capel. 1-1, Ibrahimovic. 1-2, Negredo.

Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Aucun commentaire sur cet article.
Partenaires
Olive & Tom Logo FOOT.fr
Article suivant
Le 11 de...Johan Micoud
0 0