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  1. // So Foot #156 « Été 98 »
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En 1998, Gwen portait le drapeau de la France lors de la finale du Mondial

Le 12 juillet 1998, Gwen Roujanski, 17 ans, arrière gauche et capitaine de l'équipe de Seine-et-Marne Nord, portait le drapeau tricolore sur la pelouse du Stade de France. Vingt ans après, celle qui a plaqué son boulot dans la production de concerts pour devenir prof de plongée en Thaïlande ouvre la boîte à souvenirs de son France-Brésil. Interview Fan 2.

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Comment en es-tu arrivée à porter le drapeau de la France lors de la finale du Mondial 98 ?
Je ne pourrais pas dire exactement pourquoi j’ai été choisie. À l’époque, Coca avait monté un concours avec tirage au sort dans les journaux, mais, moi, je ne faisais pas partie du concours. J’ai d’abord été sélectionnée car j’étais capitaine de mon équipe, la Seine-et-Marne nord. On était à la conférence de presse de Coca, il y a eu une tirage au sort parmi les dix enfants et j’ai eu le droit de choisir le match que je voulais faire. Et j’ai eu droit à des articles : le JT de France 2, France 3, Femme Actuelle, une double page dans Fan 2, quand même ! (Rires.)

Tu étais comme une dingue quand les Bleus ont battu la Croatie en demies ?
Exactement ! D’ailleurs, au départ, je voulais choisir la demi-finale à Marseille au Vélodrome, parce que j’étais marseillaise et parce qu’on se disait que la France n’allait jamais gagner. Et, finalement, j’ai choisi la finale. Le jour de France-Brésil, je fais partie des huit qui portent le drapeau. La veille, on a fait les répétitions pour savoir comment on devait se tenir, etc.


Ça ressemble à quoi la répétition ?
C’est un peu militaire, quand même... Qu’est-ce que tu dois faire, où est-ce que tu dois te tenir, comment tu dois te tenir... Il y avait aussi un mini show avant le match.

Raconte-nous minute par minute.
Tu me demandes ça vingt ans après ? (Rires.) Ça paraît tellement loin, maintenant...
« Le terrain, tu ne marchais pas dessus. Il avait été tondu juste avant la finale. Il y avait un côté sacré. »
Je suis arrivée dans l’après-midi, habillée d’un jogging Coca-Cola rouge avec des traits noir et blanc et un gros ballon Coca-Cola. Je portais des baskets Adidas trop grandes, parce qu’ils n’avaient pas ma pointure. Le terrain, tu ne marchais pas dessus. Il avait été tondu juste avant la finale. Il y avait un côté sacré. Les répétitions, on les faisait sur le terrain d’athlétisme à côté du stade. Puis, on a attendu en loge, et ensuite, j’ai vraiment ce souvenir d’être dans le couloir, avec les joueurs qui te serrent la main. Un beau moment.

Qui est-ce qui t’a le plus impressionné ?
J’étais à côté de Dugarry, il était super sympa. Je me rappelle que Barthez nous avait passé ses gants. On rigolait : « On a touché tes gants. Ça va te porter chance ! » C’est bizarre, mais les Brésiliens, je n’en ai aucun souvenir. L’atmosphère était très détendue. Ça souriait, ça faisait des blagues, ça commençait à s’échauffer, mais on sentait aussi beaucoup de concentration... Moi, je ne savais pas ce que je foutais là ! Le moment où on entre sur le terrain derrière les joueurs, tu entends tout le monde qui hurle... C’est dingue ! Là, je n’étais pas bien, je ressentais beaucoup d’émotions, un peu de stress : « Faut pas que je fasse tomber le drapeau. » Quand l’hymne résonne, je pense que j’ai les larmes aux yeux.

Vidéo

Quelqu’un faisait des blagues dans votre groupe des huit qui portaient le drapeau ?
C’était muet. On se regardait à peine. À ce moment-là, tu te sens comme une petite fourmi. C’est une responsabilité. On est en train de porter le drapeau de la France, tout le monde nous regarde.

Qu’est-ce qui se passe après les hymnes, quand le match s’apprête à démarrer ?
« Le match, c’est une frénésie. T’as l’impression que ça a duré un quart de seconde. C’était un claquement de doigts. Tout a été tellement intense. »
On replie les drapeaux et on nous installe en bord de terrain, dans la tribune basse du virage où Zidane a marqué ses deux buts. On ne pouvait pas être mieux placés. Le match, c’est une frénésie. T’as l’impression que ça a duré un quart de seconde. C’était un claquement de doigts. Tout a été tellement intense. Il y a un truc de groupe, tout le monde est là pour la même chose, tu sentais qu’ils allaient les bouffer ! Moi, je supportais comme il fallait : je sautais, je criais. On se rendait compte de la chance qu’on avait d’être là. À la fin, tout le monde s’embrasse. Il y a des accolades dans tous les sens, et toute la foule se dirige vers les Champs-Élysées.


Tu avais 17 ans à l’époque, comment as-tu retrouvé tes parents ?
Ma mère avait un pass pour rentrer dans le parking. C’est elle qui est venue, forcément, parce que mon père regardait le match à la télé. Donc, en fait, ma mère a vécu la finale dans le parking. (Rires.) Si je me souviens bien, on est rentrés faire la fête à la maison, à Meaux. Quinze jours après, je suis revenue à Clairefontaine avec les autres porte-drapeau. On a déjeuné avec tous les joueurs, et on a tous eu droit de porter la Coupe du monde !

Tu as gardé le magazine Fan 2 ?
Oui, mais malheureusement, il est dans un carton à Paris. Ce qui est drôle, c’est que moi, j’étais fan de Lizarazu, mais le magazine m’avait forcée à « être fan de » Zidane. Je leur disais : « Mais, non, moi je préfère Lizarazu. » (Rires.) Pourquoi Lizarazu ? C’est son petit côté espagnol... et parce que j’étais aussi arrière gauche !

Propos recueillis par Florian Lefèvre Ce texte ne figure pas dans le So Foot #156 actuellement en kiosque
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