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  1. // Le derby du week-end – Grèce – Olympiakos/Panathinaikos

En Grèce, des éternels ennemis irréconciliables

Ils se détestent et se foutent souvent sur la tronche quand ils se rencontrent. L’un était le club des prolos sans le sou du Pirée, mais règne aujourd’hui sans partage sur la Grèce grâce à la fortune d’un richissime armateur. L’autre était le favori des élites athéniennes, mais doit aujourd’hui faire profil bas, la crise l’ayant sérieusement ébranlé. Ladies and gentlemen, voici venir un énième derby des éternels ennemis entre l’Olympiakos et le Panathinaïkos !

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Pour avoir un bon derby, il faut une proximité géographique. Tant qu’à faire, il faut aussi un terreau sociologique permettant aux supporters des deux camps de jouer la rivalité au-delà du simple rectangle de pelouse. Autre ingrédient de base, que le derby se passe dans un pays où l’on se passionne pour le sport en général et le football en particulier. Et puis bien sûr, mieux vaut que les deux équipes concernées pratiquent du jeu et gagnent chacune pas mal de trophées, histoire de mettre un peu de piment à la rencontre. À la lumière de cette recette, on pourrait dire de la rivalité entre l’Olympiakos et le Panathinaikos qu’elle a tout bon. La proximité géographique ? Le Karaiskakis Stadium de l’Olympiakos et l’Apostolos Nikolaidis Stadium du Pana ne sont séparés que d’une dizaine de bornes. Le terreau sociologique ? Le Pana est né en 1908 avec une cuillère d’argent dans la bouche et la bienveillance des puissants d’Athènes, quand son voisin voyait le jour en 1925 dans le quartier portuaire un peu crade et beaucoup prolo du Pirée. La passion du sport ? C’est là qu’il est né et les Grecs sont capables de craquer du fumi en plein match de water-polo s’il le faut pour soutenir les leurs. Le palmarès ? Les deux plus beaux de Grèce : 40 titres nationaux et 26 coupes pour l’Olympiakos, 20 championnats, 17 coupes et une finale de C1 pour le Pana.


Djibril Cissé dans le tourbillon

Le « derby des éternels ennemis » est né en 1930 par un humiliant 8-2 infligé par le Pana au Thrylos ( « la légende » , l’un des surnoms de la formation du Pirée). Forcément, quand la rivalité démarre avec une telle gifle, ça ne peut qu’aboutir à beaucoup de tensions par la suite. Et de la tension, il y en a eu tout au long des confrontations. En 1962 par exemple, lorsqu’une finale de Coupe de Grèce se prolonge par de multiples interruptions dues aux affrontements sur le terrain (trois expulsions) autant qu’en tribunes (bagarres et envahissements). Le match n’ayant pas pu aller à son terme avant la tombée de la nuit et en l’absence de projecteurs, aucun vainqueur ne fut déclaré. Deux ans plus tard, c’est au stade des demi-finales de cette même Coupe de Grèce que le derby eut lieu, avec là encore un match interrompu par une émeute de fans et aucun adversaire à opposer à l’AEK Athènes, vainqueur sans jouer en finale. Pis, la violence s’est encore accrue ces dernières années. En mars 2007, un supporter du Pana était poignardé à mort en marge d’un derby… en volley féminin. Plus récemment encore, en février 2011, la rencontre de Superleague grecque entre l’Olympiakos et le Pana dégénère une nouvelle fois avec un envahissement de terrain et des joueurs agressés. Alors joueur des Vert et Blanc, Djibril Cissé est particulièrement chahuté, avec cris de singe à la clé et une plainte déposée à l’encontre du propriétaire de l’Olympiakos, Vangelis Marinakis. Dégouté, le Djib’ quitte le pays en fin de saison. Correction donc : ce derby a tout bon si ce n’est cette fâcheuse tendance de ses acteurs à un peu trop aimer la castagne et les débordements en tous genres.

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Le Pana contraint de se réinventer

Avec la grave crise que traverse la Grèce, l’animosité entre les deux clubs semble d’ailleurs plus grande et plus malsaine que jamais. D’autant qu’un changement s’est opéré dans les rapports de force. Le club riche, c’est désormais l’Olympiakos, qui règne sans partage sur la Superleague depuis plusieurs saisons (un quatrième titre consécutif est en vue). Le richissime Marinakis, armateur à la sulfureuse réputation, a repris le club en 2010 et joue à la fois de son pouvoir financier et de son influence dans les hautes sphères du football local pour écraser la concurrence. Le seul autre club à pouvoir lutter actuellement est le PAOK Salonique, détenu lui aussi par un homme d’affaires fortuné, en l’occurrence Ivan Savvidis, un magnat gréco-russe du tabac. Et le Pana alors ? Eh bien ce n’est pas la grosse joie… Le club a longtemps vécu au-dessus de ses moyens et en 2012, suite à un énième derby qui a dégénéré et a dû être interrompu, il y a eu une vague massive de démissions au sein de la direction. Giannis Alafouzos, un businessman local des médias, a récupéré dans la foulée les parts majoritaires de l’ancien propriétaire, avec la volonté de les mettre rapidement à la disposition des supporters. Depuis, le club est géré par la « Panathinaiki Symmatia » , une alliance de supporters qui ont payé pour en détenir chacun une part (175 euros minimum). Un mode de gestion fort louable mais pas évident à mettre en place dans le contexte économique du moment… Au classement actuel, l’Olympiakos se balade en tête avec 74 points (24 victoires, 2 nuls en 26 journées), devant le PAOK à 54 points. La Pana s’accroche au quatrième rang avec 47 points. À l’aller, le 2 novembre, l’Olympiakos l’avait emporté de justesse grâce à un but dans les derniers instants de la rencontre signé Kostas Mitroglou, parti depuis découvrir la Premier League anglaise avec Fulham.

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Par Régis Delanoë
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