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  2. // 9e journée

En attendant le Clasico

Comme la saison dernière, le Barça et le Real s'échappent déjà. Comme la saison dernière, les deux lourds tordent tout le monde semaine après semaine. Comme la saison dernière, tout se jouera au clasico.

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Le Barça, force 5

On attendait beaucoup de ce Barcelone/Séville. Et force est de constater que les Catalans ont répondu présents et avec la manière. C'est simple, le FC Séville a pris une fessée, tant dans le score (5-0) que dans la manière. Même David Villa s'est réveillé avec un doublé. Inutile de préciser que Lionel Messi a logé la gonfle deux fois dans les filets. Fidèle à ses habitudes, l'Argentin a déstabilisé la lourde défense andalouse sur chaque accélération. Même avec un Xavi en délicatesse avec son tendon d'Achille (mais auteur d'une bonne entrée), les hommes de Guardiola se sont rendu le match facile avec deux buts avant la demi-heure de jeu, sans compter l'expulsion du Français Konko. Sûrement enterrés trop vite, les Barcelonais ont lancé un message limpide à la concurrence, au Real en gros : il faudra compter sur les potes de Leo Messi. Xavi a d'ailleurs préparé le terrain en répondant à José Mourinho : « Nous n'entrerons pas dans une guerre dialectique. Nous voulons une guerre footballistique sur le terrain » . Car mine de rien, les champions en titre, c'est eux.

Cristiano Ronaldo, l'extra-terrestre

Le Real Madrid s'est délocalisé chez les voisins portugais. Portés par un coach charismatique (José Mourinho) et un buteur hors norme (CR7), le Real continue son excellent début de saison (toujours invaincu). Même si le résultat décroché à Alicante (victoire 3-1) ne reflète pas vraiment la physionomie du match, les Merengues sont sûrs de leurs forces. Cristiano Ronaldo affole les compteurs Geiger avec des statistiques nucléaires. Nouveau doublé, onze buts en neuf matches de Liga, CR7 est sur une autre planète. Et dans son sillage, c'est toute la Maison blanche qui vole. Même Karim Benzema a opéré la résurrection la plus rapide du XXIème siècle. Déclaré mort en milieu de semaine par la moitié du pays, le Français est à l'origine des deux buts du Portugais supersonique. Une flèche de plus pour l'arc du “Mou”, qui n'a pas manqué de saluer la bonne entrée de Rim-K. Plus la saison avance, plus le duel Real/Barça prend de la hauteur. Des quatre coins du pays, tout le monde n'a qu'une envie : le clasico, là où se jouera la couronne d'Espagne. Prenez date, c'est le 28 novembre prochain.

Valence dans le doute

Si le championnat espagnol se joue déjà entre les deux gros, c'est en partie la faute du FC Valence. Après un début de saison exceptionnel, les potes de Jérémy Mathieu stagnent. Incapables de tordre la lanterne rouge Saragosse à la maison, les Valencians font du surplace. Sans un CSC de l'Italien Lanzaro, les locaux auraient bu la tasse à la casa. La braderie de l'été produit son effet à retardement. De plus en plus fébriles défensivement et de moins en moins précis devant le but, les hommes de Unai Emery ne savent tout simplement plus gagner un match. La semaine prochaine, c'est le FC Séville au menu gastronomique. Un autre mal en point. Comme quoi, les anciens cadors de la Liga ont du mal à tenir le rythme.

Giuseppe Rossi flashé à 100

Le petit Italo-Américain de Villarreal est en forme. 9 matches et 6 buts, des statistiques dignes d'un cador. Pourtant le petit lutin est dans l'ombre des stars du Barça ou du Real. Quoi qu'il en soit, l'ancien joueur de MU continue son excellent début de saison. Pour son centième match en Liga, l'attaquant de Villarreal a trouvé les ressources nécessaires pour égaliser sur le terrain de Gijon dans les arrêts de jeu. Un nul qui assure la troisième place du sous-marin jaune, le seul capable de suivre la cadence. Pour le moment...

La révolte des mal classés

Fessés la semaine dernière, le Deportivo et le Racing Santander ont pris leur revanche à la maison. Relégables et ridicules par moments, les deux équipes ont claqué sept buts en deux matches. Sous l'impulsion de l'ancien joueur de l'Ajax Kennedy Bakircioglü, Santander en a collé quatre dans la face de Pampelune et s'est hissé dans le ventre mou. Pour le Depor, l'addition sera moins salée avec un “petit” 3-0 dans le dos de l'Espanyol, pourtant très en forme. Un résultat probant mais qui n'empêche pas les Galiciens de squatter l'avant-dernière place.

A l'image d'un Diego Forlan muet depuis le 11 septembre, l'Atletico Madrid peine toujours. Accroché à la maison par Almeria, l'Atletico laisse filer les points et doit se rendre à Bernabeu la semaine prochaine. Aïe. Bilbao a fait le boulot dans le premier quart d'heure contre Getafe et Llorente n'a même pas marqué. Les habitudes se perdent. Enfin, le petit Français Antoine Griezmann a ouvert le score pour la Sociedad et mis ses potes sur la bonne voie (victoire 2-1 à Malaga). Il ne devrait pas rester longtemps dans le coin.

Résultats :

Sporting Gijon - Villarreal 1 – 1; Castro (69e sp), Rossi (90e+4 sp)

Racing Santander - Osasuna Pampelune 4 - 1; Bakircioglü (27e), Rosenberg (35e, 62e), Torrejon (85e) et Nekounam (59e sp)

Malaga - Real Sociedad 1 - 2; Juanmi Jiménez (77e), Griezmann (43e) et Llorente (55e)

Deportivo La Corogne - Espanyol Barcelone 3 – 0; Adrian (28e), Lopo (76e), Colotto (87e)

Barcelone – Séville 5-0; L.Messi (4e, 64e), D.Villa (24e, 90e), D.Alves (52e)

Hercules – Real Madrid 1-3; D.Trezeguet (3e), A.Di Maria (52e) et C.Ronaldo (82e, 86e)

Atletico Madrid – Almeria 1-1; Agüero (33e), Piatti (45e)

Athletic Bilbao – Getafe 3-0; Iraola (5e), San José (12e sp), Gabilondo (83e)

Valence – Saragosse 1-1; M.Lanzaro (43e csc), M.Lanzaro (3e)

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