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En quoi le PSG a-t-il changé tactiquement avec Laurent Blanc ?

« Au PSG, les joueurs gagneraient même sans Ancelotti. Même moi, je pourrais gagner avec eux. Et je gagnerais peut-être même encore plus qu'Ancelotti. » Ces propos sont signés Maurizio Zamparini, en février 2013. Finalement, tout comme Carlo Ancelotti, Laurent Blanc aura amené le Paris Saint-Germain sur le toit de la France et en quarts de finale de la Ligue des champions. Une Coupe de la Ligue en plus, certes, mais aussi un traumatisme londonien qui n'est pas près de cicatriser. Alors, en quoi le PSG a-t-il changé ?

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Comme tout système, le 4-2-2-2 d'Ancelotti avait ses plus et ses moins : Pastore, Lavezzi et Lucas pouvaient évoluer ensemble et Ibra était entouré de flèches offensives, mais Carlo n'utilisait pas au mieux la verticalité de Matuidi (sauf quand il le faisait évoluer sur le côté gauche) et ne pouvait pas aligner Motta, Matuidi et Verratti ensemble au milieu. Sur ses six derniers mois d'existence, ce système peinait à dominer le jeu, mais chaque ligne avait les idées claires en toutes circonstances, pour un football équilibré et un jeu rapide. Carletto parti, Paris pleurait. Quelques semaines et les arrivées de Cavani et Marquinhos plus tard, Laurent Blanc a l'effectif pour utiliser tous les systèmes au monde. Quand 2011/2012 avait connu le 4-2-3-1 de Kombouaré et le 4-3-2-1 d'Ancelotti, quand 2012/2013 avait commencé dans l'équilibre du même 4-3-2-1, avant de grandir en 4-2-2-2 à partir du mois de janvier, le PSG a gardé le même système durant toute une saison sous Laurent Blanc.

Car quand Ancelotti voulait avant tout gagner, même avec une possession de pauvre, même avec Chantôme-Matuidi au milieu, Blanc répète qu'il veut gagner avec le ballon. Un choix loin d'être nécessaire, comme l'ont prouvé les dernières victoires du Real, mais un choix qui pouvait se justifier à l'heure où le PSG avait l'effectif pour un jeu de possession, et le temps pour le perfectionner, pouvant utiliser la Ligue 1 comme un grand laboratoire. Interrogé par Alessandro Grandesso pour la Gazzetta della Sport, Thiago Motta répond à la question des changements opérés par Blanc : « C'est difficile à dire. Ancelotti a créé les bases, et Blanc a complété la croissance du groupe. » Il n'y aurait donc pas eu de véritable rupture tactique ? Les chiffres disent le contraire.

L'apprentissage de la possession

La possession parisienne, en six idées : une défense haute, des latéraux qui se projettent, des milieux centraux qui ont le double rôle de protéger les montées des latéraux et de distribuer le jeu, des ailiers (et Matuidi) qui travaillent énormément à la perte de balle et une pointe qui redescend pour participer à l'élaboration du jeu. Le match référence de cette identité de jeu restera le huitième de finale aller de C1 à Leverkusen. Ce soir-là, Ibrahimović touche 112 ballons, Van der Wiel participe 99 fois au jeu parisien, tel un latéral barcelonais, l'intensité de Matuidi agresse les Allemands, et la paire Motta-Verratti dégoûtent les tentatives du pressing allemand. Si l'on compare avec les deux références que sont le Barça et le Bayern, malgré la saison mitigée des Catalans, on peut tirer trois conclusions. D'une, le PSG a véritablement adopté une nouvelle identité de jeu : la répartition des types de passes est la même que chez les deux ogres européens (entre 87 et 89% de passes courtes, entre 8 et 11% de passes longues). Alors que Motta et Verratti réalisaient en moyenne 67 et 61 passes par match avec Ancelotti, les chiffres sont montés à 86 et 81 avec Blanc.

De deux, le PSG n'imprime pas encore le même rythme à sa circulation de balle : quand le Bayern a le temps de réaliser 757 passes par match, le PSG s'arrête à 659. Les vitesses de jeu en Liga et en Ligue 1 étant incomparables, cela pourrait être expliqué par des raisons culturelles. Mais la Bundesliga ? De trois, le PSG ne passe pas encore autant de temps à dominer le jeu dans le camp de son adversaire. Produire une possession de balle stérile, c'est le principal reproche qui a été fait à Blanc cette saison en championnat. Si le Bayern parvient à développer 35% de ses attaques dans le tiers de terrain adverse, le PSG bloque à 27%, soit presque la même proportion que dans son propre tiers de terrain (25%). Le placement du milieu à trois (paragraphe suivant) explique en partie ce phénomène, en plus de la participation de Thiago Silva (troisième passeur du PSG, alors que Piqué n'est que le 7e à Barcelone). Comme on l'a vu lors de la double confrontation Real-Bayern, aucun entraîneur ne semble oser jouer à ce niveau avec un seul véritable milieu défensif. Sauf s'il a Sergio Busquets dans son effectif. Néanmoins, le principal défaut de cette identité est qu'elle n'en est pas encore une : le principe même de l'identité est qu'on ne peut pas s'en séparer. À Stamford Bridge, tous ces principes ont été trahis, à partir de l'abandon des deux premières idées.

Le succès du milieu à trois et le sacrifice de Pastore

Première pierre à l'édifice du jeu de possession : instaurer le 4-3-3 et son milieu à trois : Thiago Motta, Marco Verratti et Blaise Matuidi. Le Barça joue avec un 6, Busquets, un distributeur mobile, Xavi, et un joueur plus libre, que ce soit Fàbregas ou Iniesta. Mais la fonction de ces derniers reste de construire la possession, même s'ils participent aussi à son développement au-delà des zones de confort du milieu de terrain. À Paris, le triangle n'a pas de forme régulière, du fait des déplacements de Matuidi. Si Motta et Verratti construisent la conservation en évoluant généralement sur la même ligne, comme s'il y avait deux Busquets, Matuidi abandonne sa position pour donner de la verticalité, et laisse Ibrahimović former la pointe du triangle au milieu.

En Ligue 1, Matuidi a réalisé 52 passes en moyenne cette saison, soit seulement 5 de plus que Zlatan. Il s'agit du même total que sous Ancelotti, preuve que le changement de style de jeu n'a pas eu d'influence sur sa participation. Une conséquence de l'installation du 4-3-3 a été le sacrifice de Javier Pastore, qui n'a trouvé sa place ni dans le milieu à trois, bien trop loin de la zone de vérité, ni sur un côté, où Blanc lui a préféré Lavezzi et Lucas. Au-delà des schémas, l'omniprésence d'Ibrahimović dans le troisième quart du terrain gêne toujours autant la spontanéité des déplacements de l'Argentin, toujours enclin à occuper une position axiale, et le jeu de possession ne met pas en valeur la vista du Flaco, amoureux des espaces. Une autre conséquence est le faible temps de jeu de Cabaye, qui pourrait parfaitement s'adapter au 4-3-3, mais qui est arrivé trop tard pour s'imposer dès cette saison.

Les promotions d'Ibrahimović et des latéraux

Alors que Guardiola avait tenté de faire comprendre au reste du monde que Zlatan n'était pas fait pour le jeu du Barça, il se trouve que Blanc est parvenu à faire grandir l'influence du Suédois au fur et à mesure que la possession de balle du PSG s'améliorait. Cette saison, le rôle d'Ibra est devenu encore plus complet, avec 47 passes en moyenne en Ligue 1 (40 l'an passé), 11 passes décisives (8 l'an passé, avec cinq matchs en plus) et encore plus de tirs par match, malgré la présence de Cavani (5,1 contre 4,6). Les autres joueurs qui ont vu leur participation augmenter sont les deux latéraux : Maxwell est passé de 50 à 60 passes par match, et la moyenne de Jallet est passée de 40 à 53. Ainsi, ce n'est pas un hasard si l'un des automatismes apparus cette saison a été la phase de jeu où Zlatan redescend au milieu pour se démarquer, envoie le ballon sur un côté et sprinte vers la surface à la réception d'un centre. Une association attaquant-latéraux qui exclut la participation des milieux centraux parisiens, encore une fois bien plus conservateurs qu'au Barça ou au Bayern (version Bundesliga).

Changement de style défensif

L'an passé, le club de la capitale obéissait au concept-phare de Carletto, à savoir le fait de devenir une équipe « compacte » . C'était la clé pour tout : l'équilibre défensif, la relance sans risque et le contrôle du jeu sur petites phases de construction au milieu. C'est pour cette raison que Carlo avait mis du temps pour abandonner son 4-3-2-1. Avec la « philosophie » de Laurent Blanc, le PSG a appris une tout autre manière de défendre, à savoir la défense avec le ballon. Avec la possession et un meilleur ratio de passes réussies (89% contre 85%), le PSG a moins de déchets et prend l'initiative à son adversaire en toute occasion, sauf à Londres. Après 34 journées, le PSG avait encaissé 20 buts l'an passé, et il en était à 19 cette saison. Mais le PSG souffre moins : la différence s'observe dans les statistiques de Sirigu, passé de 2,48 arrêts par match l'an passé à 1,62 cette saison.

Les coups de pied arrêtés

C'est le chantier sur lequel Laurent Blanc a fait l'unanimité. Avec 26 buts marqués sur coup de pied arrêté en Ligue 1 contre seulement 12 l'an passé, la différence est immense. À cela s'ajoutent 8 pions précieux en C1. Des buts importants (le csc de David Luiz au Parc, Pastore contre Monaco, Thiago Motta contre Olympiakos, Rabiot contre Guingamp) qui ont soulagé le jeu du PSG tout au long de la saison. Forcément, après la réussite de Chamakh, Ciani, Diarra et Planus à Bordeaux, Blanc a maintenant l'étiquette d'expert en la matière. Il est intéressant de noter que le PSG ne dépend ni d'un buteur (Motta, Silva, Alex, Marquinhos, Ibra, Rabiot) ni d'un passeur en particulier (Lavezzi, Motta, Lucas, Pastore, Maxwell). Cette saison, même Ibra marque de la tête.

Le mental et la maturité

C'est le chapitre sur lequel l'épisode de Stamford Bridge a certainement le plus de conséquences. Sous la poigne de Carlo Ancelotti, le PSG avait habitué les Parisiens à lever le pied contre les petits et à se dépasser dans les grands rendez-vous, à Valence, à Barcelone ou encore contre Marseille (deux victoires et un nul). Cette saison, le PSG domine outrageusement les petits, mais a montré des signes de faiblesse quand l'adversaire a du répondant, comme le montrent les deux nuls contre Monaco et la double confrontation face à Chelsea.

Lors du match retour, le plan de Laurent Blanc a fait preuve de manque de courage et d'incohérence tactique. Ancelotti avait parfois commis l'un ou l'autre, mais jamais les deux en même temps. Déjà à l'époque de Kombouaré, le PSG s'était lourdement incliné 3-0 au Vélodrome dans le seul « duel » de sa demi-saison qatarie. Une spécialité française ? En revanche, il faut noter que le PSG a traversé la saison avec bien plus de sérénité qu'à l'époque du duo Ancelotti-Leonardo, comme s'il avait troqué le charisme contre la sagesse. Après les 66 cartons jaunes et 8 rouges de l'an passé (après 34 journées), les hommes de Blanc n'ont écopé que de 54 jaunes et 1 rouge. La touillette, ça calme.

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Merci Paris pour cette saison.

Tellement de moments jouissifs, très peu de matchs où on s'est ennuyé. Franchement jusqu'à Chelsea la saison était parfaite. Certains matchs resteront de très bon souvenirs : la victoire au Vel' à 10 et mené 1-0, le 3-0 contre Benfica, le show Zlatan à Anderlecht qui pousse le public belge à l'applaudir, Leverkusen à l'aller, le but de Flaco face à Chelsea, plusieurs claques infligées en championnat, la Coupe de la Ligue... Peut-être que par rapport à hier et la baisse de régime depuis Chelsea la fin est moins savoureuse pour certains, mais les gars on vient quand même de quasiment doubler notre jeune palmarès national en deux ans...! Avec tout de même un sérieux bémol, le Parc par moment.

Encore merci et à l'année prochaine, qui commencera peut-être par le retour de vacances d'un néo champion du monde, je l'espère en tous cas.
derIngenieur Niveau : CFA
Note : 1
Très bon article et analyse, j'ai bien aimé le détail des différents points.

Petite remarque:
"Mais le PSG souffre moins : la différence s’observe dans les statistiques de Sirigu, passé de 2,48 arrêts par match l’an passé à 1,62 cette saison."

Le fait que Sirigu effectue moins d'arrets/match peut aussi bien indique moins de tirs qu'une baisse de niveau de Sirigu.

Ce qui est interessant, c'est le nombre de tir cadrés par match, de tir dans la surface et en dehors contre le PSG, etc,...
sur la foto ils ont l' air de se foutre royalement de la guele de lolo...
letitbe53 Niveau : DHR
Le PSG de l'an dernier était une équipe avec un jeu un peu plus direct. Mais c'était globalement une équipe très chiante à voir jouer, qui décevait dans l'animation du jeu, qui gagnait beaucoup de matches sur des exploits individuels, sans bien jouer. Ancelotti tâtonnait, changeait régulièrement de schéma tactique. C'était notamment l'époque du "sapin de Noël"... On s'interrogeait aussi sur le positionnement d'Ibra, certains pensaient même que le PSG jouerait mieux sans Ibra. Et puis l'équipe se ratait sur certains matches de championnat, si bien qu'on avait parfois l'impression que les joueurs choisissaient leurs matches. Cela avait conduit Leonardo à faire cette fameuse déclaration selon laquelle l'équipe était faite pour la LDC et pas pour le championnat.

Avec Blanc, c'est quand même autre chose. Blanc s'est inspiré du 4-3-3 à la barcelonaise, et a su donner une identité de jeu à cette équipe. Ce faisant, il a trouvé une organisation tactique qui met mieux en valeur les qualités d'Ibra, même si cela a abouti à sacrifier un peu Cavani (exilé sur le côté). Résultat : une équipe qui, pendant 10 mois, a dégagé une très grosse force collective, qui a fait belle impression, et qui est sur le point de battre plusieurs records. Bien sûr, il y a eu cette échec contre Chelsea. Mais cela ne doit pas effacer ce constat que l'équipe a beaucoup mieux joué cette saison que la saison passée.
Pour un mec parachuté par défaut après de nombreux refus de grosses pointures européennes, Blanc a plutôt bien fait le taff et a réussi par moment à nous faire penser qu'il a le potentiel pour devenir un grand entraineur. Son soucis reste qu'il a déjà un CV de goret en ayant dirigé la sélection nationale et étant à la tête d'une équipe qui potentiellement peut prétendre à la victoire en ligue des champions, ayant de plus pris la succession d'une référence européenne. Du coup on attend de lui monts et merveilles alors qu'il est, à mon avis, encore en phase d'apprentissage de son métier.

Tout ce qu'on peut espérer pour lui et le PSG c'est d'avoir appris de cette première saison et de revenir encore plus fort l'année prochaine notamment dans un contexte Ligue des Champions où l'expérience et l'envie de tout flinguer sont primordiales lorsqu'on prétend à la victoire finale.
derIngenieur Niveau : CFA
Note : 1
Oui, les deux plus gros points à travailler sont:
1) Le mental: avoir la gnacke quand cela compte vraiment !
2) La cohérence tactique: meme si il faut s'adapater un peu, ne pas complétement changer le schéma et la manière de jouer quand arrive un adversaire de calibre supérieur.
Selbycool Niveau : CFA2
Il progresse le Blanc, et son club en même temps, donc tout va bien dans le meilleur des mondes possibles. Je suis persuadé qu'il a toutes les cartes pour devenir un très très grand entraîneur.

J'ai juste hâte d'être au printemps prochain pour savoir si la désillusion de Stamford Bridge (et pas le cataclysme hein parce que bon, à 3 minutes, un but super chanceux et une sous-perf psycho de Cavani près, on se branlerait tous sur LB...) aura servi à quelque chose. L'année prochaine, mec, tout pour le but à l'extérieur !
Selbycool Niveau : CFA2
Par ailleurs, je trouve que c'est quand même une super belle revanche pour LB sur tous les critiques qui évoquaient son supposé "manque de charisme" en début de saison (alors qu'à l'étranger tout le monde le trouve super classe, vive l'auto-french-bashing...) de voir que les plus grosses stars du PSG ont publiquement exprimé leur souhait qu'il reste sur le banc.

Aimé Jacquet likes this.
@selby

Tu trouves vraiment qu'il a progresse Blanc depuis son arrivee?
Depuis ses debuts chez nous (girondins), je lui trouve toujours une incapacite assez flagrante a ne pas trouver la cle quand cela devient difficile (combien de matchs a t'il gagne contre ses concurrents directs cette annee?) qui se traduit par une absence quasiment totale de micro-management.
Selbycool Niveau : CFA2
@Ari

Je trouve qu'il y'a beaucoup de mieux sur plusieurs points clé du job, en comparaison de ce qu'il a fait à Bordeaux ou en EDF :

- il a réussi à rapidement dégager un système de jeu très identifiable et une équipe type, là où il s'est posé beaucoup de questions en EDF, et même à Bordeaux - même si les résultats ont presque été immédiatement positifs

- il a su tout de suite fédérer les joueurs autour de son projet de jeu : les mecs ont pris un sacré plaisir jusqu'en Mars, ça crevait les yeux. En EDF, quand il a eu le malheur de parler d'un jeu "à la Barcelonaise" (expression très couillonne et qui te piège... Même Mark tombe dans le panneau dans l'article, en se demandant pourquoi le PSG n'en a pas encore à 700 passes comme le Bayern ;) ) on sentait que les joueurs ne s'en sentaient pas capables. Il a peut-être payé 6 ans de Domenech avec deux N°6 aussi, tu me diras...

- il a très très bien su gérer les ego des stars et des starlettes, ce qui était d'après nos brillants analystes FR son plus gros point faible. Cavani, jusqu'à son divorce (qui reste pour moi un élément largement aussi nuisible pour le PSG cette saison que les blessures de Silva et Ibra), a gardé son couloir droit sans broncher et s'est éclaté sur plein de matchs. Menez ne l'a même pas ramené, la mère de Rabiot a fini par se détendre, les nouveaux arrivants acceptent tout gentiment d'avoir un temps de jeu réduit... Et les vrais leaders de l'équipe, l'axe Sirigu-Silva-Motta-Ibra, lui font totalement confiance.

Je crois que les limites de cette saison, c'est-à-dire la demi-finale retour en CL et cette fin d'année diesel, ne lui sont pas directement imputables. Pour la CL et les grosses affiches de L1, les équipes toutes neuves mettent du temps à gérer la très grosse pression : Manchester City, le Chelsea du début des années 2000 ou les nouveaux "Galactiques" du Real l'ont bien démontré. Le PSG devra aussi passer par des frustrations et des désillusions vécues ensemble avant de découvrir la vraie bonne grosse dalle qui te fait être complètement là le jour J.

Pour la fin de saison diesel, dans les équipes qui ont le titre assuré tout le monde se planque un peu en attendant la CM... Je crois d'ailleurs que c'est ce qui a coûté très cher à la Juve en EL.

En résumé je trouve qu'il a bien avancé, sur le micromanagement je pense qu'il a une préparation personnalisée très méticuleuse pour chaque joueur, mais ça reste sans doute un axe de progression pour lui. Ça et la possibilité d'avoir des plans B voire C quand les choses se compliquent, par exemple à la fin du match d'hier il est passé dans un 4-4-2 très intéressant avec Lucas à gauche, mais les joueurs ne semblaient pas très à l'aise, il devrait tenter de le replacer pendant 90 minutes en L1 de temps en temps.
Je continue sur ce que dis Selbycool. L'année prochaine Cavani ne refera surement pas une saison sur l'aile. On devra repasser dans un système à deux attaquants et dans ce cas là la meilleure solution devient le 4.2.2.2 ou 4.4.2 comme en début d'année, contre Lyon ou hier soir.

Ca règle plusieurs problème. On a plus besoin de recruter au milieu parce qu'avec Motta Verratti Matuidi Cabaye et Rabiot(ou celui qui le remplacera) on a ce qu'il faut pour 2 postes. Avec Lavezzi, Lucas, Pastore, le remplaçant de Menez on a 4 joueurs pour 2 postes et Pastore pourra peut-être jouer plus <3

Et devant Cavani redevient le joueur d'exception qu'on a connu. En plus on a la possibilité de repasser en 4.3.3.

On verra bien comment Blanc s'y prend mais de l'extérieur ça me parait être la solution la plus rentable pour l'ensemble des joueurs.
philmorteau Niveau : Loisir
Hum que c'est bon toutes ces autogratulations, que mon nombril est joli.
Je vais vous dire ce qui va se passer Laurent Blanc ne sera plus la a partir de décembre tout simplement parce que l'on va se rendre compte qu'il n'a pas les épaules pour entrainer un club qui veut gagner la champion's league.
Toute les différences qui sont citées entre l'année de Ancelotti et celle de Blanc ne tiennent pas la route, tout simplement parce que l'année derniére Motta étatit absent la plupart du temps.
PenoIndirect Niveau : Loisir
Laurent Blanchouille ou l'imposture dévoilée .Lui et d'autres trouvaient que le QSG aurait plus d'équilibre sans Zlatan.Bein ouais,on a vu ....
Selbycool Niveau : CFA2
@PasteurX

... ça pourrait être une évolution assez naturelle étant donné le temps passé par Ibra à décrocher, mais justement s'il joue en "9 et 1/2" Pastore n'y trouvera pas son compte et ils continueront à se marcher sur les pieds.

Reste à savoir combien de temps Ibra gardera son niveau de jeu actuel et demeurera indispensable !
Message posté par Selbycool
@PasteurX

... ça pourrait être une évolution assez naturelle étant donné le temps passé par Ibra à décrocher, mais justement s'il joue en "9 et 1/2" Pastore n'y trouvera pas son compte et ils continueront à se marcher sur les pieds.

Reste à savoir combien de temps Ibra gardera son niveau de jeu actuel et demeurera indispensable !


Le rayonnement de Pastore sera toujours amoindri par la présence d'Ibra mais ils peuvent quand même cohabiter. Les deux matchs contre Barcelone, avec le but de Pastore comme plus belle illustration, ou même les 20-30 dernières minutes hier l'ont montré.

De toute manière le Pasteur est encore trop irrégulier, même s'il progresse quoi qu'on en dise, pour qu'on lui confie les clés d'une équipe comme le PSG. Et aujourd'hui je sais pas si ça existe encore des équipes qui dépendent uniquement d'un seul créateur...

En tout cas j'espère qu'on l'échangera pas contre Pjanic. En plus j'suis sur que Pastore exploserai à la Roma...
" se dépasser dans les grands rendez-vous, à Valence, à Barcelone ou encore contre Marseille (deux victoires et un nul). Cette saison, le PSG domine outrageusement les petits, mais a montré des signes de faiblesse quand l’adversaire a du répondant "

--->C'est une blague?

Je suis supporter parisien mais l'année dernière le barça n'avait juste aucun répondant et la perf c'est plutôt de ne pas avoir réussi à passer on ne sait comment alors qu'on était largement supérieur au retour sans messi. Valence? Désolé mais Paris cette saison a foutu 3-0 à Benfica (tu sais, l'équipe double finaliste d'europa league, qui vient de sortir la juve qui a poutant un effectif qui n'a vraiment rien à envier à paris) ce qui a bien plus de valeur, a foutu 4-0 contre leverkusen à leverkusen qui était 2ème de bundesliga à ce moment la, et autant ils ont perdu le retour contre chelsea 2-0 dans les dernières minutes, autant il me semble qu'aux dernières nouvelles de la même manière ils ont aussi battu ce même chelsea 3-1 à l'aller...Bref, ok à 3 minutes prêt tu t'arrêtes en quart aussi, mais la campagne de ldc est nettement plus convainquante que celle de l'année dernière.

" comme s’il avait troqué le charisme contre la sagesse "

--->Ptdr...Comme d'hab avec Blanc sur ce site, on sent l'objectivité...Crois moi (et je suis bien placé pour en parler), ta phrase fais juste mourir de rire pas mal de supporters parisiens, entre le jeu superbe de cette saison et les beaux matchs qui se comptent par dizaines, et les purges de l'ère ancelotti ou les contre-perfs étaient nombreuses à n'en plus finir (perte du titre contre montpellier, élimination ridicule contre evian à un match du SDF, défaite contre rennes à 11vs9 à domicile, j'en passe et des pires) et ou on s'est EMMERDER toute la saison malgré le bel effectif, je sais reconnaître ou est le charisme et il n'est pas du côté du gros, loin de la.

D'ailleurs quand tu vois comment certains médias (vous les premiers) se sont jetés crocs ouverts comme des morts de faim sur Blanc au premier petit accroc de cette saison (le retour contre chelsea), j'ose même pas imaginer si c'était Blanc qui avait accumulé tous les échecs d'ancelotti ce qu'on aurait pas entendu...
Déjà changer d'entraineur ne me semble pas judicieux au vu des résultats et de ce qu'il a apporté. Même si il y a l'élimination, LB progresse en tant qu'entraineur. Ne pas oublier qu'il n'a fait que 2 clubs et qu'il a beaucoup moins d'années de coaching que les Mourinho, Ancelotti etc. Je ne vois pas pourquoi aussi on devrait changer de tactique: ca tourne bien, on gagne, on crée du jeu, les joueurs adhères. Je pense au contraire qu'il y aura une amélioration l'année prochaine et qu'on sera encore plus fort en 4-3-3
ouais...c'est tout de suite plus facile sans néné dans les pattes et sans léo dans les couloirs hein!
Mouai, moyennement convainvu Sleby, je suis desole.

- Je pense que l'obstination tactique de Blanc lui a coute la qualif contre Chelsea (ou il n'a absolument pas reagi alors que son bloc a ete coupe en deux 3 mi-temps sur 4) apres lui avoir deja coute le second titre chez les gigis ou il a mis en place un systeme bati pour Gourcuff alors que ce dernier tirait la langue.

- Pour l'harmonie dans le vestiaire, je pense plutot qu'il a achete la paix sociale en instituant (ou en laissant se creer) une mini-republique des joueurs qui pourrait a terme se retourner contre lui (une consultation a la Carlo OK, un duo Ibra-TS qui a l'oreille du proprio en plus d'avoir celle du coach bof bof).
Surtout que le soit disant manque d'expérience/limite tactique c'est vachement subjectif. Contre chelsea je crois pas contrairement à ce que l'auteur affirme que la tactique de Blanc était d'"attendre et de voir", il était venu pour gagner ce match comme il l'avait annoncé avant le match, mais entre ce que tu veux et ce que tu peux ya une différence. Arsenal et City n'ont pas existé contre chelsea, pourtant je doute que Wenger ou pellegrini avaient dit à leurs joueurs "d'attendre et de voir". A un moment t'es obligé de tenir compte du niveau de l'adversaire, et chelsea à standford Bridge c'est monstrueux, ça peut battre n'importe qui par plusieurs buts d'écart, à part l'atletico ya pas un gros qui les ait battu chez eux (pourtant ils ont vu passer du beau monde) donc c'est pas un hasard non plus.

Perso je trouve surtout que les médias ont été très hypocrites après chelsea. On aurait dit des chiens que t'as privé de bouffe pendant 6 mois et qui profitent du moindre morçeau de viande mis à leur disposition pour enfin sortir leurs crocs. La gestion de Blanc au match aller est parfaite, il remotive les troupes, Chelsea n'existe plus du tout en 2ème période, il perds 2 joueurs majeurs (Ibra et veratti) sur blesure et malgré ça le seul changement qu'il peut faire librement est déicsif, bref chapeau l'artiste. Et comme par hasard à ce moment là, on n'a pas entendu d débat tactique après le match (pourtant murinho de son côté était passé totalement à côté du sujet, que ce soit avec la titularisation de shurrle en pointe ou l'entrée de torres qui a été complètement inexistant).

Au retour Blanc vient pour gagner mais c'est pas non plus sa faute si après le 1er but de chelsea toute son équipe se chie dessus. Le mec a fait rentrer 3 joueurs qui objectivement ont vraiment fait une bonne rentrée et apportés un plus, à deux fois ça aurait pû être décisif (si cavani transforme l'offrande de cabaye/pastore ché plus...et égalise juste avant le 2ème but de chelsea, et si marquinhos transforme la balle de qualif à la fin)...alors ok ça n'a pas suffit, mais c'est quand même sacrément gonflé de lui imputer à lui la défaite et de l'attaquer comme il a été attaqué après ce match alrs qu'il n'y avait franchement aucune raison objective de le faire (et au passage, dans ce cas faudrait aussi chier sur toutes les entraîneurs qui ont perdu par 2 buts d'écart contre chelsea cette saison, et yen a un paquet).

Et encore une fois, le coup de la soit disant expérience/meilleur qualité tactique c'est vachement subjectif, je suis loin d'être convaincu qu'ancelotti soit meilleur que Blanc tactiquement désolé, ancelotti au même moment il perd 2-0 à dortmund avec un naufrage collectif 10 fois plus gros que celui de paris à chelsea (contre une équipe de dortmund hyper affaibli, bien plus faible que ne l'était chelsea, et qui manque l'immanquable but grand ouvert pour un troisième but qui aurait été mérité et un incroyable camouflet pour le real quand on connaît l'effectif monstrueux du real, surtout en comparaison du dortmund de ce soir la)...Donc voila, c'est facile d'affirmer des trucs du genre "ancelotti a plus de maturité tactique, ça aurait été différent...Dans la même situation à Dortmund avec des ronaldo, Bale et consorts...ancelotti n'a pas été plus convainquant loin de la, j'ai rien contre lui carlo mais on l'a quand même eu pendant 1 an et demi et franchement il nous a jamais montré grand chose qui pourrait nous le faire regretter dans un match comme celui-là.
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