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« En parler me donne encore la chair de poule... »

Si on l’a vu si heureux après le maintien de Toulouse face à Angers, c’est parce qu’Adrien Regattin n’oublie rien, et surtout pas un club qui lui a permis de découvrir les joies du monde professionnel après un parcours compliqué. Pourtant, après sept saisons passées avec le maillot du Téfécé sur les épaules, Adri a décidé de changer d’air, pour voir autre chose. Et s’il ne sait pas encore où il sera l’année prochaine, le milieu de terrain prend le temps de revenir sur cette formidable aventure toulousaine. Et sur sa vie en générale.

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Une quinzaine de jours après ce maintien incroyable, tu t’es remis de tes émotions ?
On s’en remet tout doucement, ouais. Après, c’est quelque chose qui est encore présent, car à chaque fois que je croise des gens dans la rue, ils me disent que c’est vraiment fantastique ce que l’on a réalisé. Les gens ont vraiment l’air d’avoir kiffé ce qu’on a fait, donc forcément ça te rappelle les émotions. De toute façon, ce n’est pas quelque chose qui s’oublie comme ça, hein, et je pense que je vais encore m’en souvenir pendant très longtemps. Avec mon premier match en Ligue 1, c’est clairement la sensation la plus forte que j’ai pu ressentir en tant que footballeur.


Ce maintien, vous y avez toujours cru ou avant l’arrivée de Dupraz il y a un moment où vous vous êtes vus en Ligue 2 ?
On ne va pas se mentir, il y a un moment où on savait que ça allait être plus que compliqué. Après, bon, tant que mathématiquement, ce n’était pas fait, on n'allait pas lâcher l’affaire, mais même si on continuait à se battre, on n’y croyait plus trop, surtout que les scénarios de match ne nous réussissaient jamais, comme à Rennes où on gagne 1-0 avant de prendre deux buts à la 90e et à la 92e. On pensait vraiment que c’était une année noire et qu’on n'allait jamais s’en sortir. On avait quand même dix points de retard, c’est énorme ! Et puis l’arrivée du nouveau coach a fait du bien et on a eu la réussite qui nous fuyait depuis le début de saison.

L’arrivée de Dupraz, pour toi, c’est vraiment ce qui vous a permis de rester dans l’élite ?
Oui, clairement. Il nous a ramené son expérience, car il était habitué à ce genre de situations quand il était à Évian. En plus, il a également apporté son exigence tactique, un cadre de vie. Dès son premier discours, on a senti qu’il avait énormément confiance en nous, il ne nous a jamais parlé de Ligue 2, il était focalisé sur la Ligue 1, et peu à peu, on s’est mis à croire qu’on pouvait le faire… On est une équipe très jeune, l’une des plus jeunes de Ligue 1, et je pense qu’on avait besoin d’être rassurés, d’entendre des paroles qui nous redonneraient confiance. C’est ce qu’il a fait et c’est ce qui nous a permis de réaliser cet exploit.


Vous l’avez pris pour un fou quand il est arrivé si confiant ?
Non, pas pour un fou… Dès son premier discours, il nous a mis les larmes aux yeux, il nous a donné des frissons, on a tout de suite senti qu’il se passait quelque chose. En plus, rapidement, il a fait un malaise devant nous et ça, ça nous a encore plus rapproché. Il a énormément donné dès son arrivée, donc on voulait lui rendre tout ça et on a réussi à faire un bon match face à l’OM (1-1), puis pour son premier match sur le banc, il y a cette victoire 4-0 face à Bordeaux, et à partir de là, tout s’enflamme et on commence à y croire.

On a énormément parlé de son discours avant le match à Angers. Toi qui l’as vécu de l’intérieur, c’était vraiment émouvant ?
Super émouvant, honnêtement. Son discours, puis la vidéo derrière… Sur la vidéo, quand tu vois les familles des joueurs qui parlent, c’est super émouvant, il y en avait plein qui pleuraient dans la salle, et moi aussi, hein, j’avais les larmes aux yeux. Derrière ça, on avait l’impression qu’on était des surhommes et qu’il ne pouvait rien nous arriver. Même quand on perdait 2-1, on n'était pas sereins non plus, mais franchement on n’était pas inquiets.


À la mi-temps, vous êtes mathématiquement en Ligue 2, mais vous vous dites que vous allez le faire quand même ?
Oui, car il a encore su trouver les mots pour nous remotiver. À aucun moment, il ne nous a dit qu’on avait fait une mauvaise première mi-temps, alors qu’on n’avait pas été terribles. Il a continué à nous encourager. De toute façon, on ne savait pas les autres résultats, on savait juste que si on gagnait, on se maintenait. C’est tout ce qui nous importait. Derrière, le scénario est magnifique, puisqu’on arrive à renverser la situation en deux minutes, et à dix minutes de la fin, c’est quelque chose de magique. Même pour un scénario de film, ils ne seraient pas allés aussi loin. Dans l’avion, on n'arrivait pas à y croire. Même là, j’en parle, ça me donne encore la chair de poule.


Le lendemain, tu étais en Une de L’Équipe, où on te voit extrêmement heureux, alors même que tu savais que tu allais partir, comme une preuve de ton attachement au club.
Oui, bien sûr, je savais que j’allais partir, mais bon, déjà, je suis un compétiteur, et puis Toulouse, c’est mon club. J’ai passé sept ans ici, je connais tout le monde, de la femme de ménage en passant par le cuisinier, les mecs dans les bureaux, tout le monde, et rien que pour ça, je ne pouvais pas partir sur une relégation, c’était inimaginable. Si on était descendus, je l’aurais vraiment très mal vécu, c’est pour ça qu’on m’a vu si heureux. Sur les trois derniers mois, que ce soit mes coéquipiers ou moi, on a tout mis de côté, on ne pensait plus qu’à ça, il n’y avait que ce maintien qui comptait à nos yeux. On le devait aussi à nos supporters qui nous ont toujours soutenu même si, à un moment donné, ils se sont un peu foutus de notre gueule, mais c’était logique, car on ne montrait pas assez sur le terrain. On n’avait qu’une chose en tête : rendre fier le peuple toulousain. Et après le match, la joie était vraiment incroyable entre les joueurs, les supporters. Tout le monde va s’en souvenir toute sa vie, c’est merveilleux.

« Je n’ai jamais bu d’alcool, mais je peux te dire qu’une telle joie, c’est comme si tu étais défoncé, tu ne sais plus où tu es. Quand j’ai revu les images où je chante en caleçon avec les supporters, je me suis dis : "Putain, mais c’est moi, ça ?" » Adrien Régattin

Après le match, justement, qu’est-ce qu’il s’est passé, parle-nous un peu de cette fête.
La fête a commencé dès le coup de sifflet final. Après, dans l’avion, on était comme des dingues, tout le monde dansait, chantait. Personnellement, je ne bois pas d’alcool, mais ceux qui en boivent se faisaient plaisir au champagne. Tout le monde faisait la fête, et puis à Toulouse, on est tous allé dans une boîte de nuit, tous en survêtement du club. (rires) On s’est régalés, c’était une super fête. Mais mon moment préféré, c’est vraiment juste après le coup de sifflet final quand on était avec les supporters à chanter. Je n’ai jamais bu d’alcool, mais je peux te dire qu’une telle joie, c’est comme si tu étais défoncé, tu ne sais plus où tu es. Quand j’ai revu les images où je chante en caleçon avec les supporters, je me suis dis : « Putain, mais c’est moi, ça ? » (rires) Personne ne croyait en nous et on l’a fait… C’est exceptionnel, il n’y a pas vraiment de mots pour décrire ce qu’on a ressenti.


Comme tu dis, Toulouse, c’est ton club, celui qui t’a permis de te révéler aux yeux du grand public. En partir après sept saisons, ce n’est pas trop dur ?
Bien sûr que c’est dur. Comme je t’ai dit, je connais tout le monde ici, donc forcément c’est un véritable crève-cœur de s’en aller, mais bon, je pense que c’était le bon moment pour moi pour aller voir ailleurs. J’ai remercié tout le monde un par un, car tout le monde ici m’a permis de grandir, m’a apporté quelque chose. Jamais je n’oublierai les gens d’ici, jamais. Il y a eu des moments difficiles, forcément, mais au final, je me suis vraiment régalé ici, et je n’en retiens que du bon. Les supporters vont aussi énormément me manquer, car ils ont toujours été top avec moi, ils m’ont beaucoup soutenu. Et puis je m’entendais bien avec le nouveau coach qui est vraiment quelqu’un de super, avec qui j’aurais sûrement pu continuer de grandir, mais voilà, j’ai senti que c’était le bon moment pour moi pour partir, pour vivre de nouvelles aventures. Concernant les joueurs, je m’entendais vraiment bien avec tout le monde, je laisse des amis, mais je sais qu’on va rester en contact, qu’on continuera à s’envoyer des messages, surtout avec mon gars, Pantxi, qui est un véritable ami pour moi, malgré notre différence d’âge.


Revenons quelques années en arrière, tout n’a pas été simple pour toi, notamment quand tu te fais virer du centre de formation de Montpellier, à quinze ans.
Ouais, c’est sûr. J’ai grandi en banlieue parisienne, puis je suis parti vivre à Montpellier vers 8-9 ans et là j’ai directement intégré le club après un essai et j’y ai passé sept ans. Puis vers 14 ans, on me convoque dans le bureau pour me dire qu’on ne comptait plus sur moi, car j’étais trop petit, pas assez bon… Mais je n’en veux à personne, car Montpellier m’a appris beaucoup de choses, et puis ce genre d’épreuves, ça te donne encore plus de détermination, car tu as envie de leur donner tort, mais sans éprouver aucune haine, juste pour prouver que tu peux réussir. Prendre une telle claque aussi jeune, c’est quand même super dur, mais je n’ai rien lâché, je savais où je voulais aller et j’ai beaucoup bossé pour y arriver. J’ai énormément galéré, mais au moins, je mérite ce qui m’arrive, car j’ai vraiment travaillé dur pour y arriver.

« Je m’étais toujours dit que si j’avais de l’argent un jour, je sortirais ma mère du quartier en lui achetant une petite maison où elle pourrait être tranquille, faire son petit potager. Le jour où j’ai signé ma prolongation, j’ai regardé mes conseillers et je leur ai dit : "Maintenant, on trouve une maison pour ma mère.' » Adrien Régattin

Qu’est-ce qu’il se passe après ce départ de Montpellier ?
Déjà, je voulais continuer à jouer au foot, même sans parler de devenir pro, hein, juste que le foot, c’est vraiment ma passion. Tu m’aurais vu à huit piges, j’avais toujours un ballon avec moi. Même encore aujourd’hui, je regarde tous les matchs de tous les championnats, ma femme pète un câble d’ailleurs. (rires) Du coup, c’est dans l’optique de continuer à exercer ma passion que je me suis retrouvé dans un petit club qui s’appelle le FC Sète. Et là-bas, je suis vraiment tombé sur des gens extraordinaires. J’arrive là-bas pour jouer avec les 15 ans, puis on arrive à faire une telle saison qu’on monte en 16 ans nationaux où on commence à jouer face aux équipes des clubs pros et on continue à enchaîner les belles performances. On avait vraiment une belle équipe. Bah, d’ailleurs, dis-toi qu’on est plus à avoir signé pro dans cette équipe de Sète que ceux de ma génération qui étaient restés à Montpellier. À Sète, je jouais avec Andy Delort, Florian Lejeune, un autre pote à moi qui joue en Slovaquie. Bref, on avait vraiment une super équipe. Derrière, j’intègre le groupe de National, puis au bout de quelques matchs, Toulouse me repère et me fait faire un essai de trois jours qui se passe super bien, et c’est comme ça que je signe au TFC en 2009. À la base, c’était surtout pour intégrer la réserve, mais le coach de l’époque, Alain Casanova, me fait quand même comprendre qu’il ne me prend pas uniquement pour ça et que j’ai mes chances d’intégrer le groupe pro. D’ailleurs, dès mon arrivée, je fais le stage de pré saison avec l’équipe première. Derrière, je suis reparti avec les jeunes, puis au fur et à mesure, le club m’a donné ma chance et j’en suis arrivé là où je suis aujourd’hui, et c’est pour ça que je remercierai ce club toute ma vie, car il m’a permis de réaliser mon rêve d’enfant.

Ton premier match en Ligue 1, tu t’en rappelles encore parfaitement ?
Bah ouais, forcément. Surtout que, petit clin d’œil du destin, c’est contre Montpellier, le club qui m’avait viré à quinze ans. Je me souviens encore que j’étais en train de m’échauffer, et là, le préparateur physique vient me chercher pour me dire que je vais entrer. Sur le coup, grosse boule au ventre, tu commences à avoir des frissons, même si après, une fois sur le terrain, tu ne calcules plus rien, mais le retour de l’échauffement au banc de touche, je peux te dire que je m’en souviendrai toute ma vie, ça c’est clair. Ce jour-là, j’avais failli marquer et quand je suis rentré chez moi, il y avait des potes d’enfance à la maison et quand mon action passe à la télé, dans Jour de foot, ils me disent : « Putain, Adri, tu réalises que tu viens de jouer en Ligue 1 ? » Là, tu mesures le chemin parcouru, tu repenses à toutes les personnes qui t’ont aidé. D’ailleurs, j’avais envoyé un message à tous mes anciens coachs pour leur dire que c’était grâce à eux ce qui m’arrivait.


Et le premier contrat pro, il arrive quand ?
L’année suivante, en janvier 2011, il me semble. Je sais qu’on est trois de ma génération à avoir signé ce jour-là : Marc Vidal, Ali Ahamada et moi. Alain Casanova nous convoque dans son bureau. Forcément, sur le coup, tu te dis : « Putain, qu’est-ce qu’il se passe ? » , et là, il nous annonce que le club est très content de nous et qu’il veut nous faire signer un contrat professionnel de trois ans. C’est un moment très fort, car même si tu as déjà joué en Ligue 1, le premier contrat pro, c’est vraiment l’aboutissement. Après m’être fait virer d’un centre de formation, je n’aurais jamais pensé signer pro, donc c’est vraiment une grande émotion, je me souviens qu’on s’était pris dans les bras tous les trois, c’était super.

« J’essaie de faire tourner les maillots au maximum. Va faire un tour dans ma cité, ils ont tous le maillot floqué Regattin. » Adrien Régattin

Tu t’es permis une petite folie avec ta nouvelle paie dans la foulée ?
Non pas vraiment, car ce n’était pas non plus un contrat mirobolant, hein. J’ai essayé de faire plaisir un peu à tout le monde, mais ce n’est pas allé bien loin. Ma première vraie folie, c’est quand j’ai prolongé il y a trois ans et que j’ai enfin pu offrir une maison à ma mère. C’était mon objectif depuis le début, car ma mère, ça faisait cinquante ans qu’elle vivait dans un quartier. Ça n’a pas toujours été facile pour nous, même si on ne manquait de rien, je n’ai pas non plus envie de faire pleurer dans les chaumières, mais je m’étais toujours dit que si j’avais de l’argent un jour, je sortirais ma mère du quartier en lui achetant une petite maison où elle pourrait être tranquille, faire son petit potager et tout ça. Et ça, honnêtement, c’est la plus grande fierté de ma vie. Le jour où j’ai signé ma prolongation, j’ai regardé mes conseillers et je leur ai dit : « Maintenant, on trouve une maison pour ma mère. »

À Toulouse, tu as mis du temps à t’intégrer au monde professionnel ?
Bah en fait, j’ai eu un déclic : c’est le jour de mon premier contrat pro où je me suis dit qu’il était hors de question de n’être qu’un feu de paille. On a tous connu des joueurs qui ne font pas longtemps et je ne voulais pas que ça m’arrive. Donc, à partir de là, tu pourras demander à tout le monde, je me suis vraiment investi à fond, à arriver dans les premiers, à repartir dans les derniers. Vu d’où je viens, je n’ai pas le droit de faire le minimum, j’ai eu une deuxième chance, et si je ne donnais pas tout, je ne pourrais pas me regarder dans une glace, car il y en a qui n’ont pas eu ma chance, et rien que pour ça, je n’ai pas le droit de me relâcher. Même au niveau de la bouffe, je fais super attention, j’essaie d’avoir une hygiène de vie parfaite. À part après le match et le dimanche où je m’autorise des petits plaisirs, je ne fais jamais d’écart, je contrôle tout. Et puis bon, j’ai la chance d’avoir une femme qui cuisine super bien, donc ce n’est pas trop difficile de manger équilibré. Elle m’aide là-dessus au quotidien, mais également sur tout. On est ensemble depuis que je suis à Sète, donc elle me permet de garder les pieds sur terre. Elle est déterminante dans tout ce qui m’arrive.

J’imagine que c’est important de garder une base familiale solide comme ses potes d’enfance. Tu les vois encore ?
Évidemment, mes potes d’enfance, c’est comme ma famille, je n’oublie personne. Quand je rentre à Montpellier, la première chose que je fais, c’est de retourner au quartier, c’est normal, ça se fait tout seul. Mes vrais amis étaient là quand je n’étais rien et sont encore là maintenant, mais je ne suis pas grand-chose, juste un petit footballeur. Mais c’est important pour moi de leur rester fidèle. Ils m’ont soutenu dans les bons comme dans les mauvais moments, et ça, je ne l’oublierai jamais, c’est impossible. J’essaie de faire tourner les maillots au maximum. Va faire un tour dans ma cité, ils ont tous le maillot floqué Regattin. (rires) Que ce soit mes amis ou ma famille, je suis trop bien entouré, et c’est grâce à ça que je ne peux pas m’égarer.

Ta détermination t’a permis de devenir titulaire à Toulouse, mais ça t’a également permis d’honorer ta première sélection avec l’équipe du Maroc, encore une immense fierté, forcément ?
Ah bah ça, c’est encore un autre grand moment de ma jeune carrière. J’avais joué avec les 19 ans en bleu, mais derrière, j’ai refusé la sélection au tournoi de Toulon, car je voulais vraiment jouer pour le Maroc. C’est un véritable choix du cœur, puisque ma grand-mère paternelle est marocaine, donc je voulais la rendre fière. En plus, ma femme est marocaine aussi, donc c’est quelque chose qui lui fait énormément plaisir. Quand la Fédération marocaine m’a appelé pour savoir si j’étais intéressé, j’ai dit oui direct et six mois après, j’ai été appelé. Je me souviens que je me réveillais de ma sieste quand j’ai vu que j’avais reçu au taquet de messages pour me féliciter, et là, ça été une immense joie. Malheureusement, on a perdu le match, mais ça reste quand même une émotion immense. J’ai été super bien accueilli par les autres joueurs de l’équipe, tout s’est bien passé, je ne regrette absolument pas ce choix.

Et maintenant, c’est quoi la suite ?
Pour être honnête, je ne sais pas du tout, je suis ouvert à tout. Je cherche surtout un projet qui me plaît avec un entraîneur qui est prêt à me faire confiance. Je vais prendre mon temps pour me décider, car je n’ai pas envie de me tromper. J’entends beaucoup de rumeurs me concernant, mais pour l’instant, rien n’est fait avec personne. Je suis à un moment crucial de ma carrière, donc je ne vais pas me précipiter. On verra comment les choses vont évoluer dans les semaines qui arrivent, mais ce qui est sûr, c’est que je vais bien réfléchir, je vais me poser avec ma famille et mes conseillers. Et on verra bien.

Propos recueillis par Gaspard Manet
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