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Encore un titre pour Santos

Malgré leur défaite 2-1 hier soir contre le Vitoria Bahia en finale retour de la Coupe du Brésil, les Meninos da Vila remportent leur second trophée de la saison grâce à leur victoire 2-0 à l'aller.

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Perché tout en haut du grillage, Robinho tient à remercier de près les supporters qui l'ont fait roi dans le club de Pelé. Il vient sans doute de disputer son dernier match sous les couleurs de Santos. « Après le match amical avec la Seleção contre les États-Unis, je vais retourner en Angleterre pour tenter de convaincre les dirigeants de Manchester City de me prêter à nouveau. Mon cœur est ici, mon souhait, c'est de rester mais malheureusement, j'ai un contrat à respecter » , a-t-il ainsi déclaré hier soir au sortir de la victoire de son équipe en finale de la Coupe du Brésil.

S'il voulait inciter les Mancuniens à ne pas le retenir, c'est plutôt raté. Passements de jambes supersoniques, dribble elastico aussi bien maîtrisé que Ronaldinho, contrôles orientés déroutants, jeu en déviations redoutable : les défenseurs du Vitoria Bahia en ont encore le tournis. A 26 ans, Robinho s'est refait une santé et joue à merveille son rôle de parrain de promo de la génération dorée des Neymar, Ganso et compagnie, teenagers toujours prompts à foutre le dawa, sur le terrain comme en dehors. D'ailleurs, dimanche dernier, ça a failli tourner au vinaigre. En pleine mise au vert, trois jeunes joueurs font les cons torse poil sur twitcam et commencent à se friter virtuellement avec des supporters. Les vannes sont très limite, du genre : « Rien qu'en croquettes pour mon chien, je dépense plus par mois que ce que tu gagnes en 30 jours » . Robinho, dans la peau du grand frère, tente de mettre fin à cette mascarade, avant que Zé Eduardo, rouquin facétieux, ne lui assène un retentissant : « C'est bon, fais pas chier, de toute façon personne ne va te regretter ici » . Une fois la coupe dans l'escarcelle, tout le monde s'est réconcilié, devant les caméras qui plus est, avant de promettre d'autres séances de twitcam bien plus sympathiques.



Douche froide et pluie torrentielle



Loin de se laisser impressionner pas ces sales gosses, le coach Dorival Junior a tout compris : au lieu de les brider, il les laisse exprimer toute leur créativité. Alors que la victoire 2-0 à domicile à l'aller aurait pu l'inciter à la prudence, il lance à nouveau une équipe ultra-offensive avec Robinho, Neymar et André devant, Ganso en rampe de lancement et deux milieux défensifs très joueurs (Wesley et Arouca).



En face, l'équipe de Bahia a du mal à faire le poids. Neymar n'était même pas né quand la star de l'équipe, Ramon, 38 ans au compteur, faisait ses débuts chez les pros. C'est pourtant lui qui se procure la plus grosse occase de la première mi-temps, dès la cinquième minute, avec un coup-franc dévié du bout des doigts par le gardien Rafael.



Les hostilités avaient commencé juste avant le coup d'envoi, quand une pluie torrentielle s'est abattue sur le stade du Barradão, chauffé à blanc par les supporters de Vitoria. Pourtant, juste avant la pause, ce sont bien les Rouge et Noir qui vont se prendre une douche froide. Neymar, inarrêtable sur le côté gauche, obtient un coup-franc à l'entrée de la surface. Il le frappe lui-même, en plein dans le mur. Mais le ballon revient sur lui : amorti poitrine qui va bien et centre de velours dans la foulée pour le vieux guerrier Edu Dracena, qui n'a qu'à propulser la chique de la tête au fond des filets. 1-0, match plié. Au passage, le petit prodige se fait pardonner de la panenka qu'il a lamentablement foirée au match l'aller.



« Ce titre fait du bien au football »



Il faut croire que la victoire 2-0 à la Vila Belmiro était suffisante, parce qu'à présent, les joueurs de Vitoria ont besoin de quatre pions pour l'emporter. Ils tentent une timide réaction, marquent même à deux reprises mais ne feront jamais vraiment illusion. Santos maîtrise trop bien son sujet, à l'image d'un Paulo Henrique Ganso -toujours impérial dans son rôle de chef d'orchestre- qui s'est fendu d'un amour de louche pour Robinho en première période. A la fin du match, il a confirmé qu'il souhaitait rester au Brésil : « Pour l'instant, la seule offre officielle que j'ai reçue est venue de Lyon et le club l'a refusée. Je suis encore un gamin et j'ai plein de choses à apprendre ici » .


Vous avez dit humble ? On laisse néanmoins le mot de la fin à son coach : « Nous avons prouvé encore une fois qu'on pouvait gagner en pratiquant du beau jeu. Ce titre, il fait du bien au football » .



Louis Génot, à Rio de Janeiro

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