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Encore un scandale en Italie ?

Alors que la Nazionale de Conte s'est brillamment qualifiée pour l'Euro et que les clubs de Serie A redorent peu à peu le blason de la Botte sur la scène européenne, la Serie A est peut-être repartie pour un nouveau scandale à grande échelle. Sur les droits TV cette fois.

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Comment sont attribués les droits télévisés de Serie A ?

Jusqu'à la saison 2010-2011, ils étaient gérés individuellement par chaque club. Entre alors en vigueur la vente collective des droits TV après l'adoption de la loi Melandri en 2008 et le choix d'une entreprise spécialisée dans la distribution de droits médiatiques en 2009, Infront Sports & Media, présidée par Philippe Blatter (le neveu du boss suspendu de la FIFA). Via la branche italienne de cette société, la Lega Serie A (La Ligue qui gère les 20 clubs de l'élite) organise ainsi un appel d'offres et répartit le pactole en fonction de différents critères.

Une part égale de 40% du pactole (environ 370 millions) est ainsi attribuée à chaque club. 30% (environ 280 millions) sont partagés proportionnellement en fonction de différents résultats sportifs. Et les 30% restants sont divisés en fonction du nombre de supporters (calculés par trois instituts d'analyses statistiques, Crespi, Doxa et Sport + Markt) et de la population. Clair, net et précis ? Presque, si ce n'est que la façon de calculer les supporters a déjà été sujette à polémique par le passé. Passons. Pour nous concentrer sur l'assignation des droits TV pour la période 2015-2018, décidée en juin 2014, après une longue bataille entre les deux gros diffuseurs Sky et Mediaset.

Une bataille qui avait alors déjà fait polémique. Avec le refus d'Infront et de la Lega Serie A d'attribuer les deux gros lots A et B à Sky, qui avait pourtant présenté la meilleure offre. La raison ? Une zone grise de la loi Melandri qui stipule plus ou moins clairement que tous les (gros) lots ne peuvent pas être achetés par le même groupe. Sky avait alors menacé de faire un recours en justice, avant de finalement trouver un arrangement à l'amiable. Garantissant un pactole de 943 millions d'euros par saison (357 de Sky, 586 de Mediaset) à la Lega Serie A.

Quel est le problème aujourd'hui ?

C'est justement cette assignation des droits TV pour la période 2015-2018 qui est aujourd'hui au centre des suspicions. En effet, depuis mai 2015, une enquête de l'Antitrust (l'autorité de la concurrence en Italie) est en cours au sujet d'un possible accord occulte entre Sky et Mediaset. Pour faire une comparaison avec la Ligue 1, ce serait comme si Canal + et beIN Sports s'étaient arrangés secrètement avant de présenter leurs offres à la LFP. Mais outre cette première enquête, c'est surtout le parquet de Milan qui s'est aussi saisi de l'affaire. Infront est ainsi suspecté de manipulation du processus d'appel d'offres au profit de Mediaset (qui appartient à Silvio Berlusconi), ainsi que de participation à des pratiques indues de financement et blanchiment d'argent.

Un versement de 15 millions d'euros dans les caisses du Genoa de la part de son président Enrico Preziosi attire ainsi l'attention. Jusque-là, il n'y a rien d'anormal. Sauf que cette somme provient d'un prêt contracté et déclaré en Suisse via une société apparemment liée à Infront. Pas forcément illégal, mais pas franchement éthique non plus. La sponsorisation du deuxième maillot de Bari par Infront pour 460 000 euros ne l'est pas non plus. Ce qui pousse clairement à se questionner sur un éventuel conflit d'intérêts. Enfin, parce qu'ils ne pouvaient pas manquer la fête, Lotito aurait possiblement joué un rôle de médiateur occulte pour la sponsorisation de Bari, et Galliani est également cité. Le Corriere della Sera a en effet révélé une conversation sur écoute de l'administrateur délégué milanais avec l'avocat Niccolò Ghedini - qui se serait tenue le 30 septembre dernier à la veille d'auditions de l'Antitrust. Mais bien qu'intrigante, cette conversation, où Galliani affirme penser que « le raisonnement à avoir est de se coordonner avec la Lega » , peut être interprétée de multiples façons, comme l'a déjà défendu Niccolò Ghedini.

Pourquoi le parquet de Milan s'est saisi de l'affaire ?

Selon l'Ansa (équivalent de l'AFP en Italie), c'est le baron Filippo Dollfus de Volkesberg, arrêté en mai dernier et assigné à domicile avec accusation d'avoir géré une holding de blanchiment d'argent, qui aurait balancé Marco Bogarelli (le président d'Infront Italie), ainsi qu'Andrea Baroni. Ce dernier est un fiscaliste, arrêté vendredi dernier, accusé d'associations de malfaiteurs pour blanchir de l'argent fruit de l'évasion fiscale de clients gérés par la Tax & Finance, une société de consulting dont il est l'un des trois actionnaires. Parmi les clients de cette société, Marco Bogarelli, mais aussi Riccardo Silva (président de MP&Silva, la société qui gère les droits TV de Serie A pour l'étranger) et Bee Taechaubol (le Thaïlandais qui veut racheter 48% du Milan AC). Ça commence à faire beaucoup de coïncidences.

Comment se déroule l'enquête ?

Des perquisitions ont été effectuées dans les bureaux de la Lega Serie A, aux sièges du Genoa et de Bari, ainsi qu'à ceux de Mediaset et d'Infront Italie, et dans les maisons de plusieurs suspects. Comme les dirigeants de Mediaset Giorgio Giovetti et Marco Giordani, ceux d'Infront Italie Marco Bogarelli, Andrea Locatelli et Giuseppe Ciocchetti ou encore Riccardo Silva. Avec la confiscation de documents, mais également de toutes les conversations effectuées sur smartphone ou tablettes à travers Whatsapp ou Skype.

Quelques commentaires

  • Silvio Berlusconi, en qualité de propriétaire de Mediaset, en marge d'un meeting de Forza Italia : « Il y a eu une guerre totale avec Sky. S'il y avait eu un accord, on aurait payé moins. Et puis un appel d'offres truqué ne peut concerner que les organismes publics. » Le Cavaliere sait de quoi il parle.


  • Enrico Preziosi, à TeleNord : « Nous sommes dans un pays étrange où les procès se font sur les journaux et j'en ai vraiment marre. Il y a une loi qui empêche d'utiliser les écoutes téléphoniques, mais les journalistes s'en foutent. Ils te font la morale, mais ce sont les premiers à ne pas respecter la loi. Mais je suis plus que tranquille, je n'ai rien à me reprocher. » Il ne perd pas le Nord.

  • Infront, via un communiqué officiel : « Notre société n'est pas sous enquête. Nous confirmons que vendredi dernier, le parquet de Milan a ouvert une enquête contre Marco Bogarelli, Giuseppe Ciocchetti et Andrea Locatelli. Nous collaborons avec les autorités afin de démontrer notre innocence. Nous n'avons pas et n'avons jamais entretenu le moindre rapport avec la société Tax & Finance et/ou Andrea Baroni. » Super convaincant.

  • Massimo Ferrero (président de la Sampdoria) dans les colonnes de la Repubblica : « Je ne peux pas dire beaucoup de choses parce que je ne suis dans le football que depuis un an. Mais vous verrez qu'il ne se passera rien. C'est certain, s'ils bloquent les droits TV, ils bloqueront tout le football italien, parce que le ballon se nourrit des droits TV. » Et il serait peut-être temps de changer de régime.

    Par Eric Marinelli
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