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Emre Can, patron stagiaire

Devenu grand à Liverpool, Emre Can se forge doucement, mais sûrement sa place dans la Mannschaft et, à 23 ans, le milieu de terrain en est tout simplement devenu le patron en devenir.

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Si la Coupe des confédérations était un banc d'essai, Joachim Löw a été convaincu par la majorité de son test grandeur nature. Sur son nouveau groupe de 24 joueurs pour les matchs contre la Tchéquie et la Norvège, il a opté pour le rappel de dix-sept d'entre eux. Cette large majorité constitue le nouveau noyau dur de Joachim Löw, aux côtés des champions du monde en titre (et de Mario Gómez, cas à part). Parmi ces nouveaux, un homme se place aujourd'hui en chef de file du futur : Emre Can. Longtemps balancé de droite à gauche comme joueur à tout faire, le gars de Liverpool doit désormais s'imposer comme le numéro un à son poste. Sa période de stage ne sera pas longue : dès l'été prochain, c'est à lui de prendre les commandes du jeu allemand et de pousser discrètement les plus vieux vers la sortie.

Le polyvalent


Pendant longtemps, Emre Can n'a été qu'un choix « par défaut » de Joachim Löw. Incontournable à Liverpool, prometteur et médiatique, sa présence dans le groupe n'avait pas grand-chose de discutable en soi. Elle était demandée même. Cependant, son rôle sur le terrain était bien plus sujet à débat. Car dans un entrejeu bouché et où les habitués (Kroos, Khedira, Schweinsteiger, voire Özil, ndlr) cultivent volontiers l'entre-soi, Can n'avait pas encore sa place de titulaire. Alors pour le voir jouer, Löw l'a essayé ailleurs. Là où il avait besoin. Latéral droit ou latéral gauche, difficile de juger ses performances, souvent moyennes. Can est victime de sa capacité à jouer partout. Oui, il peut. Mais qu'est-ce que cela apporte réellement ? Doucement, il est écarté vers le banc de touche et disparaît, mais reste un habitué du groupe sans grand temps de jeu. Il doit attendre l'Euro en France pour avoir la première réelle occasion de montrer ce qu'il a dans le ventre... à la fin de la compétition. Et il loupe le coche. En demi-finale, contre le pays hôte, Can ne parvient pas à combler les espaces laissés par Schweinsteiger et à dynamiser le jeu un poil rouillé de l'Allemagne. Pour son premier match, l'Allemagne perd et la France passe en finale. La polyvalence a ses limites. Fin 2016, Löw l'oublie et ne le convoque plus.

Le milieu de fer


Moins dans la lumière que Goretzka, à ses côtés en Russie l'été dernier, Can est celui sur qui Löw compte pourtant en premier lieu désormais. Deux choses expliquent le renversement de situation : ses performances à Liverpool et lors de la Coupe des confédérations. Cet été, en Russie, Can a réussi à prouver ses capacités au meilleur des moments. Alors qu'il se contente de regarder la majorité du premier match depuis le banc, le milieu axial est enfin titulaire, à son poste préféré, pour affronter le Chili. Pour la première fois depuis un an, il a vraiment sa chance sur un match de première importance – il n'a été titulaire avec la Mannschaft que face à San-Marin. Sa première mi-temps est un régal et un modèle du genre : 100% de duels gagnés, au-delà des 90% de passes réussies. Face à un Chili provocateur et feu follet, Can modère, tempère, dirige. Il récupère et distribue, malgré la présence de Vidal sur ses talons. Enfin, il est au niveau et marche dans les crampons de Sami Khedira, en acceptant de laisser les autres prendre toute la lumière. Avant la compétition, il avouait n'avoir « pas fait ses meilleurs matchs avec la sélection » . Toutefois, entre-temps, Can est devenu un autre joueur. Il n'est plus le joueur flexible d'il y a deux ans. « J'ai plus d'expérience sur le terrain et je suis devenu plus puissant dans les duels. » Au fil des saisons à Liverpool, il a gagné en rapidité d'exécution, dans son analyse du jeu et dans sa réponse au défi physique. L'arrivée de Klopp lui a fait du bien. Plus libre dans le jeu, plus malin surtout, aujourd'hui, Can a tout pour plaire à Joachim Löw. Et avec ses jambes de 23 ans, il peut croire en ses chances d'accrocher une vraie place dans cette Mannschaft. Surtout quand le patron, Khedira, doit régulièrment s'absenter pour blessure.




Par Côme Tessier
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